Mon blog 7ème art
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Sandrine - 31.12.2012 | 0 réactions | #link | rss
A saisir au rayon action de chez Media Markt, Nowhere Boy !

Pari audacieux de la réalisatrice britannique Sam Taylor-Wood, qui pour son premier long-métrage, relate la jeunesse de John Lennon sans que l’on y prononce une seule fois le nom des Beatles et sans y inclure une chanson du groupe. Sans être le premier film consacré à cet artiste (Chapitre 27, The Killing of John Lennon…), Nowhere Boy est le premier à adopter ce point de vue original.

Le pari est plutôt réussi. On suit le parcours difficile de ce jeune garçon en quête d’identité, tiraillé entre l’affection de sa tante, qui l’élève, et celle de sa mère, qui en a perdu la garde. Ce n’est qu’en entendant prononcer le nom entier du héros que l’on réalise qu’il s’agit bien ici d’un biopic sur l’adolescence tumultueuse et l’émergence du talent de celui qui fonda les Beatles.

L’écriture du scénario a été confiée à Matt Greenhalgh, qui s’était déjà brillamment illustré dans le même registre avec Control, qui dressait le portrait de Ian Curtis, leader du groupe anglais Joy Division. Pour cela il s’est judicieusement inspiré des écrits de la demi-sœur de John Lennon, Julia Baird, qui révèle dans deux ouvrages, des anecdotes familiales et des aspects méconnus du chanteur anglais.

Le film doit beaucoup à la performance de ses interprètes, à commencer par Aaron Johnson (Kick-Ass…), qui campe un John Lennon aussi vrai que nature, fragile, tourmenté et  impertinent. Kristin Scott-Thomas n’est pas en reste et montre l’étendue de son talent en petite bourgeoise austère, bien qu’aimante. Quant à Anne-Marie Duff, elle livre une prestation honorable, en mère immature et excentrique.

La reconstitution très soignée du Liverpool des années 50, associée à une mise en scène harmonieuse, font de Nowhere Boy, un récit honnête et émouvant qui convainc en dépit de quelques paresses.

Au final, un biopic plutôt intelligent et efficace qui nous en apprend plus sur l’homme que l’artiste, à compter qu’ils soient dissociables.




Sandrine - 09.09.2012 | 0 réactions | #link | rss
Lassé(e)s de lire les Voici chez votre dentiste ou consorts, pourquoi ne pas opter pour une appli ciné ? Dans la jungle des programmes proposés sur le Play Store, en voici deux qui sortent du lot.

Movie Quiz :

Après une petite manip, ce jeu est disponible en français, appli très ludique et addictive. Le but du jeu consiste à deviner des films en découvrant morceau par morceau une image qui en est extraite. La demande d'indice est synonyme en contrepartie de perte de points. Les films correspondent à des classiques ayant marqués l'histoire du cinéma. Quiz assez facile, ceci dit, débloquer certains bonus demandera patience et mémoire. En effet, à chaque connexion l'ordre des images change ainsi que les morceaux proposés.

Quel est le film :

Une image et quelques secondes pour retrouver le titre parmi 4 propositions. Appli très addictive car la seule façon pour les vrais cinéphiles (il est aussi possible de payer pour ça) d'augmenter le panel d'images proposées, et par la même tout l'intérêt du quiz, est de jouer plus et d'être perspicace. L'éventail des films est large même si plus récent que pour Movie Quiz et l'ensemble assez simple, mais très sympathique.

NB: ces deux applis sont gratuites !
Sandrine - 02.08.2012 | 0 réactions | #link | rss
Un petit bijou, bien de chez nous, dans le rayon action de chez Media Markt. A saisir si vous ne possédez pas déjà le Marcello, Marcello de Denis Rabaglia !

Ma critique au moment de sa sortie ciné en 2009 :

« J'ai 43 ans mais j'ai fait ce film comme si j'en avais 20, parce qu'à 20 ans on a encore tous ses idéaux et on veut changer le monde. » C'est ainsi que Denis Rabaglia présente son dernier film, Marcello Marcello, adapté du roman de Mark David Hatwood, Marcello's Date.

A l'Italie fantasmée de l'écrivain, Denis Rabaglia, auteur du remarqué Azzurro, apporte une touche d'authenticité puisée dans ses racines italiennes. Au final, une comédie romantique, fraîche, rythmée et pleine de charme.

C'est parmi un casting de 1200 adolescents qu'il a choisi Francesco Mistichelli, parfait dans le rôle de Marcello. Le jeune homme est prêt à bousculer le monde des adultes et ses traditions surannées afin d'obtenir le rendez-vous tant désiré. Avec ses propres règles du jeu, il réussit même à réconcilier les gens de son village, enfermés dans leurs secrets et leurs rancoeurs. Preuve que la jeunesse peut soulever des montagnes et transformer la société.

Le film est construit comme une fable pleine d'espoir qu'on peut interpréter à plusieurs niveaux, quoi qu 'il en soit on se laisse vite emporter par le challenge de Marcello. Le rythme est soutenu, on ne s'ennuie pas une seconde.

Denis Rabaglia apporte un soin particulier à chaque image et les couleurs chaudes de ce petit village pittoresque nous embarquent immédiatement sur les bords de la Méditerranée.

D'aucuns trouveront que certains passages sont kitschissimes, que le tout est invraisemblable ou frôle la caricature, mais en cette période de sinistrose, Marcello Marcello est une vraie bouffée d'oxygène. On ressort du film avec le sourire et l'envie d'être amoureux comme on l'est à vingt ans.



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