Ce dimanche M6 diffuse, à 20h50, Là-haut à ce jour (et à mon humble avis) le plus beau film d'animation sorti des studios Pixar.

« Explorons l'inexploré », telle est la devise de Russel, un des héros du film et la ligne de conduite que s'est fixée l'équipe de John Lasseter. Non contente d'aborder des thèmes classiques comme l'amitié, l'aventure, le temps qui passe, les scénaristes ont aussi osé traiter de sujets plus graves tels la stérilité, le divorce, la vieillesse ou encore la mort.

La scène d'introduction du film, qui résume en quelques dix minutes toute la vie de couple de Carl et Ellie, est brillamment construite : rythmée, drôle et émouvante à la fois.


La suite du long métrage repose sur le duo improbable et cocasse formé par Carl, un vieil homme ronchon et Russel, un jeune garçon grassouillet et envahissant. Cependant, ils se ressemblent plus qu'on ne pourrait le croire : tous deux souffrent de solitude et tous deux ont un rêve. L'alchimie va bel et bien fonctionner entre ces deux anti-héros que tout en apparence oppose. Ils vont vivre ensemble une aventure délirante et colorée.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, notamment Dug le chien, à la fois attendrissant et hautement drôle et Kevin un oiseau joueur et gourmand. Chaque personnage est croqué avec beaucoup de tendresse et de réalisme. On en oublierait presque qu'il s'agit d'un film d'animation !

La seconde partie du film souffre cependant d'un trop plein d'originalité et s'essouffle quelque peu.

Enfin, la musique de Michael Giacchino (Les Indestructibles, Ratatouille) se met brillamment au service de chaque séquence et nous pousse dans nos retranchements émotionnels : on rit beaucoup et on se surprend aussi à avoir la gorge serrée.

Techniquement irréprochable, poétique, profond, frais et tendre, Cannes ne s'y était pas trompée en le proposant, à l'époque, en ouverture de son 62ème festival, un film à conseiller aux petits comme aux grands.