En mal de sorties ? Il vous reste encore quelques jours pour vous rendre au NIFFF (Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel) où plus de 80 longs métrages du monde entier vous attendent. Créé en 2000 par une bande d'amis, il est aujourd'hui une référence pour les passionné(e)s du genre dont je fais partie.

Venons-en à la projection de samedi dernier : Insidious, de James Wan. La bande annonce promet un film sournois, malfaisant, malveillant, inquiétant, menaçant, angoissant, effrayant, maléfique et terrifiant... que nenni !

Josh, sa femme et leur trois enfants emménagent dans une nouvelle maison. Peu après, le fils ainé fait une chute, à priori sans gravité, dans le grenier. Le lendemain, il tombe cependant dans un coma qu'aucun médecin ne parvient à expliquer. Dès lors la maison devient la scène de nombreux phénomènes paranormaux.

Ce qui est sûr, c'est que James Wan et son acolyte de toujours Leigh Whannell ne laisseront pas une empreinte inoubliable avec ce long métrage, comme ils l'avaient fait en 2005 en signant le premier Saw. Leur dernière réalisation manque cruellement de rythme et frôle souvent le ridicule (l'équipe de ghostbusters légèrement attardée, le Dark Maul raté etc.). Difficile donc de crocher à ce film plus que prévisible, qui outre son thème (la projection astrale), n'apporte rien de bien original et se contente de copier les classiques du genre sans pour autant y apporter la moindre étincelle.

Reste un twist final plutôt étonnant, mais qui ne parvient pas à faire oublier les imperfections et les incohérences de l'ensemble.
Allez, encore jeudi et The Caller pour espérer une nuit blanche ! :o)


NB: Comme à son habitude Leigh Whannell (le scénariste) incarne un personnage dans le film, cette fois il s'agit de l'un des deux chasseurs de fantômes. Le compositeur Joseph Bishara fait aussi quelques apparitions dans le rôle du démon au visage rouge.