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quedemots - 20.08.2017 | 0 réactions | #link | rss
Torpillé par un sous-marin japonais deux semaines avant la fin de la Seconde guerre mondiale, le cuirassé USS Indianapolis est longtemps resté introuvable. Son épave vient d'être localisée, 72 ans plus tard.

Le bâtiment de la marine américaine a été trouvé dans la mer des Philippines, à 5,5 kilomètres de profondeur, a annoncé Paul Allen, cofondateur de Microsoft, qui dirigeait l'équipe menant les recherches.

Le cuirassé, qui comptait un équipage de 1.196 hommes, a chaviré et coulé en 12 minutes dans la nuit du 29 au 30 juillet 1945.

Il a été torpillé quelques jours après avoir mené à bien une mission secrète très particulière: acheminer vers le Pacifique des éléments de la bombe atomique qui allait semer la mort à Hiroshima le 6 août 1945.

Quelque 800 hommes, pour beaucoup sans gilet de sauvetage, s'étaient retrouvés accrochés à des radeaux de fortune dans des eaux infestées de requins pendant près de cinq jours. Lorsque les secours arrivèrent, il ne restait que 316 survivants. 22 d'entre d'eux sont toujours vivants aujourd'hui, selon l'US Navy.

"Avoir la possibilité de rendre hommage aux hommes courageux de l'USS Indianapolis grâce à la découverte d'un navire qui a joué un rôle aussi important pour mettre fin à la Seconde guerre mondiale est un véritable honneur", a estimé Paul Allen.

Selon l'US Navy, cette découverte est remarquable étant donnée "la profondeur à laquelle l'épave a été retrouvée".

L'équipe de Paul Allen poursuit l'exploration du site et envisage de proposer une visite vidéo en direct de l'épave dans les semaines à venir.


Texte: AFP
août 2017
quedemots - 20.08.2017 | 0 réactions | #link | rss
Clown des temps modernes aux mimiques élastiques, Jerry Lewis, décédé dimanche à Las Vegas à 91 ans, était aussi un acteur dramatique, comme Martin Scorsese l'a révélé dès 1983 dans "La Valse des pantins".

Pour Jerry, né Joseph Levitch à Newark (New Jersey), dans l'est des Etats-Unis, le 16 mars 1926 dans une famille juive d'origine russe, rien ne sépare la comédie de la tragédie.

"On n'est pas sérieux lorsqu'on a perpétuellement neuf ans", remarque celui que ses parents, tous deux artistes de music hall, appelaient Monsieur Néon.

Artiste complet, déjà bête de scène à 15 ans dans des rôles d'imitateur, il pousse à l'extrême le burlesque américain et s'illustre en chantant (même faux), dansant, mimant et excellant dans ses one-man-show.

Avec son visage poupin, cet inlassable créateur de gags, au comique essentiellement visuel, semble avoir conservé toute son enfance au fond de son regard étonné.

Fausses dents, faux nez, de haute taille, il jongle avec les infirmités. Son art du dédoublement trouve son apogée dans "The Nutty Professor" (Docteur Jerry et Mister Love).

Acteur dans plus de 60 films, Jerry Lewis est aussi producteur et metteur en scène, utilisant les handicaps dont on lui a fait grief, tour à tour "l'idiot" ou "le laid".

Ses détracteurs lui reprochent ses grimaces à répétition, un jeu sans nuances et un comique jugé épais. Il est moins fêté dans son pays qu'en Europe, en France en particulier où son prénom seul, en lettres majuscules, suffit souvent sur les affiches. Pour Jean-Luc Godard, il est "bien supérieur à Chaplin et Keaton".

Sa rencontre avec le chanteur Dean Martin, en 1946, est déterminante. Ils deviennent inséparables et montent une série de numéros qui font leur succès.

Après leur participation au fameux Ed Sullivan Show (1948), ils sont engagés par la Paramount et, dès leur premier film, "My friend Irma" (Ma bonne amie Irma), ils séduisent le public.

- En solo après un duo légendaire -

Dix ans plus tard, lassés par leur tandem, ils décident de faire carrière en solo. Jerry devient le principal interprète de films souvent dirigés par Frank Tashlin, comme "The Geisha Boy" (Le kid en kimono) et "Cinderfella" (Cendrillon aux grands pieds). Il est aussi metteur en scène comme dans "The Bell Boy" (Le dingue du palace).

En 1959, la Jerry Lewis Poductions signe avec la Paramount un contrat record de dix millions de dollars, plus 60% des bénéfices, pour 14 films en sept ans. En 1965, il quitte la Paramount pour Columbia.

Devenu professeur de cinéma à l'université de Californie du Sud, il réalise "Which Way To The Front" (Ya,Ya, mon général), hommage à Chaplin et nouvelle variation sur le thème favori du double.

Il apparaît davantage au petit écran, au théâtre et dans des spectacles, à Las Vegas notamment. Après dix ans d'absence au cinéma, "l'idiot burlesque" retrouve son public dans "Hardly working" (Au boulot Jerry) avant que Martin Scorsese, en 1983, et Emir Kusturica, en 1991, lui offrent un rôle dramatique, respectivement dans "The King of Comedy" (La valse des pantins) et "Arizona Dream".

Parallèlement à ses activités artistiques et sportives (il s'entraîne au baseball avec les Los Angeles Dodgers), Jerry Lewis, père de sept enfants, s'occupait activement des handicapés physiques et mentaux.

Son engagement constant dans la lutte contre la dystrophie musculaire, avec l'animation, depuis 1966, d'un téléthon pour les myopathes, lui valut une nomination au prix Nobel de la Paix. De très nombreuses distinctions ont couronné son action, comme la Murray-Green Award (1971), une résolution du Congrès américain (1976), la Jefferson Award (1978) et, en 2009, un Oscar d'honneur pour ses activités humanitaires.



Texte AFP
août 2017
quedemots - 30.04.2015 | 0 réactions | #link | rss
Une trentaine de maires de capitales et villes d'Afrique francophone, réunis à Paris, ont appelé vendredi la communauté internationale à lancer un vaste programme d'électrification du continent africain, a constaté l'AFP.

Quelques mois avant la tenue dans la capitale française de la Conférence internationale sur le climat (COP21), ces édiles avaient été conviés par la maire de Paris, Anne Hidalgo, présidente de l'Association internationales des maires francophones (AIMF), et l'ancien ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, porteur du projet avec sa fondation Energies pour l'Afrique, créée début mars.

Deux Africains sur trois, soit quelque 600 millions de personnes, sont privés d'électricité, avec d'immenses disparités entre pays, mais aussi entre villes et zones rurales.

Dans cet Appel de Paris, des maires de capitales ou de grandes villes -dont Dakar (Sénégal), Niamey (Niger), Douala (Cameroun) ou Casablanca (Maroc)- appellent acteurs publics et privés à investir massivement dans l'électrification du continent, en privilégiant les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, biomasse).

L'idée serait de créer une Agence intergouvernementale africaine, dirigée par des Africains, pour gérer ces financements et piloter les projets.

On ne peut pas avoir un système d'éducation, de santé, si on n'a pas l'électricité. C'est le préalable à toute action de développement, a souligné le maire de Casablanca, Mohammed Sajid. Electrifier l'Afrique, c'est à notre portée, a-t-il ajouté, donnant l'exemple de son pays où le taux de connexion à l'électricité a grimpé de 15 à 90% en dix ans, entre 1995 et 2005.

L'Afrique peut être totalement équipée d'ici dix ans, a assuré Jean-Louis Borloo. L'ancien ministre estime le coût total du projet à 200 milliards d'euros dont un quart serait apporté par des bailleurs publics et le reste par des investisseurs privés.

Tous les maires présents vendredi ont salué le rôle moteur de M. Borloo qui a rencontré 37 chefs d'Etat africains ces derniers mois, dont Robert Mugabe, actuel président de l'Union africaine, cette semaine. Mais ils ont aussi relevé l'ampleur du défi.

Le mode de financement sera le problème, parce que l'Europe et le monde sont en crise, a estimé le maire de Dakar, Khalifa Sall, secrétaire général de l'AIMF. Pour lui, cette initiative doit de plus être le fait des Africains et ces derniers doivent par leurs propres moyens se donner les capacités de conduire leur développement.


Texte de : AFP
avril 2015
quedemots - 10.02.2015 | 1 réactions | #link | rss
L'annonce de la découverte par des alpinistes des débris d'un avion chilien disparu depuis plus d'un demi-siècle dans la Cordillère des Andes avec à son bord des stars du football local a permis de lever le mystère sur un crash à ce jour inexpliqué.

Des images de la carcasse du Douglas DC-3, de la compagnie Lan Chile disparu le 3 avril 1961 avec 24 passagers, ont été diffusées à la télévision chilienne dimanche, transmises par des alpinistes qui affirment avoir retrouvé les restes de l'appareil, à plus de 3.200 mètres d'altitude et à quelque 300 km au sud de Santiago, loin de l'endroit supposé de sa disparition.

L'avion transportait notamment huit joueurs de l'équipe de football Green Cross, leur entraîneur et des proches de ce club de première division, qui regagnaient Santiago après avoir disputé une rencontre à Osorno, au sud du pays.

Les grimpeurs ont accédé à la zone du crash après quatre jours à cheval et deux d'escalade, a indiqué à l'AFP Lower Lopez, un des chefs de l'expédition.

Je ne comprends pas pourquoi à l'époque on avait situé le lieu probable de l'accident dans une autre zone, a relevé Lopez.

La découverte a fait sensation au Chili où les médias ont diffusé les photos des alpinistes au milieu des débris supposés être ceux de l'épave, mais laissant un doute sur le vrai site de la catastrophe.

Pour moi, la découverte a été une surprise parce que je croyais que l'avion avait été retrouvé il y a 53 ans. Imaginez, j'aurais dû être dans cet avion, j'aurais dû mourir dans l'accident déclare Hector Toledo, ancien joueur de Green Cross qui en 1961 était rentré à Santiago sur un autre vol.

Après l'accident, un enterrement symbolique avait eu lieu avec des cercueils contenant des cendres, relate pour sa part Carlos Al-Knor, un autre ancien joueur de l'équipe.

Les alpinistes ont retrouvé sur les lieux du crash des ossements, des restes du fuselage avec des numéros de série et des lambeaux de vêtements.

La zone où a été retrouvée l'épave est difficile d'accès et les alpinistes ont refusé d'en révéler l'emplacement par respect pour les disparus et leurs familles et éviter que l'endroit ne devienne une attraction touristique.

Le groupe de grimpeurs a l'intention de revenir sur les lieux avec des proches des victimes de l'avion.

Ils veulent clore un chapitre de leur vie. Certains étaient enfants et n'ont pas pu connaitre les membres de leurs familles, indique Lopez.

A l'époque, l'accident avait choqué le pays alors que le Green Cross était une des équipes les plus importantes du football chilien. Une des plus célèbres victimes était l'attaquant argentin Eliseo Mouriño.

Nous n'aurions jamais imaginé que nous allions trouver des restes de ce malheureux accident, cela nous rappelle beaucoup de souvenirs de notre chère équipe, se désole Gerardo Contreras, dernier président du club Green Cross.

L'équipe continua à jouer malgré la perte de ses plus importants joueurs.

En 1965, Green Cross fusionna avec un club de Temuco, dans la région d'Araucanie.

Onze ans plus tard une autre tragédie aérienne endeuilla à nouveau les Andes.

Un avion des Forces Aériennes d'Uruguay avec 45 personnes à bord, dont une équipe de rugby, s'écrasa sur la Cordillère en 1972 en route vers le Chili.

Douze des 45 personnes à bord périrent dans l'accident et 17 autres succombèrent à leurs blessures.

Après l'abandon des recherches, les survivants avaient dû se nourrir de la chair de leurs camarades décédés pour rester en vie jusqu'à ce que deux d'entre eux parviennent à alerter les secours après dix jours de marche à travers la montagne enneigée.


Texte de : AFP
février 2015
quedemots - 16.10.2014 | 0 réactions | #link | rss
L'actrice française Marie Dubois, qui a joué dans des films de Luchino Visconti, Claude Chabrol, Alain Resnais ou Claude Sautet, est décédée mercredi à l'âge de 77 ans, a-t-on appris auprès de son agent Artmedia.

Marie Dubois, interprète blonde aux yeux bleus du cinéma d'avant-garde des années 70, avait mis son talent au service de jeunes réalisateurs. Elle souffrait de la sclérose en plaques depuis de nombreuses années et s'était mobilisée pour sensibiliser le grand public à cette maladie et aider la recherche.

La comédienne est morte dans une maison de retraite de la banlieue de Pau (sud-ouest) où elle vivait depuis 2010, a précisé à l'AFP le maire de la commune de Lescar, Christian Laine.

Née Claudine Huzé le 12 janvier 1937 à Paris, Marie Dubois avait été révélée par François Truffaut en serveuse de bar dans Tirez sur le pianiste (1959). Dès cette époque, elle subit les premières atteintes d'une sclérose en plaques qui devait la confiner dans un fauteuil roulant à la fin de sa vie.

Elle avait fait ses débuts à la télévision, notamment dans Les cinq dernières minutes (1959), puis au cinéma avec Eric Rohmer dans Le signe du lion (1959).

Marie Dubois devait retrouver François Truffaut deux ans plus tard dans Jules et Jim.

De Jean-Luc Godard (Une femme et une femme) à Roger Vadim (La ronde), de Louis Malle (Le Voleur) à Luchino Visconti (L'Innocent), d'Alain Resnais (Mon oncle d'Amérique) à Claude Sautet (Vincent, François, Paul et les autres) elle a joué avec les principaux réalisateurs de la second moitié du 20e siècle.

Rien ne va plus de Claude Chabrol en 1997 est l'un de ses derniers films.

Texte de : AFP
octobre 2014
quedemots - 26.02.2014 | 0 réactions | #link | rss
Le monde des smartphones déclare la guerre aux batteries défaillantes


BARCELONE - Plus on utilise son smartphone et plus on vide la batterie, du coup ces merveilles de la technologie ont une autonomie en berne: en attendant une grande révolution dans le monde de l'énergie, c'est toute la chaîne, du producteur de composant au consommateur, qui est appelée à économiser.

Aujourd'hui on fait tout avec son smartphone et à force de le solliciter on vide la batterie beaucoup plus vite que sur nos vieux téléphones qui ne servaient qu'à téléphoner.

La grogne des utilisateurs de smartphones n'a pas échappé aux constructeurs qui ont mis en avant, lors de leurs lancements au Congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone, les efforts pour épargner la batterie faits sur leurs nouveaux modèles.

Le nouveau Galaxy S5 de Samsung, qui a une autonomie de 20% supérieure au S4, permet de choisir d'économiser la batterie en coupant les connections wifi et bluetooth, en basculant l'écran, gros consommateur d'énergie, en noir et blanc et en limitant le nombre d'applications ouvertes. Le smartphone peut ainsi voir sa durée de vie augmentée de près d'un tiers.

Les fabricants traquent également tous les gaspillages que peut générer l'utilisation d'un portable en jouant sur la couche logicielle de l'appareil. Ils cherchent ainsi à améliorer les applications qui pompent le plus d'énergie comme celle de la communication vers le réseau des opérateurs quand on est en mobilité et qu'on passe d'une antenne à l'autre.

L'une des raisons pour laquelle la batterie se vide vite est que le smartphone est en réseau automatique et met à jour les applications comme la météo, les mails ou Facebook, explique le directeur général de Sony Mobile en France, David Mignot.

Sur les smartphones de Sony, il y a donc un bouton veille, qui coupe toutes les connexions intempestives, et ne laisse passer que les appels et SMS, ce qui permet une plus grande autonomie qui peut aller jusqu'à 30%, souligne M. Mignot.

C'est l'industrie toute entière qui doit travailler ensemble pour améliorer la situation: les opérateurs, les fabricants de smartphones et de composants électroniques, souligne Jeff Atkins, directeur marketing services chez Spirent, une entreprise américaine spécialisée dans les systèmes de mesure.

Spirent propose ainsi une solution baptisée Quantum qui permet aux fabricants de tester très finement les usages qui affaiblissent le plus la batterie.

Les appareils les plus performants sont 55% plus efficaces que leurs concurrents, ce qui montre qu'il existe de réelles opportunités de changer la configuration des applications, assure-t-il.

Pour l'entreprise franco-italienne de composants électroniques STMicro, c'est aujourd'hui un pré-requis pour exister dans l'électronique que de faire des produits basse consommation.

Avec l'augmentation du nombre d'équipements portables, la problématique de la consommation d'énergie est essentielle explique en effet le PDG France, Thierry Tingaud. Les applications et les technologies se focalisent pour permettre d'améliorer le rendement énergétique, assure-t-il.

Et à l'autre bout de la chaîne, d'autres acteurs cherchent comment recharger nos mobiles le plus facilement et le plus vite possible.

Pour répondre à l'enjeu que représente l'énergie aujourd'hui, il faut jouer sur l'efficacité énergétique, sur la réduction de notre consommation et sur la production et le stockage, explique Ludovic Deblois, président de Sunpartner Technologies.

Cette petite entreprise française s'est placée sur le créneau de la recharge des appareils mobiles grâce à un film photovoltaïque placé sur l'écran du téléphone qui permet de capter l'énergie solaire.

Cette solution a éveillé l'intérêt de l'industrie et Sunpartner a signé quatre contrats avec des industriels dont le chinois TCL, et des smartphones équipés de cette technologie devraient être en vente fin 2014.

Le Wireless Power consortium qui regroupe 200 entreprises, opérateurs, constructeurs et spécialistes de l'énergie du monde entier (Samsung, Blackberry, Qualcomm, Energizer...) propose également une solution pour recharger les batteries plus facilement, par induction.

Les partenaires de ce consortium sont arrivés à un standard et proposent des smartphones et des supports qui permettent la recharge grâce à une plaque électromagnétique, elle même branchée sur le secteur, sur laquelle on dépose son portable.

Cette plaque peut être intégrée à du mobilier, à des sacs à main et le constructeur Toyota en a même équipé un de ses modèles de voiture.



Texte de : AFP
février 2014
quedemots - 16.12.2013 | 0 réactions | #link | rss
SMS: utiliser des mots étrangers fait paraître "branché"


Utiliser des mots étrangers dans ses SMS, c'est d'abord afficher son appartenance à une communauté "branchée". Ce constat résulte d'une analyse des pratiques plurilingues dans plus de 5000 messages provenant de Suisse romande.

Les chercheurs de l'Université de Neuchâtel ont constaté que les utilisateurs de SMS font preuve d'une "certaine virtuosité" dans le maniement des langues et des expressions. "Ils affichent sur un mode ludique une volonté d'affiliation à une communauté globalisée, mobile, cosmopolite et translinguistique", constate Simona Pekarek Doehler, professeure au Centre de linguistique appliquée.

L'utilisation de plus d'une langue dans la communication par SMS et par WhatsApp est largement répandue: "Yo! Je te call et on chill un maximum". Traduction: "Salut ! Je t'appelle et on se prend un maximum de bon temps !". Le Centre de linguistique appliquée de l'Université de Neuchâtel s'est penché sur ces idiomes.
Un "style"

S'agissant des langues utilisées, c'est l'anglais qui domine de loin les mots étrangers insérés, avec plus de 70%, dans les messages rédigés en français, révèle l'Université de Neuchâtel dans le cadre du projet interuniversitaire sms4sciences. Suivent l'italien (8,9%), l'allemand (6,6%), l'espagnol (6,1%) et le suisse allemand (3,1%).

Les mots étrangers sont ainsi fréquemment utilisés pour des salutations, des adieux, des excuses, voire des expressions d'intimité. "lol (laugh at lound), "mdr" (mort de rire), "tschüssli", "ciao bella". Cette alternance fait aussi référence aux modes de communication (phone call, news, se facebooker) et aux activités de temps libre (chiller, rider, roller party).

Ces éléments deviennent alors constitutifs d'un certain style qui s'affiche comme "branché", voire d'un code mixte qui donne au message une touche "cool", estime Etienne Morel, auteur d'une thèse de doctorat, cité dans le communiqué de l'Université de Neuchâtel.


Texte: ats
16.12.2013
quedemots - 15.10.2012 | 0 réactions | #link | rss
20% des Français ne se douchent pas tous les jours et 12,5% ne se lavent pas toujours les mains en sortant des toilettes, selon un sondage BVA.

Selon ce sondage publié lundi à l'occasion de la journée mondiale du lavage des mains, plus d'un Français sur 5 ne se lave pas non plus systématiquement les mains avant de manger.

Cette tendance est plus forte chez les jeunes de 18 à 34 ans, qui sont 43% à ne pas se rincer les doigts avant de passer à table.

Les jeunes sont également moins soucieux de nettoyer les toilettes que leurs aînés : de 18 à 34 ans, ils ne sont que 18,9% à nettoyer les toilettes tous les jours, contre 44,9% pour les personnes âgées de 50 à 64 ans et 58,7% chez les plus de 65 ans.

Même si 21,4% des Français se lavent les mains 10 fois par jour, ils sont 55% à ne rien faire après avoir emprunté les transports en commun, même s'ils sont 54% à penser qu'une rame de métro ou un bus sont l'objet le plus sale de la vie quotidienne.

Le bain est en perte de vitesse avec seulement 18% de Français qui en prennent un une fois pas semaine et 61% qui affirment ne pas prendre de bain fréquemment.

Pour ce qui est de la douche, 11,5% des Français prennent plusieurs douches par jour et 67,7% au moins une fois par jour, mais 20% ne se douchent qu'une fois tous les deux jours ou moins, et 3,5% une fois par semaine.

Le moment où les Français sont les plus attentifs à l'hygiène, c'est lorsqu'ils font la cuisine : 86,6% déclarent se laver systématiquement les mains avant de préparer le repas.

Le sondage a été réalisé en septembre pour le compte de la société Tork, un spécialiste des produits d'hygiène pour le milieu professionnel, sur un échantillon représentatif de 1.000 personnes de la population française selon la méthode des quotas.


Texte : AFP
octobre 2012
quedemots - 09.10.2012 | 0 réactions | #link | rss
Les autorités de la mégalopole pakistanaise de Karachi (sud) ont annoncé mardi avoir diligenté une enquête d'urgence après qu'une amibe mangeuse de cerveau présente dans l'eau a tué 10 personnes en quatre mois dans la ville.

Elles ont sommé la compagnie de distribution d'eau et les services sanitaires qui la surveillent d'identifier l'origine de cette épidémie de Naegleria Fowleri.

Selon Saghir Ahmed, ministre de la Santé de la province du Sind, dont Karachi est la capitale, l'enquête sera menée sur le réseau d'eau potable, les bains et piscines et les lieux d'ablutions utilisés avant les prières musulmanes.

Il n'y a aucune raison de paniquer, et les citoyens doivent rester calmes et prendre leurs précautions. C'est une épidémie d'origine hydrique, et nous enquêtons au maximum sur les causes de son éruption, a-t-il ajouté.

Cette amibe a déjà tué 10 personnes depuis juin dans la ville, a précisé Shakeel Malick, un cadre du même ministère, ajoutant que des cas similaires avaient été recensés dans le passé mais sans pouvoir donner de chiffres.

On trouve notamment l'amibe Naegleria Fowleri dans les eaux stagnantes et la terre humide, et sa propagation est plus importante à mesure que s'élève la température. Elle rentre dans le corps par les membranes du nez et passe ensuite dans le cerveau dont elle détruit les cellules.

Les ablutions d'avant prière incluant notamment un rinçage du nez, M. Ahmed a invité la population à utiliser de l'eau bouillie dans ce cadre tant que l'épidémie serait présente.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a de son côté confirmé neuf cas de contamination plus un autre suspect, a indiqué travailler sur le terrain avec les autorités locales pour prévenir d'autres infections.

La concentration de chlore dans les réservoirs et stations de fournitures d'eau a été augmentée par précaution, a par ailleurs annoncé à l'AFP Misbahuddin Farid, directeur du département de l'eau et de l'assainissement de la ville.

Selon le ministère de la Santé, des prélèvements de près d'un millier d'échantillons d'eau ces trois derniers mois dans les circuits d'approvisionnement de la ville ont montré que 22% d'entre eux ne contenaient pas de chlore.


Texte de : AFP
octobre 2012
quedemots - 25.09.2012 | 0 réactions | #link | rss
La longévité des eunuques surpassait nettement celle des hommes non-castrés dans la cour impériale en Corée, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis qui laisse penser que les hormones mâles contribueraient à écourter la vie.

Cette découverte apporte un indice important pour comprendre les raisons de la différence d'espérance de vie entre les hommes et les femmes, estime Kyung-Jin Min, de l'Uiversité Inha en Corée du sud, principal auteur de cette recherche parue dans la revue Current Biology datée du 25 septembre.

Ces chercheurs ont examiné les archives généalogiques des membres de la cour impériale coréenne durant la dynastie Chosun, de 1392 à 1910.

Ils ont découvert que les eunuques vivaient de 14 à 19 ans de plus que les autres hommes non-castrés, soit 70 ans en moyenne.

Parmi les 81 eunuques étudiés, trois ont vécu jusqu'à cent ans et plus, ce qui reste rare de nos jours dans les pays développés, notent les auteurs de l'étude.

Une telle longévité ne pouvait pas s'expliquer seulement par le confort et les autres avantages que conféraient la vie au palais impérial, selon eux.

Ces chercheurs ont aussi relevé que les empereurs et les membres masculins de la famille impériale décédaient souvent assez jeunes, quand ils étaient dans la quarantaine.

De nombreuses études ont montré la relation entre longévité et reproduction chez des animaux dont la vie a été prolongée avec la castration qui supprime la source d'hormones mâles.

Dans de nombreuses espèces de mammifères, y compris les humains, l'espérance de vie est plus courte chez les mâles. Cette différence pourrait s'expliquer, entre autres, par l'action des hormones mâles sur le système immunitaire et le fait qu'elles prédisposent les hommes à des problèmes cardiovasculaires, selon les auteurs de l'étude.

Historiquement, les eunuques étaient employés comme gardes et serviteurs dans les harems aux Moyen-Orient et en Asie, assurant que les enfants du roi ou de l'empereur seraient légitimes.

Nombre d'eunuques accédaient aussi à des postes influents dans les cours.


Texte de : AFP
septembre 2012
quedemots - 06.08.2012 | 0 réactions | #link | rss
Contient des traces de lait, peut contenir des protéines d'oeuf. Ces mentions insolites devront figurer sur les bouteilles de vin concernées à compter du 1er juillet, en vertu d'une directive européenne visant à informer le consommateur de la présence d'allergènes dans les boissons alcoolisées.

Les protéines de lait et d'oeuf, le collagène de poisson, le caramel ou encore le bois de chêne font partie des nombreuses substances que les vignerons sont autorisés à mettre dans leurs cuves durant le processus de vinification (la transformation du jus de raisin en vin). Elles permettent de modifier le goût, l'aspect ou les caractéristiques de conservation du breuvage final.

Produire du vin ne consiste pas seulement à presser du raisin et à laisser fermenter le jus. Il y a des étapes complexes, des pratiques et des produits autorisés, explique Marie-Madeleine Caillet, vice-présidente de l'Union des Œnologues de France.

Parmi ces substances, la caséine (protéine de lait) et l'ovalbumine (protéine d'oeuf) peuvent déclencher des allergies. Leur présence devra donc être mentionnée sur les étiquettes des vins mis en bouteille à partir du 1er juillet.

- pratique ancestrale -

C'est une pratique ancestrale : les anciens mettaient du blanc d'oeuf dans les fûts afin de +coller+ le vin, explique Eric Serrano, directeur régional de l'Institut français de la vigne et du vin (IFVV).

Le collage consiste à utiliser des protéines pour agglomérer les particules présentes dans le moût et les faire tomber au fond de la cuve. Ca permet d'éliminer les résidus du vin et ce sans aucun impact organoleptique (sur le goût du breuvage), précise François Davaux, oenologue à l'IFVV.

La caséine est plus utilisée pour les vins blancs et rosés, tandis que l'albumine d'oeuf est à réserver pour les vins rouges, précise Marie-Madeleine Caillet.

D'après l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, les deux tiers des vins français sont stabilisés ou clarifiés avec des colles protéiques. Or 0,3% des adultes sont allergiques aux produits à base d'oeuf et 1% aux protéines de lait.

Ces produits ne sont pas des ingrédients mais des auxiliaires technologiques: ils sont normalement éliminés dans les lies du vin ou par filtration, précise Marie-Madeleine Caillet. Cependant, d'après nos études, moins de 10% des vins produits en France devront arborer une étiquette modifiée parce qu'ils contiendront des traces de caséine ou d'albumine dans des proportions pouvant provoquer des réactions chez les personnes allergiques.

- oeuf, lait, caramel etc. -

Les vignerons qui ne souhaiteront pas écrire protéine d'oeuf ou traces de lait sur leurs étiquettes pourront toujours recourir à d'autres colles non allergènes, telles que les protéines de blé et de pois ou encore le collagène de poisson, tous autorisés par la réglementation européenne.

La liste de ces pratiques et traitements oenologiques autorisés durant la vinification est impressionnante : il est par exemple possible d'ajouter des morceaux de bois de chêne afin de reproduire les arômes des bons vieux fûts, ou encore du caramel, pour renforcer la couleur des vins de liqueur.

Certains de ces additifs sont naturels et donc autorisés également par les fédérations d'agriculture biologique telles que Nature et progrès.

Le vin est l'un des seuls produits agroalimentaires dont l'étiquette ne doit pas mentionner la liste des ingrédients, rappelle Eric Reppert, caviste et grossiste chez Vins étonnants et spécialisés dans les vins issus de l'agriculture biologique.

La filière a un défaut de communication, reconnaît Marie-Madeleine Caillet. Si le consommateur voit de la caséine parmi les ingrédients d'un yaourt il ne va pas se poser de question. Mais sur une étiquette de vin il va se demander ce que ça fait là.

Quant aux négociants en vin, notamment ceux qui exportent leurs bouteilles, ils s'arrachent les cheveux. C'est le cas d'Annick Groisy, chez le négociant Monmousseau, à Montrichard (Loire-et-Cher): Depuis 2000, on doit déjà mentionner la présence de sulfites dans une dizaine de langues. Ensuite on a ajouté le logo mentionnant le danger pour les femmes enceintes. On n'aura bientôt plus de place sur nos étiquettes !


Texte de : AFP
mai 2012
quedemots - 04.07.2012 | 0 réactions | #link | rss
Les requins qui vivent au large des côtes françaises de la Méditerranée sont surtout de jeunes spécimens, un phénomène qui intrigue les spécialistes qui ont lancé plusieurs études pour tenter d'en comprendre les raisons, à l'image de l'association montpelliéraine Ailerons.

Le constat est fait depuis quelques années par l'ensemble de la communauté scientifique. Mais aussi par les pêcheurs au gros de la Méditerranée. Lorsqu'un requin est capturé à des fins scientifiques - et relâché- il est loin d'avoir atteint sa taille adulte.

D'où la thèse qui s'est imposée: Les abords des côtes françaises servent de nursery aux squales, explique Nicolas Ziani, président-fondateur de l'Association Ichtyologique pour l'Etude, la Recherche, l'Observation dans la Nature des Sélaciens (Ailerons), spécialisée sur la Méditerranée.

Pourquoi? Il n'y a pas de certitudes, seulement des convictions: la nourriture, la qualité et température de l'eau, la présence de grandes profondeurs... Bref, un écosystème favorable au développement des requins qui vivent toujours à 10 km au large, affirme M. Ziani.

Les études actuelles sur les sélaciens pourraient apporter des éléments complémentaires importants dans la compréhension de leur mode de vie. Il s'agit pour Ailerons, en collaboration avec les fédérations des pêcheurs en gros (FNPPSF), de marquer et prélever à des fins d'analyses ADN.

L'intérêt est de les suivre et d'obtenir aussi des informations sur leurs liens de parentés et sur leurs origines, commente M. Ziani, soulignant que la Méditerranée accueille 51 espèces de requins, un maillon essentiel de la chaîne alimentaire aquatique, sur les quelque 400 à 450 qui existent.

Balises satellites

L'an passé, quatre sélaciens ont ainsi été pêchés, marqués puis relâchés. Depuis le début de l'année, un autre a subi un marquage similaire. Et d'ici la fin de l'été, deux campagnes sont prévues à partir de Carnon (Hérault) et surtout à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).

A proximité de la frontière espagnole, il y aura un objectif supplémentaire: placer des balises satellites sur les requins capturés. La cible privilégiée sera le requin bleu, une espèce plus fréquente à cet endroit, un réseau de canyons de 1.000 à 2.000 m de profondeur.

Ce balisage, que l'Italie a déjà pratiqué, est en revanche une première dans les eaux françaises. Il permettra de géo localiser les squales lorsqu'ils reviennent à la surface, sur une durée de 9 mois. Nous voulons suivre leur migration, savoir quand ils arrivent et quand ils repartent, précise M. Ziani.

L'idée est aussi de proposer une autre image de ce monstre déjà présent dans les mers il y a 400 millions d'années. D'autant que les attaques sur l'homme sont rarissimes. Dans les eaux méditerranéennes françaises, la dernière en date remonte à 1998.

Même jeunes, en Méditerranée, il y a des requins potentiellement dangereux, concède M. Ziani. On a observé trois-cent-quatre-vingt-neuf grands requins blancs. Il y a eu aussi quatre observations de requin tigre, l'un des très dangereux. Mais c'est depuis... le moyen-âge et au large, tempère-t-il.


Texte de : AFP
Titre : Quedemots
juillet 2011
quedemots - 10.05.2012 | 0 réactions | #link | rss
Un groupe de femmes du Malawi a appelé à un sit-in vendredi pour défendre leur droit à porter des pantalons, après l'arrestation d'un gang qui déshabillait les femmes ainsi vêtues afin de les dévaliser, en les humiliant.

Le président Bingu wa Mutharika leur a donné raison jeudi en assurant ses concitoyennes qu'elles pouvaient porter ce qu'elles voulaient, d'autant que le pantalon protège mieux, selon lui, les femmes que la jupe.

Nous prions instamment les femmes et les hommes de bonne volonté de converger vendredi pour un engagement constructif envers la protection des femmes et la défense de leurs droits dans un Malawi démocratique, a déclaré jeudi Seodi White, une avocate et militante des droits des femmes.

Mme White a appelé les manifestants à se réunir à Blantyre, la capitale économique du pays, en solidarité avec les victimes et pour exprimer notre indignation face à ces traitements barbares qu'ont subis des mères, épouses et filles de notre pays.

La police a annoncé mercredi avoir arrêté quinze voyous qui terrorisaient les femmes en leur enlevant pantalon et shorts avant de s'emparer de leur argent, dans la capitale Lilongwe.

Les femmes de ce pays profondément conservateur d'Afrique australe n'ont longtemps pas eu le droit de porter de pantalon, sous la dictature de Kamuzu Banda. L'interdiction n'a été levée qu'en 1994.

Le président malawite s'est déclaré surpris que les femmes soient ainsi harcelées, alors que porter un pantalon protège davantage une femme que porter une jupe, jeudi sur les ondes de la radio d'Etat.

Vous êtes libres de porter ce que vous voulez! Les femmes qui veulent porter des pantalons doivent le faire, car vous serez protégées contre les voyous, les marchands et les terroristes, a déclaré M. Mutharika.

Il a rejeté les rumeurs selon lesquelles il était à l'origine de ces déshabillages forcés de femmes dans les rues de sa capitale.

C'est étrange! Ce n'est pas vrai que j'ai demandé aux gens de terroriser les femmes... Il y a bien une chose de sûre, c'est que je suis l'un des dix combattants pour les droits des femmes en Afrique!

La vice-présidente Joyce Banda, désormais brouillée avec le président après une scission au sein du parti au pouvoir, avait estimé devant des journalistes mercredi que ces incidents étaient le résultat des graves difficultés économiques que traverse le pays.

Il y a tant de souffrances que les gens ont décidé d'exprimer leurs frustrations aux dépens des autres, avait-elle déclaré.


Texte de : AFP
janvier 2012
quedemots - 09.05.2012 | 0 réactions | #link | rss
Os, peau, cornées ou valves cardiaques... A l'hôpital Edouard Herriot de Lyon, comme dans les autres hôpitaux ou cliniques de France, les tissus prélevés sur des donneurs décédés sont fournis aux chirurgiens par une banque de tissus, rouage clef du monde hospitalier.

Au rez-de-chaussée du pavillon I de ce CHU, elle tient à disposition ces tissus et cellules conservés à l'intérieur de cuves d'azote ou de congélateurs, dans une salle sous atmosphère contrôlée où l'on pénètre après avoir franchi un sas de sécurité équipé d'un voyant vert, comme dans une banque classique.

Seules les cornées, conservées dans un incubateur à 31°C, échappent à la congélation, réduisant leur durée de conservation à un mois, tandis que la peau, les valves ou les artères peuvent être délivrées jusqu'à un an après leur prélèvement.

Les cornées servent en ophtalmologie, la peau pour le traitement des grands brûlés, les os en orthopédie, les artères en chirurgie vasculaire, détaille le professeur Odile Damour, chef de ce service qui fournit la région Rhône-Alpes.

Dans les congélateurs de la banque attendent aussi des tissus prélevés sur des donneurs vivants (ayant donné leur consentement). Parmi ces résidus opératoires, des têtes fémorales prises sur des opérés de la hanche seront transformées en matériel de comblement pour des opérations de hanches ou de mâchoires.

Plus rares, des os longs, comme des tibias, prélevés sur des donneurs décédés, seront greffés sur des patients atteints par exemple d'un cancer des os.

Un peu plus loin, dans une des salles blanches où les précieux tissus sont conditionnés, une technicienne en combinaison bleue vérifie au microscope la qualité d'une cornée prélevée.

En 2011, plus d'un millier de cornées ont été reçues ici, dont plus de la moitié a été greffée, le reste ayant été éliminé pour non-conformité, malgré la sélection des donneurs réalisée par la coordination hospitalière, qui a aussi la délicate mission de vérifier si le défunt était ou non favorable au don.

Les tissus une fois prélevés au funérarium dans une salle dédiée à cette opération, ils sont acheminés vers la banque, où ils subissent un contrôle qualité drastique.

A l'arrivée des tissus, les dossiers de chaque donneur sont contrôlés, afin de vérifier qu'ils n'étaient pas atteints d'infections ou de troubles neurologiques. Les personnes décédées de cancers ne peuvent quant à elles donner que leurs cornées.

Une fois conditionné, le tissu devient anonyme, mais reste tracé par un numéro. A l'autre bout de la chaîne, les chirurgiens font appel à la banque.

Les vraies cornées humaines, il n'y a vraiment que ça. C'est encore irremplaçable, explique le professeur Carole Burillon, chef du service d'ophtalmologie de l'hôpital Edouard Herriot.

On a essayé les cornées artificielles, mais ça ne marche pas pour les greffes totales, ajoute-t-elle à la sortie du bloc opératoire, où elle vient de greffer une cornée sur une patiente souffrant d'une opacité cornéenne.

Le professeur Burillon se procure aussi auprès de la banque des membranes amniotiques issues du placenta de jeunes accouchées par césarienne, formidables aides à la cicatrisation des cornées.

Si les cornées sont en nombre tout juste suffisant, la peau fait partie des tissus dont manquent les banques, mettent en garde les responsables hospitaliers.

On en importe des Pays-Bas. On pourrait en utiliser plus, mais on en manque, déplore le professeur Fabienne Braye, chef du service de chirurgie réparatrice de l'hôpital, soulignant que, malgré les progrès techniques, les dermes artificiels ne remplacent pas la vraie peau.

Dans son service des grands brûlés, elle réserve ces précieuses greffes d'épiderme humain aux patients les plus atteints, pour des recouvrements temporaires, dans l'attente que puisse leur être greffée leur propre peau.


Texte de : AFP
avril 2012
quedemots - 08.01.2012 | 0 réactions | #link | rss
(Nations unies) - Plus de 520.000 personnes ont été infectées par le choléra en Haïti à la mi-décembre 2011 et près de 7.000 en sont mortes, a souligné vendredi le docteur Jon Andrus, directeur adjoint de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

M. Andrus a précisé lors d'une conférence de presse téléphonique que 200 nouveau cas de choléra sont déclarés chaque jour en Haïti et ce chiffre devrait augmenter avec l'arrivée de la saison des pluies.

C'est l'une des pires épidémies de choléra de l'Histoire moderne, a ajouté le responsable de cette organisation intergouvernementale.

Une souche sud-asiatique du choléra a fait son apparition en Haïti fin 2010. Le nombre de cas devait atteindre la barre des 500.000 fin 2011, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En juin, une étude publiée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies avait conclu que le choléra avait été introduit à Haïti par les Casques bleus népalais stationnés dans le pays.

Les avocats des victimes demandent aux Nations unies 100.000 dollars de compensation pour chaque mort et 50.000 dollars pour chaque personne infectée.


Texte de : AFP
janvier 2012
quedemots - 30.12.2011 | 0 réactions | #link | rss
Une éruption volcanique sous-marine s'est produite lundi à cinq kilomètres de l'île de Hierro (archipel espagnol des Canaries) qui connaît des secousses depuis près de trois mois, mais ne va pas se voir sur l'île, ont affirmé lundi des experts et les autorités locales.

Cette nuit, les capteurs sur l'île ont enregistré le début d'un processus éruptif, a déclaré à l'AFP Alicia Garcia, qui appartient à une équipe de vulcanologues présents sur place pour surveiller le volcan.

Il n'y a aucune manifestation visible, seulement détectable par les instruments, en raison de la profondeur du lieu de l'éruption, a-t-elle expliqué.

L'éruption ne va pas se voir sur l'île. Elle est à cinq kilomètres et à une profondeur de 600 à 1.200 mètres. Selon nos calculs, tout ce qui est à 600 mètres de profondeur ne peut pas sortir, a précisé le chef de l'administration de l'île de Hierro, Alpidio Armas.

Selon lui, si le magma sort, ce qui semble se produire, cela signifiera que les mouvements sismiques vont diminuer.

M. Armas a estimé qu'il n'était donc pas nécessaire de prendre des mesures additionnelles de précaution sur l'île, à l'exception d'un périmètre de sécurité en mer autour du lieu où s'est produite l'éruption.

L'île est déjà en alerte jaune, le deuxième niveau d'une échelle de trois. Le 27 septembre, les autorités avaient ordonné l'évacuation temporaire d'une cinquantaine de personnes, dont des touristes, de leurs maisons adossées au flanc d'un volcan, après une secousse de magnitude 3,4.

Perchée dans l'Atlantique sur un ancien volcan sous-marin, la petite île espagnole de Hierro vit depuis le 19 juillet au rythme d'une multitude de secousses sismiques qui inquiètent les vulcanologues, ceux-ci craignant une éruption sur l'île.

L'éruption sous-marine de lundi a eu lieu deux jours après une secousse de 4,3 sur l'échelle ouverte de Richter, la plus forte sur quelque 9.000 enregistrées sur place ces dernières semaines. La plupart ne sont pas ressenties par les quelque 11.000 habitants.

C'est comme une soupape d'une grande cocotte minute qui s'est ouverte laissant échapper des gaz et des éléments, des gaz et un grand sac de magma qui se trouve dans le sous-sol de l'île de Hierro, a expliqué M. Armas.

A plus de 600 mètres, la pression de l'eau empêche les gaz de sortir à la surface, c'est pour cela que nous ne verrons rien, a renchéri Ramón Ortiz, un autre vulcanologue du conseil supérieur des enquêtes scientifiques (CSIC).

Et selon lui, si une autre éruption sous-marine devait intervenir, il n'y a aucune preuve qu'elle puisse se produire près de la côte.

Les Canaries n'ont pas connu d'éruption depuis celle du Teneguia, sur l'île de La Palma, en 1971.


Texte de : AFP
octobre 2011
quedemots - 28.12.2011 | 0 réactions | #link | rss
Un imam turc a accusé le Père Noël de ne pas être "honnête" car il utilise les cheminées pour déposer des cadeaux dans les maisons au lieu d'entrer par la porte. La Turquie, officiellement à 99% musulmane, ne fête pas Noël et les hommes de religion appellent régulièrement les fidèles à ne pas respecter les rituels chrétiens.

"Le Père Noël s'introduit par les fenêtres et les cheminées. S'il était quelqu'un d'honnête il entrerait par la porte, chez nous il en va ainsi", a dit Süleyman Yeniçeri, l'imam de Kesan, une ville du nord-ouest de la Turquie, cité par le journal "Hürriyet".

Selon la légende, le personnage du Père Noël est largement inspiré de Saint-Nicolas, un évêque et patron des enfants de l'antique Myre, aujourd'hui Demre, située dans la province turque d'Antalya, qui vécut au 1er siècle après J-C en Anatolie.

L'imam a assuré que le Coran appelait les croyants à entrer dans leur maison "par la porte", et a rappelé aux musulmans que "Noël n'est pas notre fête", les invitant surtout à ne pas consommer d'alcool.


Texte de : ats /
12.2011
quedemots - 19.12.2011 | 0 réactions | #link | rss
Près de Belo-sur-mer, à l'ouest de Madagascar, les forêts de palétuviers s'étendent sur des milliers d'hectares et regorgeaient autrefois de poissons et de crabes. Mais certaines zones ont été fermées à la pêche par les pêcheurs eux-mêmes. Une question de survie.

Les communautés ont choisi plusieurs sites que l'on ferme pendant quatre mois dans l'année pour permettre aux crabes et aux poissons de se reproduire, explique Thomas, responsable de Blue Ventures, une association britannique de protection de la biodiversité marine à l'origine du projet.

Trois sites de 200 hectares au total ont été sélectionnés par les communautés locales pour cette première expérience dans la mangrove, forêt marine qui s'étend sur 4.000 km2 à Madagascar.

C'est dans ces labyrinthes marécageux de palétuviers que se reproduisent et vivent les crabes Scylla serrata, dont la pêche fait vivre les populations alentours et est essentielle à l'économie locale.

Depuis 2004, plus de 130 zones ont été fermées à la pêche par des associations communautaires à Madagascar, mais c'est la première fois que ce dispositif est appliqué dans une mangrove.

A cinq kilomètres de Belo-sur-mer, Antanimanimbo est un hameau de quelques cases en bois construites sur une presqu'île de sable, entre océan et mangrove.

La centaine d'habitants vit au rythme des marées qui inondent les rivages.

Avant, il y avait beaucoup de crabes dans la mangrove, maintenant il y en a peu. Cela m'inquiète pour les générations futures, explique Jean-François, 62 ans, vice-président de l'association de pêcheurs du village qui a décidé de fermer une zone de 120 hectares.

La pêche intensive pratiquée par les villageois, qui revendent leurs crabes à des grossistes de la région, a conduit au tarissement progressif des ressources.

L'emploi de filets adaptés et la création de réserves sont les solutions introduites par Blue Ventures et acceptées, toujours par consensus, par les habitants.

- Protéger les ressources -

Tout le village respecte la fermeture, car on a organisé des réunions et des discussions pour réfléchir à la protection de notre zone de pêche, et on a décidé d'adopter ce système, ajoute Jean-François, dans cette région où l'on ne s'identifie qu'avec son prénom.

La communauté a élaboré un dina, une loi locale respectée généralement par tous. Une lourde amende est prévue pour ceux qui enfreindraient la règle établie.

Pour introduire ce système, Blue Ventures a une technique: les échanges entre villages. On a emmené des pêcheurs dans des villages où cela a marché, reprend Thomas, qui a déjà encadré plusieurs projets similaires.

D'autres pêcheurs du Nord viendront aussi pour voir ce site, ajoute-t-il.

L'objectif de Blue Ventures est de multiplier ce modèle sur l'ensemble de la côte sud-ouest de Madagascar pour aider les communautés à faire face à la baisse généralisée des ressources. Qu'il s'agisse des crabes, des poissons, des poulpes ou des concombres de mer, tous les types de pêche sont concernés.

La surexploitation n'est pas seulement le fait des pêcheurs locaux: de grands navires de pêche, avec ou sans licence, lancent leurs filets sans contrôle dans les eaux malgaches.

Selon une étude menée par Blue Ventures et des chercheurs de l'université de Vancouver (Canada), près de 4,7 millions de tonnes de poissons ont été pêchées depuis 1950, alors que les autorités n'en recensent que la moitié.

A défaut de lutter contre la pêche industrielle, les communautés locales peuvent protéger les ressources du littoral et trouver leur place dans le circuit commercial.

Si les pêcheurs adoptent durablement ce système, on pourra négocier de meilleurs prix de vente aux grossistes qui viendront le jour de l'ouverture de la réserve, avance Thomas.


Texte de : AFP
décembre 2011
quedemots - 04.10.2011 | 1 réactions | #link | rss
Le constructeur d'automobiles japonais Nissan a présenté mardi un système permettant d'utiliser la batterie de sa voiture électrique Leaf comme alimentation domestique, en la chargeant le jour par énergie solaire ou par secteur aux heures creuses nocturnes.

Nissan prévoit de commercialiser ce dispositif d'ici au printemps prochain.

La batterie de la voiture, reliée à l'installation électrique du foyer, peut ainsi notamment servir en cas de coupure de courant.

Elle peut aussi aider à pallier l'insuffisance d'électricité en limitant l'usage au moment des pics de consommation, un argument vendeur au Japon alors que le pays souffre de manque de courant en raison de l'arrêt de nombreux réacteurs nucléaires à cause des risques sismiques.

Ce dispositif permet de charger la batterie durant la nuit sur le secteur ou aux heures diurnes par panneaux photovoltaïques pour un usage ultérieur ou lors d'éventuelles interruptions de courant.

Les batteries au lithium-ion de la voiture électrique compacte Leaf ont une capacité de stockage d'électricité de 24 kilowatts-heure, ce qui équivaut à l'électricité utilisée par un ménage moyen japonais pendant deux jours, selon Nissan.

Sa puissance de sortie est de 6 kilowatts, un niveau censé être suffisant pour alimenter les principaux appareils électroménagers du foyer, comme le réfrigérateur, le climatiseur et le lave-linge.

Nissan, groupe détenu à plus de 40% par le français Renault, a commencé de livrer ses Leaf en décembre dernier. Le niveau dispositif pourra être utilisé par les actuels détenteurs du véhicule, a précisé le constructeur.


Texte de : AFP
août 2011
quedemots - 29.08.2011 | 0 réactions | #link | rss
Les tonnes de déchets rejetés dans l'océan après le séisme et le tsunami au Japon, le 11 mars, sont parties pour un tour de 10 ans du Pacifique Nord, menaçant la vie marine et le trafic maritime, selon un rapport de l'ONG Robin des Bois.

A terre, la catastrophe à double détente a laissé environ 25 millions de tonnes de déchets et quand le tsunami a reflué vers l'océan Pacifique, il a entraîné des quantités considérables de déchets divers, écrit l'ONG.

Il s'agit d'avions, bateaux, voitures qui vont progressivement rejeter en mer les hydrocarbures ou encore de liquides toxiques, bombes aérosols, pesticides, médicaments...

L'océan n'est pas seulement contaminé par la radioactivité, loin de là, souligne ce rapport daté du 31 mai.

Le gros des déchets mettra un à deux ans pour traverser l'océan Pacifique jusqu'aux côtes américaines. Une petite partie partira vers le nord, portée par le courant de l'Alaska. Les autres déchets seront entraînés vers le sud, le long du courant de Californie, et longeront alors la Californie durant deux ans.

Une fraction de ces derniers sera alors piégée par un courant circulaire pour former la Zone d'accumulation Est, non loin de l'archipel de Hawaï, où la densité des déchets est particulièrement élevée.

Certains continueront leur voyage et rejoindront à l'ouest une zone similaire, plus petite, la Zone d'accumulation Ouest, proche du Japon.

Le tour complet se fait en dix ans, explique Robin des Bois.

Les conséquences peuvent être multiples, selon l'ONG. Les débris les plus lourds, qui ont coulé, seront un danger pour la pêche et les équipages, et les risques de collision entre les gros déchets, conteneurs maritimes et troncs d'arbres, et les navires de surface et les sous-marins ne sont pas négligeables, souligne Robin des Bois.

Concernant la faune et la flore marine, les appareillages électriques ou électroniques relèguent en mer des polluants persistants comme les PCB et les composés bromés qui se nichent dans les chaînes alimentaires.

Par ailleurs, les déchets errants leurrent les oiseaux, les poissons, les mammifères marins... et rentrent à leur dépens dans leurs régimes alimentaires.

En mars, un modèle informatique mis au point au Centre de recherche international du Pacifique de l'Université de Hawaï prédisait que les plages de l'archipel seraient les premières à voir arriver les premiers débris, un an après le désastre.


Texte de : AFP
juin 2011
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