Mon blog 7ème art
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Sandrine - 27.01.2013 | 0 réactions | #link | rss
Ce soir, Ciné+ Star diffuse à 20h45, The Breakfast Club, à mon humble avis l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur teen movie. Si le film a eu moins de succès chez nous que Le Cercle des poètes disparus ou Pump Up The Volume, le propos de fond est le même. Pour la petite histoire, le film m'a tellement marqué à 15 ans, que c'est le premier DVD que je me suis acheté sur le site Amazon.uk :o)

Si l'image a vieilli (le film date de 1985), le propos, lui, est toujours d'actualité. Le film traite, entre tension, complicité et malaise, de la rage adolescente. En argot, breakfast club désigne les heures de retenue infligées le samedi aux lycéens américains.

Une fille à papa, un sportif, un délinquant, une détraquée et un intello se retrouvent en colle avec pour sujet de dissertation "Qui pensez-vous être ?". Au fil des heures, ils feront fi de leurs préjugés et créeront des affinités qui les changeront indubitablement.

John Hughes (La Folle journée de Ferris Bueller, Une créature de rêve, Maman j'ai raté l'avion, Beethoven...), en 92 minutes, parvient à faire s'effondrer les stéréotypes sur lesquels reposent ses personnages et révéler leur humanité, dissimulée sous la pression sociale.

Casting prometteur pour l'époque, qui rassemble entre autres Ally Sheedy, Molly Ringwald, Emilio Estevez et Anthony Michael Hall. Leur prestation sonne juste, la confiance du réalisateur à leur égard n'y est pas indifférente. En effet, tellement fasciné par leur talent, il leur a permis d'improviser.

Au final, un huis-clos émouvant et plus subtil qu'il n'y paraît, doté d'une bande originale inoubliable (Simple Minds...).

(rediffusions le jeudi 31 à 22h25 et le lundi 4 février à 00h05)



Sandrine - 17.01.2013 | 0 réactions | #link | rss
Si vous avez une télévision à portée de main en ce début d'après-midi, Ciné+ Premier diffuse Les Chemins de la liberté à 13h30.

Réalisateur, scénariste et producteur rare, Peter Weir nous gratifie, sept ans après son spectaculaire Master and Commander : de l’autre côté du monde, d’une adaptation libre du best-seller A marche forcée, de Slavomir Rawicz.

Hiver 1940 : entre tortures, enfermement et humiliations, une poignée d’hommes déterminés à mourir libres, s’échappe d’un goulag soviétique. Leur périple les mènera jusqu’en Inde et  l’union de leurs forces les révélera à eux-mêmes et aux autres.

Le propos n’est pas ici d’assister à une évasion spectaculaire. Peter Weir, comme à son habitude, s’approche au plus près de ses personnages et nous décrit, sans fioritures, la nature humaine.

Il guide ses acteurs avec intelligence et obtient d’eux des scènes d’une grande intensité. La séquence de l’interrogatoire, qui n’était pas censée intégrer le résultat final, mais destinée uniquement à mettre les acteurs en condition, se révèle d’ailleurs l’une des plus bouleversantes du film.

Le casting, prestigieux, réunit aux côtés de Jim Sturgess, la révélation de The Lovely Bones Saoirse Ronan, Ed Harris et Colin Farell. Ce dernier trouve ici un rôle substantiel en incarnant au-delà de son personnage de victime, l’hypocrisie, l’échec et la corruption du système dictatorial en place.

Avec beaucoup de finesse et de maîtrise, Peter Weir accentue le sentiment d’oppression dû à l’enfermement en usant de plans rapprochés, puis souligne la liberté à demi-retrouvée au travers de vues panoramiques et grandioses. A noter que la reconstitution du goulag, pourtant peu présente à l’écran, frappe par son réalisme.

Même si la deuxième partie du film perd en intensité au profit de quelques longueurs regrettables et qu'à contrario, l’aboutissement de l’odyssée des évadés est trop vite expédié, le film demeure une véritable fresque humaine sur les désillusions et l’espoir et signe le retour d’une des figures les plus emblématiques du cinéma.



Sandrine - 13.01.2013 | 1 réactions | #link | rss
L'ouvrage de Richard Schickel rend hommage à ce magicien du cinéma qui nous enchante depuis plus de 40 ans. Le livre revient sur 28 de ses œuvres, de Duel à Cheval de guerre en passant par E.T., La Couleur pourpre, Jurassic Park etc. Au fil des pages, l'univers du cinéaste se dévoile au travers d'anecdotes et de confidences recueillies depuis ses débuts. Un des atouts du livre réside dans les photos pour beaucoup inédites, extraites des archives personnelles de Steven Spielberg.

Féru de cinéma dès son plus jeune âge, c'est à 18 ans qu'il croise sa destinée lors d'une visite au Studio Universal. Afin d'échapper à l'attention du guide de son groupe, Steven Spielberg se cache dans les toilettes et peut ainsi découvrir à sa guise ce monde qui le fascine tant. Il obtient alors un pass de trois jours qu'il utilisera régulièrement pendant plus d'un an, l'histoire est en route...


Au final, un bel objet qui nous en apprend plus sur cet acharné du travail, à la remarquable longévité de carrière et qui, au travers de son œuvre, tente d’exorciser ses blessures passées. (paru aux Editions de la Martinière
)





NB: livre disponible à la Médiathèque Valais :O)
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