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Sandrine - 01.05.2013 | 0 réactions | #link | rss
En ce dimanche de Pâques, les chaînes se battent pour avoir vos faveurs. A 20h50, M6 vous propose Toy Story 3 et TF1 Harry Potter et le prince de sang mêlé.

Critiques :

Lee Unkrich a commencé sa carrière comme monteur image sur le premier Toy Story et, de fil en aiguille, s’est retrouvé co-réalisateur 5 ans plus tard sur l’opus 2. Il était ainsi tout désigné  pour prendre les commandes de Toy Story 3 qui se révèle être le plus inspiré et le plus intense de la saga.

Le film commence avec un flash back étonnant où Andy enfant fait vivre à ses jouets une séquence western endiablée et pleine d’imagination. On en vient ensuite au vrai thème du film, à savoir le passage à l’âge adulte et la fin de l’enfance. En effet, Andy va entrer à l’université et il est temps pour lui de se débarrasser de ses vieux jouets. Ces derniers constatent, à leur grand désespoir, qu’il n’a plus besoin d’eux. Donnés à une crèche, suite à un quiproquo, leur espoir d’être choyés par d’autres enfants, va être très vite déçu…

Les jouets sont attachants et dotés d’une histoire qui leur insuffle profondeur et humanité. Dans ce monde censé parfait, personne n’est totalement ni bon ni mauvais, mais blessé par l’expérience de la vie et du temps qui passe. Associés à une technique irréprochable, ces jouets parviennent à nous bouleverser. Car ce dont il est question dans ce troisième opus, c’est de fidélité, d’amitié, de persévérance et de transmission. A l’instar de Là-haut, Pixar introduit dans Toy Story 3 des thèmes qui sont rarement abordés dans les films pour enfants : la peur du changement, l’abandon…

Lee Unkrich maîtrise incontestablement son sujet et imprime au film un rythme soutenu, enchaînant les scènes d’action, servies par des dialogues piquants et truculents, et les moments plus émouvants.

Comme dans leurs productions antérieures, les clins d'œil sont légions dans Toy Story 3 de Mission Impossible à L’Exorciste, en passant par un caméo de Totoro de l’œuvre de Hayao Miyazaki...

En dépit d’un foisonnement d’idées qui peut parfois nuire à la fluidité du scénario, Pixar réussit une fois de plus son pari en s’adressant directement à l’enfant qui sommeille en chacun de nous.



Retardée à l'époque de sa sortie de presque 8 mois, l’adaptation de l’avant-dernier roman de J.K. Rowling n'a pas déçu ses fans. Dès les premières notes du désormais célèbre thème de John Williams, la magie opère et on se replonge avec délectation dans l’univers fantastique d’Harry Potter.

La scène d’ouverture du film où les Mangemorts, redoutables disciples de Voldemort, sèment la désolation sur un Londres lugubre, est tout simplement spectaculaire. N’en est pas étranger, Bruno Delbonnel (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles) le directeur de la photographie sur cet opus. En soignant l’esthétique de l'éclairage, il colle parfaitement au côté clair-obscur de l’histoire.

En effet, Harry Potter et le prince de sang mêlé allie habilement l’insouciance de l’adolescence et la noirceur de la mort, symbolisées par le comique chassé-croisé amoureux que se livrent les héros et l’issue fatale qui se dessine.

Les jeunes acteurs ont mûri et ont de beaucoup affiné leur jeu. A noter la performance très convaincante de Hero Fiennes Tiffin et de Franck Dillane dans le rôle de Tom Jedusor. Alan Rickman et Michael Gambon, quant à eux, incarnent toujours aussi brillamment Severus Rogue et Albus Dumbledore.

En dépit de quelques écarts, le scénario de Steve Kloves est assez respectueux de l’œuvre originale, même s’il nous présente un Harry Potter parfois plus innocent et moins téméraire. De même, une des dernières scènes entache un suspens qui durait depuis le premier opus et qui normalement n’aurait dû être révélé que dans le suivant.

Au final, un film à la réalisation et aux effets spéciaux efficaces mais qui souffre toutefois de ne pouvoir rivaliser avec son équivalent de papier. En effet, difficile de porter à l’écran un livre de plus de 700 pages et ce même en 150 minutes. Harry Potter et le prince de sang mêlé constitue cependant un prologue réussi à l’adaptation du septième et ultime tome qui a fait l’objet de deux films.




Sandrine - 27.01.2013 | 0 réactions | #link | rss
Ce soir, Ciné+ Star diffuse à 20h45, The Breakfast Club, à mon humble avis l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur teen movie. Si le film a eu moins de succès chez nous que Le Cercle des poètes disparus ou Pump Up The Volume, le propos de fond est le même. Pour la petite histoire, le film m'a tellement marqué à 15 ans, que c'est le premier DVD que je me suis acheté sur le site Amazon.uk :o)

Si l'image a vieilli (le film date de 1985), le propos, lui, est toujours d'actualité. Le film traite, entre tension, complicité et malaise, de la rage adolescente. En argot, breakfast club désigne les heures de retenue infligées le samedi aux lycéens américains.

Une fille à papa, un sportif, un délinquant, une détraquée et un intello se retrouvent en colle avec pour sujet de dissertation "Qui pensez-vous être ?". Au fil des heures, ils feront fi de leurs préjugés et créeront des affinités qui les changeront indubitablement.

John Hughes (La Folle journée de Ferris Bueller, Une créature de rêve, Maman j'ai raté l'avion, Beethoven...), en 92 minutes, parvient à faire s'effondrer les stéréotypes sur lesquels reposent ses personnages et révéler leur humanité, dissimulée sous la pression sociale.

Casting prometteur pour l'époque, qui rassemble entre autres Ally Sheedy, Molly Ringwald, Emilio Estevez et Anthony Michael Hall. Leur prestation sonne juste, la confiance du réalisateur à leur égard n'y est pas indifférente. En effet, tellement fasciné par leur talent, il leur a permis d'improviser.

Au final, un huis-clos émouvant et plus subtil qu'il n'y paraît, doté d'une bande originale inoubliable (Simple Minds...).

(rediffusions le jeudi 31 à 22h25 et le lundi 4 février à 00h05)



Sandrine - 17.01.2013 | 0 réactions | #link | rss
Si vous avez une télévision à portée de main en ce début d'après-midi, Ciné+ Premier diffuse Les Chemins de la liberté à 13h30.

Réalisateur, scénariste et producteur rare, Peter Weir nous gratifie, sept ans après son spectaculaire Master and Commander : de l’autre côté du monde, d’une adaptation libre du best-seller A marche forcée, de Slavomir Rawicz.

Hiver 1940 : entre tortures, enfermement et humiliations, une poignée d’hommes déterminés à mourir libres, s’échappe d’un goulag soviétique. Leur périple les mènera jusqu’en Inde et  l’union de leurs forces les révélera à eux-mêmes et aux autres.

Le propos n’est pas ici d’assister à une évasion spectaculaire. Peter Weir, comme à son habitude, s’approche au plus près de ses personnages et nous décrit, sans fioritures, la nature humaine.

Il guide ses acteurs avec intelligence et obtient d’eux des scènes d’une grande intensité. La séquence de l’interrogatoire, qui n’était pas censée intégrer le résultat final, mais destinée uniquement à mettre les acteurs en condition, se révèle d’ailleurs l’une des plus bouleversantes du film.

Le casting, prestigieux, réunit aux côtés de Jim Sturgess, la révélation de The Lovely Bones Saoirse Ronan, Ed Harris et Colin Farell. Ce dernier trouve ici un rôle substantiel en incarnant au-delà de son personnage de victime, l’hypocrisie, l’échec et la corruption du système dictatorial en place.

Avec beaucoup de finesse et de maîtrise, Peter Weir accentue le sentiment d’oppression dû à l’enfermement en usant de plans rapprochés, puis souligne la liberté à demi-retrouvée au travers de vues panoramiques et grandioses. A noter que la reconstitution du goulag, pourtant peu présente à l’écran, frappe par son réalisme.

Même si la deuxième partie du film perd en intensité au profit de quelques longueurs regrettables et qu'à contrario, l’aboutissement de l’odyssée des évadés est trop vite expédié, le film demeure une véritable fresque humaine sur les désillusions et l’espoir et signe le retour d’une des figures les plus emblématiques du cinéma.



Sandrine - 28.12.2012 | 3 réactions | #link | rss
J'ai craqué et me suis offert pour Noël un abonnement télé avec image ainsi que son en qualité DVD et 150 chaines, croyez-le ou non mais en deux jours me voilà conquise, la météo n'y étant pas indifférente ! :))

Si vous possédez un tel abonnement, je vous recommande vivement trois films qui repassent encore pendant quelques jours :

* Les Révoltés de l'île du Diable, un film norvégien fort et d'une réalité brutale, réalisé par Marius Holst sorti sur nos écrans en 2011. Il décrit les rudes conditions de vie des jeunes délinquants envoyés dans des maisons de redressement au début du XXe siècle.

Dans l'institution de Bastoy, un nouveau détenu pousse les autres à se révolter contre une direction plus qu'autoritaire. Commence alors une violente émeute... (inspiré de faits réels)




* La Famille Jones de Derrick Borte, qui critique violemment la société de consommation et ses dérives, dans la lignée de The Truman Show.

Lorsque les Jones emménagent dans la banlieue chic d'une petite ville américaine, ils apparaissent immédiatement comme la famille idéale. Sauf qu'elle n'existe pas réellement et que ses membres ne sont que les employés d'une société de marketing basée sur l'envie...




* Oh My God ! une comédie british jouissive et pleine d'esprit, qui aborde sans détour la condition féminine dans l'Angleterre Victorienne.

Mortimer Granville, jeune et séduisant médecin, entre au service du docteur Dalrymple, spécialiste de l'hystérie féminine. Le traitement préconisé est simple : donner du plaisir pour soulager les troubles. Le docteur y met toute sa ferveur mais bientôt une vilaine crampe à la main l'empêche de pratiquer... (inspiré de faits réels)






(vu sur le bouquet Canal+)
Sandrine - 08.11.2012 | 0 réactions | #link | rss

Les Autres, diffusé ce soir sur Arte à 20h50, est un film d’épouvante à l’ancienne dans sa définition la plus noble. Véritable tableau de maître dans l’esthétique des images ainsi que  la maîtrise du clair-obscur, Alejandro Amenàbar, sans renforts sanguinolents et sans effets spéciaux spectaculaires, nous emporte, nous oppresse et nous angoisse avec son scénario ingénieux. La mise en scène élégante et la bande son contribuent à l’atmosphère envoutante et efficace qui se dégagent du film. On y retrouve ses thèmes de prédilection, à savoir la solitude et la mort. 

1945. La Seconde Guerre mondiale est terminée mais le mari de Grace n'est pas revenu du front. Dans une demeure isolée sur l'île de Jersey, elle élève seule ses deux enfants atteints d'un mal étrange...

Nicole Kidman est remarquable et bouleversante en maîtresse de maison rigoureuse et pieuse.

Un film lugubre et romantique, au suspens hitchcockien doté d’un twist final étonnant, véritable réflexion sur la vie après la mort, Les Autres s’est imposé comme un incontournable du cinéma.




(Rediffusion sur Arte le 9.11.2012 à 2h35)
Sandrine - 07.04.2012 | 0 réactions | #link | rss
Ce dimanche M6 diffuse, à 20h50, Là-haut à ce jour (et à mon humble avis) le plus beau film d'animation sorti des studios Pixar.

« Explorons l'inexploré », telle est la devise de Russel, un des héros du film et la ligne de conduite que s'est fixée l'équipe de John Lasseter. Non contente d'aborder des thèmes classiques comme l'amitié, l'aventure, le temps qui passe, les scénaristes ont aussi osé traiter de sujets plus graves tels la stérilité, le divorce, la vieillesse ou encore la mort.

La scène d'introduction du film, qui résume en quelques dix minutes toute la vie de couple de Carl et Ellie, est brillamment construite : rythmée, drôle et émouvante à la fois.


La suite du long métrage repose sur le duo improbable et cocasse formé par Carl, un vieil homme ronchon et Russel, un jeune garçon grassouillet et envahissant. Cependant, ils se ressemblent plus qu'on ne pourrait le croire : tous deux souffrent de solitude et tous deux ont un rêve. L'alchimie va bel et bien fonctionner entre ces deux anti-héros que tout en apparence oppose. Ils vont vivre ensemble une aventure délirante et colorée.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, notamment Dug le chien, à la fois attendrissant et hautement drôle et Kevin un oiseau joueur et gourmand. Chaque personnage est croqué avec beaucoup de tendresse et de réalisme. On en oublierait presque qu'il s'agit d'un film d'animation !

La seconde partie du film souffre cependant d'un trop plein d'originalité et s'essouffle quelque peu.

Enfin, la musique de Michael Giacchino (Les Indestructibles, Ratatouille) se met brillamment au service de chaque séquence et nous pousse dans nos retranchements émotionnels : on rit beaucoup et on se surprend aussi à avoir la gorge serrée.

Techniquement irréprochable, poétique, profond, frais et tendre, Cannes ne s'y était pas trompée en le proposant, à l'époque, en ouverture de son 62ème festival, un film à conseiller aux petits comme aux grands.





Sandrine - 30.12.2011 | 1 réactions | #link | rss
Vous aimez le burlesque dans l'absurde et le décalé : Le Ciné du Comité est fait pour vous !
Leur credo :  revisiter les grands classiques du cinéma.
Les coupables : Tatiana Werner, Loup Denis Elion, Romain Lancry, Paul Henri de Baecque, Avril Tembouret.
Leurs horaires : du lundi au vendredi à 20h30 sur France 4 et le dimanche à 20h15 pour une compilation de la semaine.

Afin de vous faire une idée, trois de leurs meilleures parodies (à mon humble avis) :













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