Un petit moment déjà que je voulais faire un article sur cet oublié, et pourtant ô combien de qualité, de nos salles valaisannes. Nous voilà donc dans un instant plus opportun d'après fêtes, pour parler du thème fort du film, à savoir la dépression.

Après Le Petit homme et Week-end en famille, Jodie Foster passe pour une troisième fois derrière la caméra et aborde à nouveau son thème de prédilection : la famille. Elle nous livre un film qui convainc par la puissance et la singularité de son discours, sa simplicité et la performance de ses acteurs.

Walter sombre petit à petit dans la dépression et sa femme, qui finit par ne plus savoir comment l'aider, le chasse du domicile conjugal. Prêt à en finir avec la vie, il découvre par hasard une marionnette de castor. Au moment même où il l'enfile, il redevient l'homme sûr de lui, amoureux et ambitieux qu'il était autrefois. Malheureusement, cette personnalité n'apparait qu'au travers de la marionnette et Walter finit par ne plus pouvoir vivre sans elle.

Comme à son habitude, la caméra de Jodie Foster s'approche au plus près de la psychologie des personnages et nous livre une approche émotionnelle du drame familial qui se déroule sous nos yeux. Mel Gibson est tout simplement remarquable en père usé par les aléas de la vie. A noter la présence au casting de Jennifer Lawrence (Winter's Bone, X-Men : Le Commencement...) et Anton Yelchin (Alpha Dog, Star Trek, Terminator Renaissance...) qui confirment qu'à l'avenir le cinéma ne pourra se passer d'eux.

Sorti en DVD en octobre dernier, Le Complexe du Castor est un film fort et contemporain à ne pas manquer.