Ecriture,creation,theatre,chant,musique,scene
La compagnie Labile a changé de nom au début de 2010. Elle s'appelle dorénavant, la Compagnie Débraillée. Longue vie à elle!
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- - 27.08.2012 | 0 réactions | #link | rss

"Je suis une autodidacte. Je ne me rattache à aucun courant théâtral. Je ne les connais pas. Je suis imprégnée de ce que j'ai vu, de ce qui m'a parlé. Je me suis beaucoup ennuyée au théâtre et je me demande même si j'aime le théâtre. Je suis très touchée par la vie des gens. Elle est toujours le thème de mes pièces: couple, famille, femmes, travail etc... J'ai besoin d'un théâtre du 21ème siècle, d'un théâtre vivant, profond, d'un théâtre qui rit de sujets très sérieux, d'un théâtre qui touche. Si je ne suis pas touchée par un spectacle, j'ai de la peine à entrer dedans. La musique occupe une place importante dans mes projets.

Je suis toujours très surprise de ce que certains metteurs en scène sont capables d'expliquer. Je n'arrive pas à mettre des mots sur ce que je fais. Lorsque je prépare les rencontres avec la presse et même avec le public, je dois me forcer à trouver des mots, des objectifs, des messages. Je ne travaille pas avec des théories, je travaille avec des gens et je suis mon instinct.

C'est un avantage de mettre en scène un projet qu'on écrit. On est complètement imprégné dès le départ et on l'écrit en sachant qu'on va le monter. L'écriture ne se limite pas aux mots. Le texte seul est insuffisant pour se faire une idée de Transfool. La mise en espace, les mimes, musique, déplacements, films, projections, etc... font également partie de l'écriture.

Les comédiens avec lesquels je travaille régulièrement ont une confiance en moi que je n'ai pas. Ils sont un soutien indispensable et une source d'inspiration importante, raison pour laquelle j'ai fondé une compagnie. Lorsque j'écris, je pense à eux, je les vois jouer. Et le lien de confiance qui nous unit nous permet de croire à un projet et de progresser ensemble.

A Mettembert, j'ai voulu rencontrer toute l'équipe avant de finir l'écriture du projet. Ainsi, j'ai pu faire un premier casting dans ma tête et poursuivre l'écriture en fonction des gens qui allaient jouer. Je me suis réjouie de l'opportunité qui m'était offerte de diriger une équipe importante. J'aime beaucoup le travail de direction d'acteurs et ai constaté que les comédiens amateurs y étaient peu habitués. De plus, les  amateurs adultes ont déjà un travail et n'ont guère envie d'un labeur supplémentaire, plutôt de rigolade, ce que je comprends très bien. Malheureusement, je ne connais pas de recette miracle qui permettrait de progresser, de monter un spectacle de qualité et surtout pas un théâtre de mouvement sans un travail en profondeur. Étant sensible aux voix, j'ai suivi une formation pour acquérir des outils pour aider les comédiens à trouver leur voix, à l'utiliser. Avec ma folie musicale, je complique encore la donne. Je reste convaincue que tout le monde peut chanter juste s'il sait respirer et ouvrir son corps et sa colonne d'air, mais il faut du temps pour enlever à quelqu'un l'idée qu'il chante faux et sensibiliser son oreille. Je n'ai jamais ce temps et c'est frustrant. Et avec le rythme que j'aime insuffler dans mes pièces, j'exige beaucoup de mon équipe. J'ai toujours beaucoup de plaisir à voir les progrès accomplis.

Le travail des comédiens était difficile et d'autant plus invisible qu'il était bien exécuté. Parler, chanter, mimer, se déplacer de façon précise, mémoriser le tout, demande beaucoup d'engagement. Certains ont été bousculés dans leurs habitudes. Au final, j'espère qu'ils garderont un bon souvenir de cette expérience et qu'ils en tireront quelque profit. Merci à eux. Merci à tous ceux qui ont travaillé pour que ce projet puisse voir le jour et merci à ceux qui l'ont soutenu! ".

- - 31.05.2012 | 0 réactions | #link | rss
Transfool Limited

Le démantèlement funeste

André Christe

Faire plus avec moins, c'est à votre portée.Véritable diatribe dirigée contre un certain monde du travail, la pièce de théâtre "Transfool Limited", présentée parMettembert sur Scène, nous emmène au sein d'une entreprise gangrenée par l'individualisme écrasant et l'ambition prétentieuse des cadres, vautours de l'ouvrier. Le massacre peut commencer.

Le noir te va si bien. La farandole standardisée des cadres, à la manière des derviches, conduira l'ouvrier directement sur la pente aride de la déification de la production, rationalisation, rentabilité, évaluation. On plonge directement dans les abîmes de la standardisation secourue par une technologie de pointe. Le vertige est d'autant plus impressionnant.
Ecrit et mis en scène par Danièle Brahier Franchetti, "Transfool Limited" nous met face à un monde où l'humain perd toute sa valeur, toutes ses valeurs, au bénéfice d'une vampirisation de l'émotion et d'une dépersonnalisation uniforme, là où le paraître l'emporte sur l'être, dans le vacarme sismique d'un "délire transformationnel illimité". Un pari difficile, gagné dans cette satire contemporaine du travail, parfois drôle mais toujours discordante. Seule peut-être, pour un moment du moins, la technicienne de surfaces, la concierge
de notre enfance, saura nous garder un léger espoir temporaire d'une prise de conscience : le travail reste capable d'engendrer le prologue d'une émotion certaine et vraie. Son balai nous laisse encore entrevoir la possibilité d'anéantir tous les clichés de cette aventure, à moins que ce ne soit le théâtre de la vie qui nous rattrapera par le ballet chorégraphié d'un génocide. 

- - 30.04.2012 | 0 réactions | #link | rss

La déshumanisation à l'oeuvre

La pièce de théâtre "Transfool Limited", véritable satire sur le milieu du travail, nous emmène au coeur d'une entreprise où le "chacun pour soi" règne en maître.

Un nombre croissant de personnes voient leur vie professionnelle bouleversée par des équipes de direction qui n'ont plus à la bouche que les mots de rationalisation, rentabilité, évaluation, objectifs à atteindre et standardisation. L'informatisation et les moyens de communication facilitent ces pratiques.

Ecrit et mis en scène par Danièle Brahier Franchetti, Transfool Limited dévoile un monde où règnent l'uniformisation et la dépersonnalisation, où le paraître l'emporte sur l'être, un monde atteint par le "délire transformationnel illimité". Par conséquent, le "chacun pour soi" finit par triompher et les plus faibles et les moins adaptés sont écrasés impitoyablement. Cette satire du milieu du travail contemporain est drôle et grinçante. Elle évite toute dramatisation, stylisant la réalité pour mieux faire surgir l'absurde et laisser s'épancher le rire et l'émotion. La théâtralisation permet une mise à distance et invite les spectateurs à réfléchir et à prendre conscience d'une société en dangereuse mutation.

Dialogues percutants et mise en scène précise

Les dialogues empruntent leur tonalité au langage formaté de ce milieu, mélangeant des jargons mâtinés d'anglais ou de franglais. Des chansons, des mimes, des chorégraphies viennent ponctuer le déroulement de l'histoire.

Les comédiens de Mettembert sur Scène et de la Compagnie Débraillée ont effectué un travail remarquable, ciselant leur voix, leurs mouvements, leur présence sur scène au millimètre près.

Auteure de la pièce, Danièle Brahier Franchetti a longtemps travaillé dans le cadre de différentes revues satiriques, avant de se lancer dans la mise en scène et l'écriture dramatique. Elle anime éga1ement des ateliers d'expression et de communication orale.

Texte: Chantal Calpe
Infos pratiques
"Transfool Limited"
Une création de Danièle Brahier Franchetti Par Mettembert sur Scène et
la Compagnie Débraillée.
Forum Saint-Georges à Delémont 12 mai, à 20 h 30
13 mai, à 17 h
Réservation: CCRD 032 422 50 22 ou 0324225035 (répondeur).

- - 22.04.2012 | 0 réactions | #link | rss

Françoise Schiltknecht est une grande musicienne, une excellente violoncelliste. Qu'elle apprécie Transfool nous touche beaucoup.

Et que la tantine,  notre DRH, se lance dans les gâteaux, nous réjouit. Nous attendons de les goûter avec impatience.

Mettembert: en mars, on a cru que les "Martiens " avaient envahi Mettembert, mais on avait bien affaire à des "Terriens". Pourtant leur existence n'a rien de franchement humain. Mais, si ce n'est que du ... théâtre! (HA).


Salle comble presque tous les soirs pour le spectacle "Transfool Limited" interprétés par les comédiens de Mettembert sur scène et de la Compagnie Debraillée. Cette pièce, écrite  par Danièle Brahier, met en scène les cadres d'une multinationale dirigée par des techniques de management des plus modernes, où seul le rendement maximal est pris en considération et où toute émotion est un signe de faiblesse... ce qui est hélas assez proche de la réalité actuelle! Les diverses scènes, magnifiquement jouées par les acteurs dans un jeu très dynamique de chorégraphies, mimes, chansons et monologues rêveurs provoquent des rires (parfois jaunes) et on se surprend à espérer que les nouvelles techniques de management ne se rapprochent pas trop rapidement de cette parodie! Un spectacle à voir absolument! A noter que si vous l'avez manqué, les acteurs de Mettembert sur scène et de la Compagnie Débraillée redonneront cette pièce à Delémont , salle St Georges,les 12 mai à 20h30 et 13 mai à 17h ( Francoise Schiltknecht, Echo de l'Arche)

- - 25.03.2012 | 0 réactions | #link | rss
"J'ai été touché par l'absurdité réaliste du sujet si délicat. Vous nous avez transportés avec brio dans un univers où le cynisme de la société que vous traitez  pourrait ne pas faire rire. Et pourtant si! Quelle réussite, pas un instant on ne s'enlise dans la rancoeur ou le malaise. C'est drôle et plein d'espoir. Le personnage de la femme de ménage est magnifique. On rit et on aime tous les autres comédiens qui apportent chacun une touche sensible.
La mise en scène est particulièrement réussie mais aussi les petites vidéos, la musique, les chansons, la déco et les lumières minimalistes, tout l'ensemble et la troupe mérite un grand bravo.

C'était du théâtre, du bon!"

                                                                        Un spectateur qui a assisté à la 2ème

- - 25.03.2012 | 0 réactions | #link | rss

Transfool Limited a connu un très beau succès à Mettembert. Des spectateurs,  touchés par le thème, ont parlé de leur vécu. Il est apparu que la vie de Transfool avait malheureusement un côté universel, auquel le théâtre, pour le moment, permettait d'échapper.

De très belles rencontres avec des gens magnifiques, c'est ce que nous retiendrons des afters à Mettembert. Merci à tous ceux qui sont venus. Et merci à tous ceux qui, dans l'ombre, ont permis ces rencontres magiques!


Ceux qui désirent venir à Delémont le 12 mai à 20h30 ou le 13 mai à 17 h peuvent aller sur le site de Fournier musique , Delémont pour réserver dès maintenant!





- - 16.03.2012 | 0 réactions | #link | rss
Salle comble pour la première de Transfool Limited, samedi soir à Mettembert.
Le théâtre sous la chapelle du village accueillait une centaine de spectateurs
conquis par le ton décalé et l'humour grinçant de la dernière création
écrite et mise en scène par la Jurassienne Danièle Brahier Franchetti, et sincèrement interprétée par les comédiens inspirés de Mettembert sur Scène et de la Compagnie Débraillée.
Dans cette pièce qui n'est pourtant pas de boulevard, les rires fusent nombreux
au spectacle de ces cadres d'une multinationale, tous bombardés "chief executive quelque chose", qui se débattent contre les oukases de la nouvelle direction. Le code vestimentaire est réglé jusqu'à la couleur des sous-vêtements, les hormones sont soigneusement contrôlées pour
accentuer agressivité et désir sexuel, et les slogans en franglais sont répétés comme des mantras: "positive management", "on est des winners, pas des suiveurs".
Public conquis par l'absurde. Car dans cette société prétendument
moderne, l'émotion est une faiblesse et l'hypocrisie une carapace. Les employés les plus travailleurs voient leurs compétences dévaluées, tandis que les cyniques forment des coteries pour évincer les plus fragiles. Seniors et mères de famille sont dans la ligne de mire. La menace de licenciement  est même incarnée par un robot, par définition employé modèle – quand il ne "bug" pas!
Seul le regard désabusé de la femme de ménage semble échapper à cette hystérie collective. Dans un émouvant monologue, elle raconte les hauts et les bas de sa vie qui l'ont conduite derrière le balai, et pas du bon côté du manche. "Ce rôle est inspiré d'une personne réelle", précise Danièle Brahier Franchetti.
L'open space dépouillé laisse libre cours aux grandes enjambées des acteurs tournant sur scène comme des lions en cage, sous l'oeil inquisiteur d'une caméra vidéo qui reconnaît les visages et dissèque les comportements. Comme dans toute firme à la pointe du progrès, le diaporama PowerPoint se déroule en permanence sur l'écran voisin, laissant parfois la place à une parodie de téléjournal ou à la décoiffante vidéo de motivation d'entreprise.
Les acteurs, dans un jeu très dynamique, sont entraînés tour à tour dans des
chorégraphies, des mimes, des chansons.
Et lorsque l'on ressort de cette pièce, c'est – de manière surprenante – plein d'optimisme, en fredonnant un refrain qui trotte dans la tête: "Un p'ti coin de bonheur, un p'ti coin d'ailleurs..." TLM
• A voir les 16, 17, 23 et 24 mars à 20 h 30,
18 mars à 17 h, à Mettembert, sous la chapelle.
Réservations au 032 422 51 47 ou 077
402 17 92, www.fournier-musique.com.



- - 11.03.2012 | 0 réactions | #link | rss

Les premiers spectateurs sont contents, émus, touchés. Globalement, ils trouvent la pièce très réaliste, rythmée, variée, juste, émouvante et drôle. Ils aiment la mise en scène, qualifient le texte de dense et apprécient énormément la musique et le jeu de certains comédiens. Quelques uns souhaitent revenir une seconde fois. Quel beau compliment. Merci à vous tous de votre visite et de vos remarques.

Et vous, quand venez-vous et qu'en pensez-vous?


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