Parce que, malheureusement, non seulement l'histoire se répète, mais elle nous éclaire - et cette fois avec une implacable violence - sur la nature d'une écrasante majorité de la population israélienne, celle qui soutient corps et âme les exactions commises par son gouvernement. Sans sourciller, elle fait abstraction de ce qui se trame à Gaza, hypothéquant sa conscience au profit d'une rassurante unité nationale, se contentant d'acquiescer à ce que la presse israélienne décide de bien vouloir lui dire et lui faire lire. Les mêmes voix dissidentes se font toujours entendre mais peu de gens les écoutent. Trop peu.

Si plus de 200 enfants juifs avaient péri sous les bombes en moins de trois semaines, le monde aurait crié au pogrome. Aucune considération politique ne peut justifier le traumatisme qu'Israël, fort de son impunité, et la communauté internationale balbutiante font subir aux enfants palestiniens. Aucune.