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quedemots - 05.02.2016 | 0 réactions | #link | rss
Des scientifiques sont parvenus à décrypter le génome de la punaise de lit. C'est une bonne nouvelle, car cela pourrait aider à déjouer la résistance aux pesticides de ce suceur de sang qui pique les dormeurs pendant la nuit.

La punaise de lit commune (Cimex lectularius), qui mesure 4 à 7 mm à l'état adulte, affectionne la compagnie de l'homme depuis des milliers d'années.

Alors qu'elles avaient quasiment disparu aux Etats-Unis depuis les années 1950 en raison d'un recours important au DTT, ces punaises sont revenues en force dans ce pays, notamment à New York, et elles prospèrent aussi en Europe notamment à Paris.

Le développement des transports, le chauffage des logements, la densité humaine favorisent son installation dans les zones urbaines.

Résistance aux insecticides
Deux études parues dans la revue Nature permettent d'entrevoir des pistes pour essayer de limiter leur essor. "Désormais, un très fort pourcentage de punaises de lit présentent des mutations génétiques qui les rendent résistantes aux insecticides courants", constate dans un communiqué Louis Sorkin, du Muséum américain d'histoire naturelle à New York, co-auteur de l'une des études.

Les punaises se sont adaptées en fabriquant des enzymes détoxifiantes qui dégradent les insecticides. Qui plus est, leur "peau" s'est durcie pour se protéger de ces produits.

Les chercheurs ont mené leurs recherches génétiques sur tout le cycle de vie des punaises. L'oeuf donne une nymphe. Celle-ci connaît plusieurs étapes de croissance, marquées chacune par un repas de sang qui permet de passer à la prochaine phase. Ce n'est qu'après qu'elle devient adulte.

Nymphe sensible
Or les scientifiques ont découvert que l'insecte développait des mécanismes de résistance aux insecticides à partir du moment où il commençait à se nourrir de sang.

"Cela suggère que les punaises sont vraisemblablement plus vulnérables à leur premier stade de nymphe, ce qui en fait potentiellement une bonne cible pour les futurs insecticides", souligne le Muséum américain d'histoire naturelle.

Les chercheurs se sont intéressés également au patrimoine génétique des bactéries qui colonisent la punaise et donc une partie sont sans doute favorables à sa croissance et sa reproduction.

"Des antibiotiques qui attaqueraient les bactéries bénéfiques aux punaises (mais ne seraient pas essentiels à l'homme) pourraient venir en complément des pesticides", estime le Muséum.


Texte de ats
Février 2016
quedemots - 07.04.2015 | 0 réactions | #link | rss
Une épidémie de méningite qui sévit depuis janvier dans plusieurs régions du Niger a déjà fait 45 morts, a indiqué samedi le ministre de la Santé Mano Aghali. Au total, 345 cas ont officiellement été notifiés.


Toutes les régions du pays sont touchées, à l'exception de Diffa, dans le sud-est, proche du Nigeria, a précisé le ministre. La capitale Niamey est l'une des zones les plus frappées, avec 18 décès sur 119 cas, tout comme la région voisine de Dosso qui déplore 18 morts pour 157 cas.


"La situation est sous contrôle", a toutefois affirmé Mano Aghali. Le pays a mobilisé 13'500 doses de vaccin en vue de circonscrire l'épidémie et des médicaments sont disponibles dans les zones touchées pour des soins gratuits, a-t-il expliqué.


Le Niger est un Etat sahélien aride et l'un des pays les plus pauvres au monde. Il est régulièrement touché par des épidémies de méningite en raison de sa position au sein de "la ceinture de la méningite", qui va du Sénégal à l'Éthiopie, selon l'Organisation mondiale de la santé.


Texte : ats
Avril 2015
quedemots - 06.04.2015 | 0 réactions | #link | rss
En Suisse, le nombre d'interventions coronariennes, avec le plus souvent la pose de stents, a doublé de 2002 et 2013, passant à 22'000. Le président de la Société suisse de cardiologie soupçonne que des considérations purement économiques participent à cette hausse.


La hausse est certes en partie liée au vieillissement de la population et au fait que ces traitements sont aujourd'hui proposés de manière extrêmement fréquente aux patients de plus de 80 ans, explique Urs Kaufmann dans un entretien publié par "Le Matin Dimanche" et la "SonntagsZeitung".


"Mais cette augmentation laisse aussi penser que, dans certains cas, la première motivation pour pratiquer l'intervention n'est pas le bien-être du patient", relève M. Kaufmann. Et d'ajouter que ces interventions sont "lucratives et facilement planifiables".


Pour le président de la Société suisse de cardiologie, "il existe le soupçon que certains hôpitaux fassent passer des considérations purement économiques avant la médecine". Mais le système de financement des hôpitaux a été voulu ainsi par le politique et pousse les établissements à ces comportements, note Urs Kaufmann.


Compétition entre cantons
Le président des cardiologues juge problématique que l'infrastructure dédiée à la cardiologie interventionnelle soit constamment étendue. Les hôpitaux s'équipent les uns après les autres, sans se soucier que la densité de ces installations est déjà élevée en Suisse. "Il y a une forme de compétition entre cantons qui se fait sur le dos des contribuables".


Pour Urs Kaufmann, le risque existe de poser des stents inutiles, car "les méthodes qui permettent de mesurer si le patient bénéficiera, en termes d'espérance de vie, de la pose d'un stent sont très coûteuses et ne sont pas utilisées systématiquement".


Les stents sont de minuscules cylindres métalliques que le cardiologue place dans une coronaire grâce à un cathéter et qui permettent au sang de circuler normalement.


Texte :ats
Avril 2015
quedemots - 18.01.2015 | 0 réactions | #link | rss
L'épidémie de chikungunya en Polynésie française a provoqué 15 décès, plus de 800 hospitalisations depuis son apparition à la mi-octobre 2014, rapportent les autorités de la collectivité d'outre-mer. Plus de 61'000 consultations ont également eu lieu.


Dans son dernier bulletin, le bureau de veille sanitaire évalue à plus de 130'000 le nombre de personnes ayant contracté la maladie, soit à peu près un Polynésien sur deux. Les spécialistes notent que l'épidémie ralentit, car la population s'immunise elle-même contre cette maladie apparue pour la première fois cet automne sur le territoire du Pacifique Sud.


Le chikungunya, qui se répand par les moustiques, est particulièrement dangereux pour les personnes à risques comme les très jeunes enfants, les personnes âgées malades et les femmes enceintes.


Texte : ats
Janvier 2015
quedemots - 12.01.2014 | 0 réactions | #link | rss
Le café stimulerait la mémoire visuelle

Le café stimulerait la mémoire visuelle, selon une nouvelle étude américaine sur les vertus de la boisson. Les conclusions ont été publiées dimanche dans la revue britannique Nature.

Une équipe de l'Université Johns Hopkins de Baltimore a constaté que la caféine améliore certains souvenirs sur une durée d'au moins un jour alors que les preuves d'un effet dopant du café sur la mémoire étaient jusqu'à présent limitées.

Cette équipe conduite par le Pr Michael Yassa a demandé à 73 volontaires de regarder des images représentant des objets. Ensuite, la moitié du groupe a reçu une dose de 200 milligrammes de caféine, l'équivalent de deux tasses de café, et l'autre moitié a reçu un placebo.

Le lendemain, on a demandé aux deux groupes de regarder une autre série d'images. Certaines étaient les mêmes que celles de la veille, d'autres nouvelles, et quelques-unes étaient similaires mais avec des différences.
Différences mieux distinguées

Les deux groupes ont réussi de la même façon à distinguer les anciennes des nouvelles images. Mais ceux qui avaient reçu de la caféine ont été plus facilement capables de distinguer les différences sur les images similaires.

"Si nous avions utilisé un travail de mémoire standard sans ces articles 'similaires' difficiles à distinguer, nous n'aurions trouvé aucun effet de la caféine", selon le Pr Yassa.

Dans le cas des images similaires, le cerveau doit faire une tâche "plus difficile" que les scientifiques appellent un travail de "séparation du modèle".
Processus renforcé

C'est précisément ce processus qui semble "renforcé par la caféine", explique le Pr Yassa. Celui-ci rappelle que "la caféine est associée à la longévité en bonne santé et peut avoir des effets protecteurs du déclin cognitif comme la maladie d'Alzheimer".

Une étude de l'Institut national américain du cancer (NCI) publiée en mai 2012 indiquait que les personnes de 50 à 71 ans consommant en moyenne trois tasses de café par jour, normal ou décaféiné, présentaient moins de risques de décéder de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, d'attaques cérébrales, de blessures, d'accidents, de diabète ou d'infection.


Texte de : ats
janvier 2014
quedemots - 22.07.2013 | 0 réactions | #link | rss
Hausse de 60% des décès de maladies non transmissibles

Les maladies non transmissibles sont à l'origine des deux tiers des 55 millions de décès enregistrés chaque année dans le monde. Depuis le début du siècle, les victimes de ces maladies ont augmenté de 60%, a affirmé lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et ont tué près de 17 millions de personnes en 2011. Sur ce nombre, sept millions de personnes sont mortes par cardiopathie ischémique (12,9% des décès contre 11,2% en 2000) et 6,2 millions des suites d'un accident vasculaire cérébral (AVC, 11,4% des décès contre 10,6% en 2000).
Dans les pays à revenu élevé, 87% des décès sont causés par les maladies non transmissibles, contre 36% dans les pays les moins avancés, a relevé l'agence de l'ONU.
Après les cardiopathies et les AVC, les infections des voies respiratoires sont au 3e rang des principales causes de mortalité (6,1%), devant la pneumopathie chronique (5,8%) et les maladies diarrhéiques, au 5e rang. Celles-ci sont en régression (de 4,7% à 3,5% des décès, soit de 2,5 millions de morts en 2000 à 1,9 million en 2011).
Cancers en hausse, tuberculose en recul
Les cancers des poumons, de la trachée et des bronches sont en augmentation et ont passé de la 9e à la 7e place des causes principales de mortalité: ils ont fait 1,5 million de décès en 2011 (2,7% du total contre 2,2% en 2000). Le diabète a causé la mort de 1,4 million de personnes en 2011 (2,6%, contre 1,9% en 2000).
Parmi les maladies transmissibles, la tuberculose ne figure plus parmi les dix causes principales de la mortalité. Elle est passée au 13e rang, avec un million de décès (1,8% du total).
Le sida reste la 6e cause de mortalité, avec 1,6 million de décès par an (2,9%), et les maladies diarrhéiques demeurent au 5e rang, mais sont en régression (de 4,7% à 3,5% des décès, soit de 2,5 millions de morts en 2000 à 1,9 million en 2011).
Les accidents de la route ont passé de la 11e à la 9e place avec 2,3% du total des décès (contre 1,9% en 2000), soit 1,3 million de morts par an.


Texte de : ats
juillet 2013
quedemots - 30.04.2013 | 0 réactions | #link | rss
Test d'un dispositif pour repérer les faux médicaments antipaludéens

- L'agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé mercredi son intention de tester un dispositif portable de test des médicaments qui permet de dire en quelques instants s'ils sont contrefaits ou non, et pourrait ainsi aider à lutter contre le paludisme.

Les médicaments antipaludéens contrefaits ou ne répondant pas aux normes en vigueur représentent un problème d'envergure dans de nombreuses régions du monde touchées par la maladie, et trouver un moyen de tester à faible coût ces traitements sur le terrain serait une grande avancée, estiment les experts.

Le dispositif, baptisé Counterfeit Detection Device (Dispositif de détection des contrefaçons) ou CD-3, est utilisé depuis 2010 pour passer au crible des produits cosmétiques, de la nourriture, des dispositifs médicaux ou des cigarettes, a précisé la FDA.

La question de savoir s'il peut être utile pour détecter des médicaments antipaludéens contrefaits doit encore être élucidée et des tests pour le déterminer débuteront courant 2013 au Ghana, a ajouté Margaret Hamburg, directrice de la FDA.

Le dispositif, qui fonctionne avec des piles, utilise des ondes lumineuses de différentes tailles pour scanner le produit testé et le comparer à un produit dont l'origine est certifiée.

Cet outil ne requiert qu'une expérience scientifique ou technique minime et peut être utilisé dans des communautés reculées ou à des endroits où le système de santé est très basique, souligne la FDA.

Quelque 660.000 personnes meurent chaque année du paludisme.


Texte : AFP
avril 2013
quedemots - 09.12.2012 | 0 réactions | #link | rss
Un vaccin anti-malaria s'avère moins efficace que prévu (étude)

Un vaccin expérimental de GlaxoSmithKline (GSK) contre le paludisme s'est avéré moins efficace que prévu chez des bébés, avec un taux d'efficacité d'un tiers contre 50% d'efficacité obtenue sur des enfants plus âgés dans un essai antérieur, selon des résultats diffusés vendredi.

Ce candidat vaccin baptisé "RTS,S" du géant pharmaceutique britannique GSK "offre une protection modeste" contre la malaria chez des nourrissons de 6 à 12 semaines, ont reconnu les chercheurs ayant conduit l'essai, dans la revue scientifique New England Journal of Medicine.

"L'efficacité est plus faible que ce que nous avons observé l'année dernière chez les enfants âgés de 5 à 17 mois, ce qui a surpris certains scientifiques des centres africains" ayant participé à l'essai, a commenté le Dr Salim Abdulla, principal auteur de l'article.

Les tests effectués sur 6500 nourrissons dans sept pays africains ont montré que le vaccin (administré avec les vaccinations infantiles classiques) était efficace à 31% contre les accès simples de malaria et à 37% contre les accès sévères.

Des tests effectués sur des enfants de 5 à 17 mois, et communiqués l'an passé, montraient eux un taux de réussite de 47% à 55%.

"Nous aurions aimé (...) avoir une plus grande efficacité, bien sûr", a reconnu vendredi Andrew Witty, directeur général de GSK, lors d'une conférence téléphonique, qualifiant les résultats "d'un peu frustrants".
Mais il a souligné que le RTS, S restait "le premier et toujours le plus encourageant des candidats vaccins" contre la malaria, maladie qui tue 655'000 personnes par an, principalement des enfants africains de moins de cinq ans.

Le paludisme est dû à un parasite, le plasmodium, qui, transmis par les moustiques, provoque fièvre, maux de tête et vomissements et, en l'absence de traitement, peut entraîner rapidement le décès par troubles circulatoires.

Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens, ce qui renforce l'intérêt pour la mise au point d'un vaccin.

Pour le Dr Abdulla, de l'Ifakara Health Institute (Tanzanie), cette étude a le mérite de montrer que le candidat vaccin "peut aider à protéger les jeunes bébés contre le paludisme" et peut "compléter l'utilisation de moustiquaires".

En outre, l'essai n'a pas montré d'événement indésirable grave lié au candidat vaccin, selon un communiqué commun de GSK et du programme Malaria Vaccine Initiative (MVI) soutenu par la fondation Bill et Melinda Gates, qui participe à ces recherches.

GSK et MVI indiquent que l'une des prochaines étapes sera la collecte de données supplémentaires sur "l'efficacité à plus long terme du vaccin". L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà indiqué qu'elle formulerait une recommandation sur ce vaccin potentiel en 2015 en cas de résultats satisfaisants et après obtention des homologations nécessaires.

"Un vaccin efficace utilisable en complément d'autres mesures comme les moustiquaires et les médicaments antipaludiques représenterait une avancée décisive dans le contrôle du paludisme"

Texte de : AWP
Novembre 2012
quedemots - 09.12.2012 | 0 réactions | #link | rss
Première série de cas de dengue en Europe depuis les années 1920


L'Europe connaît sa première série durable de cas de dengue depuis les années 1920, avec plus de 1.300 personnes touchées par un virus qu'elles ont contracté à Madère, a indiqué l'Union européenne.

Le ministère de la Santé portugais a dénombré 1.357 patients atteints à la date du 11 novembre, dont 669 confirmés par des analyses et 688 probables, a rapporté dans un communiqué mardi soir le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (CEPCM).

Après un voyage sur l'île de l'Atlantique, 25 personnes ont apporté la maladie sur le continent au Portugal, mais aussi en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne et en Suède.

Aucune mort n'a été enregistrée, mais l'éruption de la maladie est importante et constitue un événement important pour la santé publique, a estimé le CEPCM.

La dengue se répend par l'un des quatre virus portés par un moustique du genre Aedes. Elle provoque de violentes fièvres, des maux de tête, des démangeaisons et des douleurs aux articulations. Dans sa forme plus virulente, elle peut causer des hémorragies et la mort.

Le moustique Aedes aegypti est installé à Madère depuis au moins 2005. Les deux premiers cas de dengue sont apparus sur l'île le 3 octobre.

Le CEPCM a conseillé aux habitants et visiteurs de prendre des mesures de protections individuelles, pour se prémunir des piqûres de moustique. Il a également recommandé aux ports, aéroports et transporteurs à Madère de maintenir des procédures de désinfection.

Avec l'afflux des touristes à Madère, l'importation continue de cas de dengue depuis l'île vers d'autres régions de l'Union européenne est prévisible tant que la population de moustiques ne sera pas réduite et la transmission interrompue, a prévenu le Centre.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, entre 50 et 100 millions cas de dengue sont recensées dans le monde chaque année, dans plus de 100 pays.


Texte : AFP
novembre 2012
quedemots - 09.12.2012 | 0 réactions | #link | rss
Depuis plus de 10.000 ans, ils vivent en étroite relation : une analyse du génome du porc publiée mercredi par la revue Nature, la plus complète jamais réalisée, révèle de nouvelles analogies avec l'homme, confirmant l'intérêt de cet animal comme modèle pour la recherche biomédicale.

Cette publication est le résultat d'une collaboration internationale de plus de 10 ans, a souligné David Milan, chef du département de génétique animale à l'Institut scientifique de recherche agronomique (Inra), où le Consortium international pour le séquençage du génome du porc a été initié.

Les scientifiques ont comparé le génome du porc domestique (Sus scrofa domesticus), que l'on retrouve communément dans les fermes, avec celui de 10 races de sangliers présents en Europe et en Asie. Ils ont également comparé son génome avec celui de l'homme, de la souris, du chien, du cheval et de la vache.

Le cochon et son cousin le sanglier partagent beaucoup de points communs avec les humains: ils savent s'adapter, colonisent des territoires et nuisent souvent à leur propre habitat; ils se laissent domestiquer, mais retournent à la vie sauvage quand les conditions s'y prêtent...

Le porc est également proche de l'homme d'un point de vue anatomique et physiologique, et il est déjà utilisé pour soigner les humains : chirurgie cardiaque (valves aortiques), production d'héparine (anticoagulant)... Cette proximité en ferait aussi un bon candidat pour les greffes d'organes.

L'analyse génomique révèle de nouvelles similitudes avec l'homme qui l'a domestiqué il y a quelque 10.000 ans.

Les chercheurs ont ainsi identifié chez l'animal un certain nombre de mutations impliquées dans des maladies humaines, comme l'obésité, le diabète ou encore les maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

Le porc pourrait donc s'avérer un modèle utile pour étudier ces maladies humaines et leur traitement, a expliqué un des chercheurs, Alan Archibald (Université d'Edimbourg).

Nez fin

Dans le domaine de l'élevage, l'analyse du génome du porc pourrait favoriser la sélection d'animaux produisant une viande de meilleure qualité, à meilleur coût, et avec un impact moindre sur l'environnement.

Les ancêtres du porc domestique sont apparus dans le sud-est asiatique entre 5,3 et 3,5 millions d'années avant notre ère et ont progressivement migré vers l'Eurasie. La comparaison entre les sangliers asiatiques et européens révèle une scission il y a environ 1 million d'années et des différences génétiques telles qu'ils peuvent être considérés comme des sous-espèces distinctes.

L'étude des gènes gouvernant les caractéristiques propres au porc pourrait notamment permettre de comprendre les circonstances dans lesquelles il a été domestiqué par l'homme. Sa capacité à manger ce que l'homme n'apprécie guère pourrait être une des raisons, suggèrent les chercheurs.

Car si le porc présente un plus grand nombre de gènes olfactifs (1.301) que l'homme ou d'autres mammifères, ce qui lui confère un excellent odorat, d'ailleurs utilisé par l'homme pour chercher des truffes, son sens du goût laisse manifestement à désirer.

L'analyse génomique montre que les porcs ont moins de gènes codant pour les récepteurs du goût amer que les humains et que les gènes impliqués dans la perception de certains goûts sucrés sont différents chez le porc et chez l'homme.

Le cochon peut ainsi avaler des aliments très salés ou considérés comme répugnants par l'homme.


Texte de : AFP
novembre 2012
quedemots - 25.10.2012 | 0 réactions | #link | rss
Afrique: une saisie record de faux médicaments donne une idée du phénomène


Quelque 82 millions de médicaments illicites saisis en trois jours, en juillet, dans des ports africains: une opération douanière internationale dévoilée jeudi à Paris donne la mesure des trafics de faux remèdes qui gangrènent le continent.

Il s'agit de la plus grosse opération jamais réalisée avec la saisie de produits de santé de contrebande ou contrefaits d'une valeur de 40 millions de dollars US, a déclaré Christophe Zimmermann, coordinateur de la lutte anti-contrefaçon à l'Organisation mondiale des douanes (OMD).

Rapportée sur toute l'année, la quantité saisie représenterait dix milliards de doses et une valeur de 5 milliards USD, a souligné ce responsable lors d'une conférence de presse organisée à Paris pour présenter cette opération Vice grips 2.

Sur 110 conteneurs saisis par les douanes, 84 contenaient des produits contrefaits ou de contrebande, en provenance généralement d'Asie du sud-est, surtout de Chine, mais aussi de Dubaï. L'Angola, le Togo, le Cameroun et le Ghana étaient les pays où ont été opérés les plus grosses prises.

Parmi les produits saisis se trouvaient de faux antipaludéens, des antibiotiques ou des antiparasitaires sans principe actif ou encore de fausses pilules du lendemain.

Dans un cas, en Angola, 33 millions de doses de médicaments de grandes marques parfaitement imités, mais sans principe actif, ont été découverts avec des DVD pornographiques, dissimulés à l'intérieur d'un lot de haut-parleurs d'importation.

Les faussaires produisent désormais à rythme industriel et vont jusqu'à imiter parfaitement les hologrammes anti-contrefaçon sur les boîtes qui sont censés dissuader les imitateurs et protéger les consommateurs.

Dans un autre cas, au Togo, un sirop expectorant supposé être conservé entre -2 et +4 degrés se trouvait dans des conteneurs en plein soleil par plus de 50 degrés.

Aujourd'hui l'Afrique est devenu un dépotoir et cela affecte directement la sécurité et la santé des consommateurs, déplore M. Zimmermann.

On a affaire à des organisations de fraude internationale structurées qui profitent de la globalisation, utilisant plusieurs continents, pays et moyens de transport pour cacher la provenance véritable des produits, souligne-t-il.

La contrefaçon des médicaments a quitté l'échelle artisanale et se fait désormais à l'échelle industrielle dans des usines capables de produire plus que les usines qui produisent les vrais remèdes, affirme-t-il.

Le professeur Marc Gentilini, responsable du programme de santé de la Fondation Chirac, souligne que ces nouveaux mafieux s'adonnent au trafic le plus rentable qui soit et aussi le moins dangereux.

Les peines encourues semblent souvent minimes face aux dangers que les faux remèdes, sans principe actif, font courir aux patients.

Le trafic de faux médicaments se nourrit de la pauvreté en Afrique: un grand nombre de ces médicaments sont vendus à faible prix dans la rue.

Mais il se nourrit aussi de la désorganisation des systèmes sanitaires et de la corruption: dans certains cas, les faux médicaments se retrouvent dans des réseaux officiels des pharmacies.

Le directeur de l'Institut de recherche anti contrefaçon de médicaments (IRACM) Jacques Franquet se souvient de deux opérations de contrôle menées par le laboratoire français Sanofi dans les pharmacies d'une capitale africaine, où dans un cas 40% des boîtes du médicament ciblé étaient fausses et dans l'autre 80%.

La lutte contre la contrefaçon ne sera efficace qu'avec la volonté politique de s'adresser véritablement au problème, a souligné le secrétaire général de l'OMD, le Japonais Kunio Mikuriya, ajoutant que deux nouvelles opérations anti-contrefaçon seront organisées en Afrique, en novembre et mars, pour que la mobilisation ne retombe pas.


Texte de : AFP
octobre 2012
quedemots - 27.09.2012 | 0 réactions | #link | rss
Les décès dus à une infection par le virus du Nil occidental ont continué à augmenter la semaine passée aux Etats-Unis, comme le nombre de personnes infectées, mais dans les deux cas à un rythme moins élevé, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires américaines.

Dans l'ensemble du pays, 3.545 cas au total avaient été enregistrés depuis le début de l'année au 25 septembre contre 3.142 une semaine avant, soit une augmentation de près de 13%, en nette baisse par rapport à l'évolution enregistrée précédemment (+30%), ont précisé les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Il s'agit toutefois du nombre de cas le plus élevé depuis 2003, soulignent les CDC, qui rappellent que le virus du Nil occidental a été observé pour la première fois en 1999 aux Etats-Unis.

A total 147 personnes infectées étaient décédées depuis le début de l'année au 25 septembre, un accroissement de 9,7% par rapport à la semaine précédente (134 décès), là encore un rythme moins soutenu que lors de la période précédente (+13,5%).

Des infections neurologiques, les plus graves qui peuvent évoluer en méningite ou encéphalite, ont été observées dans 51% des cas, précisent les CDC.

Les Centres ajoutent que 70% des cas se sont concentrés dans huit Etats: le Texas (sud), le Mississippi (sud), la Louisiane (sud), l'Oklahoma (sud), le Michigan (nord), le Dakota du Sud (nord), le Michigan (nord) et la Californie (ouest).

Selon les autorités sanitaires, cette explosion des infections en 2012 pourrait s'expliquer notamment par le dernier hiver particulièrement clément, un printemps précoce et un été chaud.

Depuis l'émergence aux Etats-Unis du virus du Nil Occidental en 1999, plus de 30.000 personnes ont été affectées.

Bien que le pic de la saison des moustiques, vecteurs du virus, soit passé, les CDC s'attendent à ce que les infections continuent jusqu'en octobre, provoquant davantage de décès.

Le virus du Nil occidental, identifié pour la première fois en Ouganda en 1937, peut entraîner trois formes de réactions chez les humains. Le plus souvent (80% des cas) il passe inaperçu mais peut aussi provoquer des symptômes semblables à la grippe. Dans une minorité de cas, on constate des complications graves, essentiellement des méningites et des encéphalites, qui peuvent être mortelles.


Texte de : AFP
septembre 2012
quedemots - 18.09.2012 | 0 réactions | #link | rss
Une étude publiée mardi vient confirmer l'intérêt d'un nouveau traitement dans les cancers avancés de la prostate qui ne répondent plus aux traitements par hormone et à la chimiothérapie de dernière génération, avec un gain de survie évalué à près de cinq mois.

C'est un résultat important car pour la première fois un médicament est capable d'améliorer la survie des patients les plus graves qu'on puisse imaginer, explique à l'AFP l'un des auteurs de l'étude, Karim Fizazi, de l'Institut Gustave Roussy (IGR), grand centre de lutte contre le cancer situé près de Paris.

La nouvelle molécule, acétate d'abiratérone --commercialisée par le laboratoire américain Johnson & Johnson sous le nom de Zytiga-- a également l'avantage d'améliorer la qualité de vie de patients dont le cancer a atteint le stade des métastases le plus souvent osseuses, souligne ce cancérologue.

Il y a un bénéfice clair en qualité de vie. Les patients se disent moins fatigués, avec moins de douleurs et moins de pertes en autonomie, explique le Pr Fizazi.

Cette étude internationale en double aveugle, financée par une filiale du laboratoire américain, confirme que l'acétate d'abiratérone prolonge de manière significative la survie globale des patients atteints d'un cancer métastatique de la prostate résistant à l'hormonothérapie et en progression après un traitement par docetaxel (chimiothérapie de dernière génération), indiquent les chercheurs dans l'article paru dans The Lancet.

L'étude a été conduite auprès de 1.195 patients dans 13 pays, avec un âge moyen de 69 ans. La survie moyenne des 797 patients traités par Zytiga a été de 15,8 mois après chimiothérapie par docetaxel, tandis que 398 patients ayant reçu un placebo ont survécu 11,2 mois.

Ce gain peut paraître modeste mais est en fait significatif, souligne le Pr Fizazi, car il y a quelques années encore on considérait que ce type de patients n'avait plus que six mois à un an à vivre.

En juin, les résultats préliminaires d'un autre essai sur l'acétate d'abiratérone sur des patients cette fois non traités par docetaxel ont également été jugés prometteurs lors de la conférence américaine annuelle sur le cancer (Asco).

L'acétate d'abiratérone, qui agit en inhibant une enzyme servant à la fabrication de la testostérone, considéré comme le carburant des cellules prostatiques tumorales, est déjà donné en prescription et a permis d'améliorer non seulement la survie mais aussi la qualité de vie des patients souligne de son côté l'urologue Laurent Salomon, de l'hôpital Henri Mondor, près de Paris.

A cette molécule s'ajoute un autre traitement, l'enzalutamide (MDV3100 - pas encore autorisé en Europe) qui par un autre mécanisme d'action sur la testostérone, permet également à des malades atteints de cancer métastatique de gagner des mois de vie, selon le Pr Salomon.

Le cancer de la prostate qui est le plus fréquent pour l'homme en France avec 71.000 nouveaux cas par an et 9 000 décès, vit une révolution depuis un an ou deux avec l'arrivée de nouvelles molécules pour la prise en charge des cas les plus avancés, selon cet urologue.

On a eu plus de progrès en trois ans que durant les 30 années précédentes, confirme de son côté le Pr Fizazi.


Texte de : AFP
septembre 2012
quedemots - 02.09.2012 | 0 réactions | #link | rss
Le Brésil vient d'accorder aux patients souffrant de maladies incurables le droit de choisir à l'avance s'ils souhaitent ou non recevoir des soins extrêmes lorsqu'ils se trouveront en phase terminale.

La résolution du Conseil fédéral de médecine (CFM), rendue publique vendredi dans la presse, précise que le testament vital permettra au malade de définir les soins et traitements qu'il souhaite, ou non, recevoir lorsqu'il se trouvera incapable d'exprimer sa volonté.

La mesure s'applique à toute personne majeure et pleinement lucide et est mise en oeuvre lorsque le malade se trouve dans un état végétatif ou en phase terminale.

Ce refus de l'acharnement thérapeutique ou mort digne est déjà en vigueur dans d'autres pays comme l'Argentine, les Etats-Unis et l'Espagne.

En aucun cas la vie du patient ne sera abrégée, a souligné Roberto d'Avila, le président du CFM, qui précise que l'euthanasie reste interdite.

Cependant, nous défendons l'idée du droit à une mort naturelle, sans interventions technologiques (...) qui peuvent parfois apaiser la famille sans toujours correspondre à la volonté du patient, a-t-il ajouté, dans des déclarations reprises par la presse.

Ce testament vital ne pourra être mis en oeuvre que dans le cas de maladies dégénératives telles que les cancers, Alzheimer, Parkinson et d'autres affections qui plongent le malade dans un état végétatif.

Le patient devra enregistrer sa volonté auprès d'un notaire ou la signaler à l'équipe médicale. Jusqu'ici, la décision revenait à la famille.


Texte de : AFP
août 2012
quedemots - 01.09.2012 | 0 réactions | #link | rss
La consommation de pamplemousse au cours d'un traitement médicamenteux est fortement déconseillé par la revue médicale française indépendante Prescrire en raison d'interactions possibles avec des dizaines de médicaments.

Le pamplemousse est connu depuis des années pour agir sur le métabolisme de nombreux médicaments avec des effets indésirables graves parfois observés, souligne cette revue dans son numéro de septembre.

Des dizaines de médicaments sont concernés par ces possibles interactions avec l'agrume.

Parmi ceux-ci: les statines contre le cholestérol, les benzodiazépines (tranquillisants), les immunodépresseurs (inhibiteur du système immunitaire) ou encore les inhibiteurs calciques, substances utilisées pour traiter des troubles cardiaques.

La gravité des quelques observations publiées est à elle seule une bonne raison de ne pas consommer du pamplemousse, notamment du jus de pamplemousse, au cours d'un traitement médicamenteux, juge la revue dans un communiqué.

On ignore les mécanismes précis expliquant ces interactions. De nombreuses substances présentes dans le pamplemousse ont été mises en cause. D'après certaines hypothèses, le pamplemousse provoquerait l'inhibition d'enzymes qui habituellement métabolisent les médicaments, conduisant à des risques de surdosage.

Dans d'autres cas, plus rares, on observe au contraire une diminution de la concentration de substances médicamenteuses dans le sang, ce qui nuit à l'efficacité du produit.

Les effets indésirables observés peuvent être graves: destruction musculaire (rhabdomyolyse), insuffisance rénale aiguë, tremblements invalidants, chocs hémorragiques, avec parfois une évolution mortelle, selon la revue.

Alors que le rôle potentiellement perturbateur du pamplemousse est connu depuis des années, des travaux plus récents indiquent que d'autres jus, notamment le jus d'orange, pourrait également exposer à des effets indésirables de médicaments, selon cette revue connue pour donner des évaluations indépendantes sur les nouveaux médicaments.

Les interactions avec les aliments, lorsqu'elles existent, sont toutefois clairement indiquées dans les notices des médicaments en question. Celles-ci mentionnent les aliments à éviter et la nature du risque encouru.

En outre, il appartient au médecin et au pharmacien de mettre en garde le patient contre d'éventuelles interactions alimentaires.


Texte de : AFP
août 2012
quedemots - 28.08.2012 | 0 réactions | #link | rss
Fumer du cannabis régulièrement à l'adolescence peut provoquer une baisse des capacités intellectuelles à l'âge adulte, montre une étude publiée lundi. Les consommateurs de marijuana montrent aussi de plus faibles capacités de mémoire, de concentration et de vivacité d'esprit.

La recherche effectuée sur 1000 Néo-zélandais a permis de comparer leur quotient intellectuel (QI) à treize ans puis à 38 ans, les uns étant des consommateurs réguliers de cannabis, y compris durant vingt ou trente ans, les autres pas.

Au bout de la période, un écart de huit points s'est creusé entre les fumeurs et les autres, affirme Madeleine Meier, psychologue à l'université Duke, en Caroline du Nord, et auteure principale de cette étude publiée lundi dans les "Actes de l'Académie américaine des sciences".
Désavantage important

"On sait que le QI est un élément fort déterminant pour l'accès à l'université, pour le revenu gagné tout au long de la vie, pour l'accès à l'emploi, et la performance au travail", poursuit la chercheuse.

"Quelqu'un qui perd huit points de QI durant son adolescence et à la vingtaine peut se retrouver désavantagé par rapport à ses pairs du même âge pour de nombreux aspects majeurs de la vie", et ce pendant de longues années, conclut-elle.
Période très sensible

Les consommateurs de marijuana qui avait ralentit leur consommation l'année d'avant leurs 38 ans, moment du second test, n'ont pas pour autant obtenu de meilleurs résultats. En revanche, les fumeurs qui ont commencé seulement à l'âge adulte ne souffraient pas d'un tel écart intellectuel avec les non fumeurs.

"L'adolescence est une période très sensible du développement du cerveau", indique Mme Meier. En utilisant des substances agissant directement sur le mental, les jeunes "peuvent perturber le processus cérébral normal", explique-t-elle.

L'étude n'évalue pas, par contre, les effets d'un arrêt ou d'un ralentissement de consommation plus tôt dans la vie, et ne précise pas non plus les quantités consommées.


Texte de : ats
Août 2012
quedemots - 30.06.2012 | 0 réactions | #link | rss
Le développement des échanges commerciaux et des voyages favorise le risque d'implantation de nouvelles maladies exotiques sur le continent européen, un phénomène que pourrait encore amplifier le réchauffement climatique, mettent en garde médecins et vétérinaires.

La propagation extrêmement rapide du nouveau virus grippal H1N1 a montré combien la mondialisation pouvait faire galoper une maladie à travers les continents.

Mais ce sont d'autres maladies infectieuses, aux consonances encore exotiques (virus du Nil occidental, fièvre de la vallée du Rift, virus Nipah...), dont il était question mardi lors de la séance hebdomadaire de l'Académie nationale de médecine, organisée conjointement par des médecins et des vétérinaires.

Car les trois-quarts de ces maladies émergentes sont des zoonoses, transmises à l'homme par l'animal, a souligné au cours d'une conférence de presse Jeanne Brugère-Picoux, médecin vétérinaire (Maison-Alfort).

"Beaucoup de germes arrivent, mais heureusement peu s'implantent, faute de conditions favorables", a relevé Michel Rey (Académie de médecine).

Il faut en quelque sorte un "concours de circonstances" pour qu'une maladie exotique puisse s'installer.

L'environnement apparaît comme "un paramètre essentiel", a souligné François Moutou (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Si la végétation change, notamment sous l'effet du réchauffement, c'est tout l'écosystème qui va se modifier.

Pour le Pr Brugère-Picoux, la fièvre catarrhale ovine (maladie de la langue bleue), est "la maladie émergente par excellence" chez l'animal, car "personne de l'attendait en Europe".

Transmise par un petit moucheron et considérée comme une maladie exotique jusqu'à la fin des années 90, elle est identifiée en 2006 dans la région de Maastricht avant de gagner rapidement du terrain en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, puis en Grande-Bretagne et en Suède.

On ne sait toujours pas expliquer cette introduction, mais le fait est que le virus a trouvé en Europe un insecte adapté à sa transmission.

Le virus du Nil occidental est un autre exemple de maladie "vectorielle", véhiculé cette fois par un moustique, et transmissible à l'homme. Apparue à New York en 2006 - probablement importée par un voyageur en provenance d'Israël -, la maladie a "explosé en Amérique du Nord en 2 ans", a souligné Michel Rey. En revanche, l'Europe semble relativement protégée.

D'autres maladies peuvent être d'origine alimentaire : c'est ainsi qu'il y a eu en 2005 en France 17 cas de trichinellose chez des chasseurs... et leurs convives invités à consommer leur tableau de chasse exotique.

D'autant que des changements d'habitudes peuvent modifier l'exposition au risque. Ainsi la pratique conviviale du barbecue expose à consommer de la viande qui n'est pas cuite à coeur.

Autre phénomène de mode, les NAC (nouveaux animaux de compagnie) réservent leur lot de surprises désagréables. Les chiens de prairies peuvent transmettre la variole du singe. Cette année en France des rats importés de Hongrie ont transmis à leurs propriétaires le virus cowpox.

"Il faut éviter certains animaux de compagnie", a prévenu le Pr Brugère-Picoux, jugeant le lapin moins risqué que des animaux comme les reptiles.
"Tout ce qui survient dans n'importe quel coin du monde peut nous concerner d'une façon ou d'une autre", a pour sa part souligné François Rodhain (Institut Pasteur), invitant à "avoir une approche écologique de ces maladies".

Texte de : AFP
novembre 2009
quedemots - 12.06.2012 | 0 réactions | #link | rss
Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont désormais classés parmi les cancérogènes certains pour les humains, a statué l'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette décision pourrait semer la consternation dans l'industrie automobile.

En 1988, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait classé les émission des moteurs diesel parmi les cancérogènes "probables" pour l'homme (groupe 2A), a-t-il rappelé mardi.

Les experts ont estimé qu'il y avait à présent assez de preuves démontrant qu'une exposition aux gaz d'échappement de moteurs diesel est associée à un risque accru de cancer du poumon, pour classer ces gaz dans le groupe des cancérogènes "certains" pour les humains (Groupe 1). Le CIRC a aussi estimé que ces gaz étaient associés "à un risque accru de cancer de la vessie".

Depuis 1971, plus de 900 agents ont été évalués parmi lesquels plus de 400 ont été classés comme cancérogènes ou potentiellement cancérogènes pour l'homme.


Texte de :ats
12.06.2012
quedemots - 01.06.2012 | 3 réactions | #link | rss
Les derniers tests cliniques pour la commercialisation d'un vaccin contre le paludisme auront lieu dans sept pays africains à partir de janvier, a-t-on appris mercredi auprès des responsables du laboratoire GlaxoSmithKline et d'une ONG en charge de ce programme.

"C'est le vaccin le plus avancé et le seul qui aujourd'hui ait démontré une efficacité contre la maladie chez les enfants et les nourrissons en Afrique", a déclaré à l'AFP Joe Cohen, qui travaille depuis 1987 sur ce vaccin au sein du laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK).

Selon des études conduites au Mozambique sur des enfants de moins de cinq ans, le vaccin, appelé RTS,S, a une efficacité de 30 à 35% contre les formes bénignes de la maladie et 50% contre les formes sévères sur une période de trois ans environ.

"Avec 30 à 35% d'efficacité, cela va éviter 100 millions de cas de maladies par an (...) et suggère qu'on pourrait sauver plusieurs milliers de vie", a souligné M. Cohen, rappelant que le paludisme tuait chaque année près d'un million d'enfants.

Au Mozambique, le vaccin a également permis de réduire le nombre d'hospitalisations, précise Christian Loucq, directeur de l'ONG Malaria Vaccine Initiative (MVI) qui finance via la Fondation Bill et Melinda Gates une partie de ce programme.

Ce test aura lieu dans 11 sites cliniques au Kenya, Malawi, Mozambique, Gabon, Ghana, Burkina Faso et Tanzanie. L'essai, qui implique 16.000 enfants et associe des scientifiques africains, devrait débuter dans certains pays en janvier 2009, a précisé M. Loucq.

"C'est un vaccin qui a été conçu pour activer le système humanitaire de telle manière (...) qu'il permet de détruire le parasite très tôt quand il est dans le sang ou le foie, avant qu'il n'atteigne les globules rouges", a expliqué M. Cohen.

Cette phase III, la dernière avant une demande d'homologation auprès des autorités, permettra la commercialisation du vaccin, probablement en 2012 si les tests sont concluants.

Le coût du vaccin est estimé à quelque 500 millions de dollars (392 millions d'euros), selon MM. Cohen et Loucq.

Texte de :AFP

novembre 2008
quedemots - 31.03.2012 | 0 réactions | #link | rss
Personne ne sait pourquoi Patrick Anywar, 14 ans, gît recroquevillé, nu dans la poussière et sous le soleil au zénith, dans le nord de l'Ouganda, luttant pour relever la tête et apercevoir son frère et sa soeur cadets qui jouent devant le domicile familial.

Après quelques minutes d'effort, sa tête retombe sur sa poitrine et son corps amaigri est saisi de convulsions.

Patrick est l'un des 3.000 enfants du nord de l'Ouganda atteints d'un mal mystérieux, connu sous le nom de maladie du hochement de tête ou maladie du tremblement (nodding disease).

Les scientifiques qui l'étudient depuis plusieurs années se perdent en conjectures sur l'origine de cette maladie qui a déjà tué au moins 200 enfants dans la région.

Le peu qu'ils sachent est qu'elle ne touche que les enfants. Elle se traduit par des crises de convulsion qui les empêchent de se nourrir, provoquant des retards de croissance, des membres amoindris, des handicaps mentaux, jusqu'à ce que parfois ils meurent de faim.

La maladie a déjà pris un fils, Watmon, à la mère de Patrick Anywar, Rugina Abwoyo, qui dit ne pouvoir rien faire d'autre que d'assister impuissante aux ravages de celle-ci sur son autre fils.

Avant, il marchait et courait comme les autres enfants, mais maintenant, quelqu'un doit veiller sur lui en permanence, explique-t-elle. La maladie est terrible, elle l'empêche de manger et de boire tout seul.

Sur un sentier ouvert dans un champ de sorgho, Joe Otto, un auxiliaire médical volontaire de 54 ans, raconte que la pathologie a ravagé son village de Tumangu, dans le district de Kitgum, à environ 450 km au nord de Kampala.

Dans le village vivent 780 personnes et nous avons 97 cas. Presque toutes les familles ont été touchées, explique-t-il.

- Un mal incurable -

Quand le dispensaire local, à plusieurs kilomètres, reçoit l'une de ses épisodiques livraisons de médicaments, Joe Otto enfourche sa bicyclette pour s'en procurer. Mais ces traitements ne sont qu'un pis-aller.

Nous donnons des médicaments contre l'épilepsie, comme la carbamazepine, mais cette maladie est différente de l'épilepsie, souligne-t-il.

Face à ce mal incurable, les habitants sont passés de la crainte au fatalisme, dit-il: On commence à dire que les patients qui sont morts ont guéri, parce que finalement, ils ne souffrent plus de cette maladie douloureuse.

Depuis 2010, des scientifiques de toutes disciplines - épidémiologistes, biologistes, neurologues, toxicologues, psychiatres - ont mené toutes sortes de tests pour tenter de découvrir les origines de la maladie.

Plusieurs hypothèses ont été étudiées: d'un parasite tel que celui provoquant l'onchocercose (ou cécité des rivières) aux possibles effets secondaires de la guerre civile dans le nord de l'Ouganda, où sévit la très brutale rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Nous avons examiné tout cela, mais malheureusement nous n'avons pu identifier aucun réel facteur déterminant ou de risque (...) les recherches de l'agent pathogène continuent, explique Miriam Nanyunja, du service de prévention et contrôle des maladies à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Kampala.

Les résultats ont même souvent suscité plus de questions que de réponses. Les scientifiques ne savent pas si la maladie est liée à des épidémies similaires au Soudan du Sud et en Tanzanie, tentent de comprendre si elle continue de s'étendre ou a commencé à décliner, et pourquoi elle se limite à quelques communautés.

Fin janvier, sous la pression de députés ougandais, le ministère de la Santé a mis en place un plan d'intervention d'urgence pour tenter d'identifier et de circonscrire la maladie.

Mme Nanyunja, de l'OMS, estime qu'en attendant la découverte de l'origine de l'affection et d'un possible traitement, les médecins doivent se consacrer à tenter de soulager les patients.

Il existe de nombreuses maladies dont nous continuons à traiter les symptômes sans en connaître la cause exacte, souligne-t-elle.

Mais pour Patrick Anywar, toute tentative de guérir sa maladie ou d'en atténuer les effets arrivera sans doute trop tard, craint sa mère.

Nous espérons que les médecins travaillent sans relâche pour trouver un remède à cette maladie, explique-t-elle néanmoins. L'avenir pour nous n'existe plus, car tellement d'enfants sont déjà touchés, mais nous espérons que les plus jeunes puissent être sauvés.


Texte de : AFP
février 2012
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