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Nicolas - 23.01.2012 | 0 réactions | #link | rss
Grande nouvelle! l'auteur de ce blog a publié son premier album le 1er janvier 2012 - Piano Moods, Vol. I. \(^_^)/

C'est une musique émotionnelle, qui tente d'accompagner les différentes émotions que l'on peut ressentir au cours d'une journée. La musique peut être libératrice et évocatrice - il suffit de s'allonger et de l'écouter, c'est simple!



Big News! The author of this blog published his first album, released on the 1st of January 2012 - Piano Moods Vol. I. \(^_^)/

It is emotional music that accompanies the emotions that can be felt during an ordinary day. Music can release these emotions and stimulate the imagination - you just simply need to lie down and... listen. It's easy!



Distribution:


Nicolas - 06.01.2012 | 0 réactions | #link | rss

Franz Peter Schubert

Ludwig van Beethoven

Karoline Esterházy

Nikolaus II Esterházy de Galantha

Franz Paul Lachner

Arthur Schnabel

Karl-Ulrich Schnabel

Eduard von Bauernfeld

Murray Perahia

Radu Lupu

Louis Lortie

Friedrich Gulda
Introduction
Franz Peter Schubert, le jeune compositeur autrichien décédé bien trop tôt; le jeune compositeur qui émut Beethoven; le jeune et discret compositeur dont la musique est parmi les plus pures et profondes en termes d'harmonie et d'élégance. Parlons ici un instant d'harmonie et d'élégance, car cette fantaisie pour piano n'est rien d'autre. Schubert est dans la dernière année de sa vie lorsque cette pièce voit le jour, en 1828, un an seulement après la mort de Beethoven; elle sera placée au firmament des oeuvres pour piano à 4 mains et pourrait avoir été dédiée à la Comtesse Karoline Esterházy, dont la famille a entretenu également de nombreux liens avec Beethoven - Le Prince Nikolaus II Esterházy avait notamment commandé à Beethoven la Messe Solennelle, pour ensuite la décrire comme une oeuvre ridicule. Cela étant, l'histoire dépeignit Beethoven en génie et le Prince en débauché vénal.

D'une humeur généralement sombre, plaçant l'auditeur dans un monde aux frontières du rêve. Pourrait-elle présager la mort prochaine de Schubert? Celui-ci y aurait-il glissé ses sentiments? Peu probable. Sa mort survint en deux semaines à peine, de la fièvre typhoïde. Se pourrait-il alors qu'il trahisse dans ces notes l'amour qu'il aurait porté à la Comtesse Esterházy? On laissera à chacun le loisir de deviser.

La première de l'oeuvre fut donnée par Schubert lui-même, accompagné de Franz Lachner, le 9 mai 1828, à Vienne. S'il a toujours été délicat de placer un compositeur au-dessus des autres, pour un style de musique donnée, une exception s'impose sans doute en ce qui concerne le piano à quatre mains; Schubert surclasse objectivement ses pairs. Il nourrissait une affection toute particulière pour ce genre, qu'il utilisait fréquemment lors de ses schubertiades. Plus encore, aucune des grands compositeurs du passé ou du présent n'exploita le piano à quatre mains comme Schubert. Ce dernier laissera en totalité 32 oeuvres originales.

Si Schubert est plus connu pour ses lieder que pour ses quatre mains, on se doit d'établir un lien entre ces deux genres qui s'expriment merveilleusement dans les environnements restreints des schubertiades. Deux artistes concourant à la naissance d'une mélodie pure et envoûtante.

Contexte historique
Il convient de signaler, en 1828, le 8 mai (le lendemain de la première de la Fantaisie), la naissance d'Henri Dunant, fondateur avec Gustave Monyer, le Général Gauillaume-Henri Dufour et les docteurs Louis Appia et Théodore Maunoir du Comité International de la Croix-Rouge suite à la Bataille de Solférino, et prix Nobel de la paix 1901 - bien que cet événement n'eut aucune influence connue sur la composition de Schubert.

La première grande oeuvre pour piano à 4 mains de Schubert date de 1824, 6 années après sa première oeuvre du genre (D. 616) ; il s'agit de sa Sonate No 2 en do majeur (D. 812) "Grand Duo", composée à Želiezovce (Zselíz en hongrois) chez le comte Jean-Charles Esterházy, le père de Karoline, en Slovaquie. 1824, c'est également l'année de composition de l'oeuvre grandiose "Divertissement à la hongroise" (interprétation d'Arthur Schnabel et de son fils Karl Ulrich) (D. 818) ; cette oeuvre brillante fut l'une des favorite de Chopin, ce qui s'explique aisément dès les premières notes!

Schubert compose dans les deux dernières années de sa vie la célèbre série des 8 impromptus (D. 899, op. 90 1 à 4 et D. 935, op. posth. 142 1 à 4). En 1827, la même année, Schubert officie en tant que porte-flambeau à la cérémonie des funérailles de Beethoven, compositeur qui, dès le début, fascinait et émerveillait le jeune Schubert. Les commentateurs de la vie de Schubert sont d'avis que le décès de Beethoven permit à Schubert de se libérer et d'enfanter quelques unes de ses plus grandes oeuvres, telles que le fameux "Winterreise" ("Voyage d'Hiver).

Il faut aussi signaler la composition de l'opéra "Der Graf von Gleichen" (D. 918), opéra en 2 actes sur un livret d'Eduard von Bauernfeld resté inachevé à la mort de Schubert. Il fut complété, plus d'un siècle plus tard, en 1997, par Richard Dünser à l'occasion du Festival Styriarte de Graz. Schubert compose également dans les deux dernières années de sa vie deux trios pour piano, D. 898 et D. 929.

Au sein de cet ensemble d'oeuvres fabuleuses viennent se greffer ses trois dernières composition pour piano à quatre mains de Schubert: la fantaisie en fa, l'allegro en la mineur (D. 947) 'Lebensstürme' et le Grand Rondo en la majeur (D. 951 - interprétation du Duo Tal & Groethuysen).

L'oeuvre
La fantaisie en fa est composée en la forme sonate, présentant quatre mouvements qui s'enchaînent toutefois sans marquer de pause, à l'image de la Fantaisie pour piano (D. 760) 'Wanderer-Fantasie':
  • Allegro molto moderato
  • Largo
  • Allegro vivace
  • Con delicatezza
Schubert livre une oeuvre douloureuse, sombre, tragique. Elle paraît une complainte éternelle, dont les accords majeurs ne font qu'enflammer la tristesse délicate de l'oeuvre. L'ombre des regrets semble accambler l'ambiance de l'oeuvre. Quelques espoirs sont évoqués par quelques notes majeures, aussitôt amoindris, aussitôt dissipés par de graves accords mineurs. Ainsi va le discours. Puis, de sombres et violents accords déchaînent la violence d'émotions enfouies, bannies de l'impossible réalité qui s'impose à elles. C'est alors qu'intervient le largo, doux et paisible, enfantin. De brefs instants sereins, rejetés dans l'instant par la douleur. Un dialogue persistant entre ces deux émotions.

L'allégro débute, et le dialogue entre fortes douleurs et brèves accalmies débute. La pièce suivra ce schéma jusqu'à son terme, morne et résigné.

Discographie
L'enregistrement de Murray Perahia et Radu Lupu est mon favori. Non qu'il soit réellement meilleur, mais simplement parce que je le trouve le plus conforme à mes goûts. Du fait que l'oeuvre oblige deux pianistes à adopter une interprétation commune, il devient nécessaire de se livrer à des compris; cela se ferait au détriment de la diversité qui peut exister lorsqu'un pianiste décide seul de l'interprétation qu'il donne d'une oeuvre. Aussi, le duo Perahia / Lupu joue-t-il l'oeuvre telle que je me l'imagine. Elle se loge aux côtés des interprétations de Louis Lortie / Hélène Mercier, Friedrich Gulda / Christopher Hinterhuber, Ricardo Castro / Maria-João Pires. Ci-dessous, l'interprétation d'Alfred Brendel et Evelyne Crochet - que je classe volontier à égalité avec Perahia/Lupu.



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Nicolas - 22.08.2011 | 0 réactions | #link | rss
GenevArte

Doryan-Emmanuel Rappaz

Trio Eléonore

Quatuor Dyospiros
Au temple de la Madeleine, à Genève, se déroulera les 9, 10 et 11 septembre prochain le Festival classique de la Madeleine. On notera la participation du Trio Eléonore, déjà loué en Europe pour ses remarquables interprétations, ainsi que du Quator Dyospiros, tous deux nés dans la cité hôte du festival. Organisé par l'association GenevArte - fondée par le compositeur genevois Doryan-Emmanuel Rappaz -, le festival continue de promouvoir les jeunes talents de la musique en proposant, une fois encore, une entrée gratuite et la possibilité pour les spectateurs qui le désirent de récompenser les artistes par une contribution dans un chapeau, présenté à la fin du concert.

De nombreux compositeurs seront à l'honneur, soit Albinoni, Bach, Beethoven, Brahms, Chopin, Mozart, Barber, Glinka, Piazzola, Rota, Juon, Ginastera et, bien sûr, Rappaz.

Le programme offre ainsi une belle diversité qui saura combler tous les goûts musicaux, traversant 300 ans de composition musicale, d'Albinoni à Rappaz.

Ce concert est également particulièrement cher à ce blog, car le thème d'un impromptu présenté ici a été repris pour un trio (clarinette, violon et violoncelle) de Doryan Rappaz, agendé au samedi 10 septembre, par le Trio Eléonore. Quelques mesures seulement, mais suffisamment pour que je partage ce plaisir avec les lecteurs de ce blog!

N'hésitez pas à venir saluer ce jeune compositeur et parlez-lui de ce blog! Vous aurez peut-être une surprise :)

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