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quedemots - 22.11.2009 | 0 réactions | #link | rss
Les légendaires neiges éternelles du Kilimandjaro pourraient n'être bientôt plus qu'un souvenir, selon les dernières mesures dévoilées lundi, signes supplémentaires du réchauffement planétaire.

La fonte accélérée des glaciers de montagne dans le monde entier est probablement l'indication la plus probante de la montée des températures, jugent les glaciologues américains ayant effectué ces mesures.

Quelque 85% de la calotte glaciaire qui recouvrait le Kilimandjaro en 1912 avait totalement disparu en 2007. Et 26% de la glace qui se trouvait encore de façon permanente en 2000 au sommet de ce massif volcanique s'était évaporée sept ans plus tard, indiquent leurs estimations.

Bien que les changements de la couverture nuageuse et la raréfaction des chutes de neige jouent aussi un rôle, ces facteurs paraissent avoir moins influé ces dernières décennies que la montée du mercure, estiment ces experts.

"Cette recherche est la première à calculer le volume de glace perdue par les glaciers du Kilimandjaro" depuis 2000, précise Lonnie Thompson, professeur des sciences de la Terre à l'Université de l'Etat d'Ohio (nord), un des principaux co-auteurs de cette communication publiée dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) datées du 2 novembre.

"Si on compare le pourcentage du volume de glace disparu depuis 2000 avec celui de la superficie perdue, les chiffres sont proches", poursuit-il.

Alors que la réduction des glaciers du Kilimandjaro d'une année sur l'autre a surtout été révélée jusqu'à présent par le rétrécissement de leur superficie, la diminution de l'épaisseur de glace est tout aussi spectaculaire et préoccupante, explique le glaciologue.

Les glaciers du Kilimandjaro au nord et au sud ont vu leur épaisseur diminuer de 1,9 mètre et de 5,1 mètres respectivement de 2000 à 2007. Le glacier Furtwängler près du mont Kibo, point culminant du massif à 5.891,8 mètres, a perdu 50% de sa profondeur entre 2000 et 2009, ont indiqué les auteurs de l'étude, prédisant une disparition prochaine de ce glacier.

D'après des analyses de carottes de glace prélevées à différents endroits dans les glaciers du massif situé à la frontière entre la Tanzanie et le Kenya, aucun phénomène de fonte durable n'a été détecté pendant 11.700 années.

Même durant la grande sécheresse qui a duré 300 ans en Afrique il y a 4.200 ans, on ne trouve aucune indication de réduction soutenue des glaciers. Seule une couche de poussière d'environ 2,5 centimètres prise en sandwich dans les glaces témoigne de cet épisode.

Lonnie Thompson et son équipe de chercheurs avaient prélevé six carottes glaciaires dans les mers de glace du Kilimandjaro en 2000 et publié deux ans après les résultats de leurs recherches qui constituent la base de comparaison pour les mesures effectuées ensuite.

Ces glaciologues soulignent que la fonte rapide des glaciers du Kilimandjaro, montagne emblématique à de nombreux égards, reflète ce qui arrive sur le Mont Kenya, la chaîne du Rwenzori en Ouganda et dans les glaciers tropicaux des Andes en Amérique du Sud ou dans l'Himalaya.

"Le fait qu'un nombre aussi élevé de glaciers dans les régions tropicales et subtropicales fondent laissent penser que la cause doit être unique, à savoir la hausse des températures près de la surface du globe", note Lonnie Thompson.

La disparition progressive des glaciers de montagne risque d'affecter sévèrement des millions de personnes, dont un grand nombre dans des pays pauvres qui en dépendent pour leurs cultures et leur consommation d'eau potable.

Texte de : AFP
novembre 2009
quedemots - 06.10.2009 | 0 réactions | #link | rss
Quelque 2000 véhicules supplémentaires se sont déversés chaque jour dans les rues de Pékin le mois dernier. Les restrictions de circulation pour limiter la pollution semblent avoir l'effet inverse à celui recherché, a indiqué le quotidien China Daily.

Quelque 60'100 véhicules ont été achetés à Pékin en août, un record mensuel cette année, selon le journal qui cite une compilation du plus grand concessionnaire. Les voitures ont été acquises à 86% par des particuliers, le reste par des sociétés ou des administrations.

Avec la progression des ventes encore attendue dans les prochains mois par les experts, la capitale chinoise devrait compter à la fin de l'année quatre millions de véhicules. C'est plus que la plupart des autres mégapoles asiatiques, note le quotidien de langue anglaise.

Avec ses 17 millions d'habitants et ses rues déjà très encombrées aux heures de pointe, Pékin est l'une des mégapoles les plus polluées au monde en dépit des efforts consentis en faveur de l'environnement avant les jeux Olympiques de 2008.

L'interdiction faite à chaque conducteur de rouler un jour par semaine (déterminée par son numéro de plaque minéralogique) afin de décongestionner un peu les rues semble avoir paradoxalement augmenté le nombre de voitures dans la capitale.

De riches Pékinois n'ont pas hésité à acheter une deuxième, voire une troisième, voiture pour contourner la difficulté, a indiqué le journal. Il précise que les autorités ne prévoient à l'heure actuelle pas de limiter les achats de véhicules, mais plutôt de développer les transports publics.

Texte de : ats
septembre 2009
quedemots - 07.09.2009 | 0 réactions | #link | rss
Algue toxique, moule zébrée, ragondin, les espèces invasives font des dégâts importants en Europe, dont une première estimation est donnée par une étude européenne à laquelle l'Institut français de recherche agronomique (Inra) a participé.

Les vertébrés terrestres ainsi que les plantes et les animaux d'eau douce semblent avoir le plus fort impact écologique, tandis que les invertébrés terrestres apparaissent les plus dommageables en termes de coût pour les cultures et les forêts, précise l'Inra dans un communiqué.

Sur 10.000 espèces vivantes exotiques recensées sur le continent européen depuis la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492, 1.094 (11%) ont un impact écologique et 1.347 (13%) un impact économique.

Parmi les dix espèces ayant le plus fort impact sur la faune et la flore locale du fait de leur prolifération, figurent l'oie du Canada, la moule zébrée, le cerf Sika, l'omble de Fontaine, le ragondin ou l'écrevisse de Louisiane, précise l'étude.

Au palmarès des espèces occasionnant le plus de dégâts en termes de coûts économiques (maîtrise de leur propagation, campagnes de sensibilisation des citoyens), figurent une algue unicellulaire toxique en Norvège (Chrysochromulina poly épis, 8,2 millions d'euros par an), la jacinthe d'eau en Espagne (3,4 millions d'euros par an) et le ragondin en Italie (2,8 millions d'euros par an).

Ce sont les vertébrés terrestres qui ont le plus fort impact à la fois écologique et économique - comme le ragondin ou le rat musqué à l'origine de dégâts dans plus de 50 régions européennes.

Les espèces invasives d'invertébrés terrestres provoquent des dégâts dans les cultures et les forêts: pour le seul territoire du Royaume-Uni, les pertes annuelles dans les récoltes dues aux arthropodes (insectes divers, cloportes, araignées, crabes) s'élèveraient à 2,8 milliards d'euros par an, selon l'étude.

"Les introductions d'invertébrés exotiques ont connu une croissance exponentielle ces dernières années, souligne Alain Roques, l'un des co-auteurs de l'étude et chercheur de l'Inra à Orléans, dans le communiqué.

Il plaide pour "un système d'alerte précoce qui permettrait d'anticiper les risques liés à certaines invasions biologiques, risques qui ont fortement augmenté avec le récent affaiblissement des contrôles douaniers entre les pays de l'Union Européenne".

Texte : AFP
août 2009
quedemots - 03.09.2009 | 0 réactions | #link | rss
La déforestation, la chasse et d'autres activités humaines menacent gravement les forêts tropicales dont la protection est essentielle pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver la biodiversité terrestre, plaident lundi des scientifiques réunis à Washington.

"Je suis très préoccupé par la situation des forêts tropicales en raison du niveau très élevé de leur destruction", explique à l'AFP William Laurance, un scientifique du Smithsonian Tropical Research Institute à Panama.

L'équivalent de cinquante terrains de football de forêts vierges disparaissent toutes les minutes et cette déforestation se produit dans un contexte de nombreux changements environnementaux, de réchauffement climatique, de fragmentation à grande échelle de l'habitat naturel tropical, ainsi que de modification de la pluviosité dans les tropiques, poursuit cet expert.

Il est l'auteur d'un des rapports présentés lundi à un symposium organisé à Washington par le Musée national Smithsonian d'Histoire naturelle intitulé: "les forêts tropicales vont-elle survivre? Nouvelles menaces et réalités dans la crise d'extinction".

La déforestation tropicale est responsable d'environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, estiment les scientifiques.

Parmi les autres menaces, William Laurance cite la chasse intensive et l'émergence avec la déforestation tropicale de nouveaux pathogènes comme le chytride, un champignon qui tue des centaines d'espèces d'amphibiens.

Selon les experts, la moitié des espèces terrestres vivantes pourraient disparaître au cours des prochaines décennies.

"Nous avons aujourd'hui une synergie de ces différentes menaces", explique William Laurance.

Si la moitié des quelque 20 millions de kilomètres carré de forêts tropicales recouvrant initialement le globe a aujourd'hui disparu, 350.000 kilomètres carré ou 1,7% des surfaces boisées à l'origine sont en passe de se reconstituer, relève Greg Asner de la Carnegie Institution.

Selon lui et d'autres experts moins pessimistes, ce phénomène peut avoir un impact important pour contrebalancer la déforestation tropicale.

Il résulte surtout de l'abandon des terres de culture obtenues par des coupes claires dans la forêt tropicale surtout en altitude.

Ces petits agriculteurs migrent vers des exploitations plus rentables à plus basse altitude ou pour aller travailler dans les villes.

En outre, la forêt se reconstitue rapidement, le couvert forestier étant complet après quinze ans. Il faut vingt ans environ pour que 50% de la biomasse originale se reconstitue, selon ces experts.

Mais argumente William Laurance, le rythme de destruction de la forêt tropicale s'aggrave aujourd'hui avec la mondialisation qui encourage une agriculture, une exploitation minière et forestière industrielles.

Pour lui, le salut de la forêt tropicale réside dans le système de marché des droits d'émissions de CO2 institué dans le protocole de Kyoto qui permet de les limiter de façon contraignante.

Pour ce faire il faut développer davantage de moyens techniques comme les satellites et des systèmes d'observation au sol pour évaluer précisément le rythme de disparition des forêts.

Selon les discussions sur le marché des émissions de CO2, dites "cap and trade", qui génère déjà des milliards de dollars, les pays concernés doivent produire de telles données pour recevoir des fonds en montrant une réduction de la déforestation.

L'impératif de sauver les forêts tropicales est une raison de plus pour que "les Etats-Unis rejoignent Kyoto", note William Laurance ajoutant: "c'est le message du symposium à une semaine de l'investiture de Barack Obama".

Avec un système de "cap and trade", il sera plus avantageux de préserver les forêts tropicales que de les détruire pour planter de la canne à sucre, assure l'expert.

Texte de : AFP
2009
quedemots - 01.05.2009 | 0 réactions | #link | rss
L'installation de chauffe-eau solaires thermiques dans les logements neufs à usage d'habitation devient obligatoire dans les départements d'outre-mer, selon un arrêté paru au journal officiel, souligne mardi le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Le décret de mise en place d'une réglementation thermique spécifique à la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion, paru au JO du 19 avril, rend obligatoire ce type d'installation dans le neuf pour la production d'eau chaude sanitaire, indique le SER dans un communiqué.

L'eau chaude produite par énergie solaire devra représenter au moins 50% des besoins du logement, précise le décret.

Texte de : AFP
avril 2009
quedemots - 10.04.2009 | 0 réactions | #link | rss
Réservoir de biodiversité et refuge de primates en voie d'extinction, la forêt des marais de Tanoé, dans l'extrême sud-est de la Côte d'Ivoire, suscite une mobilisation inédite dans le pays pour la défendre contre un projet de plantation industrielle.

Chaque année, plus de 300.000 hectares de forêts disparaissent en Côte d'Ivoire à cause de "l'exploitation abusive", ramenant le couvert végétal du pays à 6 millions d'hectares de forêts contre 16 millions dans les années 60.

"Notre combat vise à conserver cette forêt et les espèces uniques qu'elle abrite", explique le Docteur Inza Koné, coordonnateur d'un programme de recherche et actions pour la sauvegarde des primates de Côte d'Ivoire (RASAP-CI).

Ce bloc forestier non protégé s'étend sur 12.000 hectares, entre la lagune Ehy et le fleuve Tanoé, frontière naturelle avec le Ghana.

Cette forêt "joue un rôle écologique irremplaçable en terme d'absorption du carbone atmosphérique et de régulation du climat", affirme le Dr Koné, dont le programme est soutenu par le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d'Ivoire.

Le site abrite en outre trois espèces de primates figurant sur la liste rouge des singes les plus menacés dans le monde établi par l'Union internationale de la conservation de la nature (UICN).

L'un d'eux, le Colobe bai de Miss Waldron, a la particularité de n'avoir jamais été photographié vivant, selon ce spécialiste.

Cependant, ce riche patrimoine, qui ne bénéficie d'aucun statut officiel en matière de conservation, est menacé par le braconnage, ainsi que par l'exploitation forestière.

Palmci, la première société ivoirienne de transformation d'huile de palme, envisage la création de près de 8.000 hectares de plantations agro-industrielles qui engloutiraient 75% de la superficie de la forêt.

"L'exploitation agricole de cette forêt équivaudrait à l'explosion d'une +bombe carbone+", assure l'écologue André Djaha Koffi.
Selon lui, "la création de plantations de palmiers à huile, en plus de causer la déforestation et la perte de la biodiversité, provoque d'énormes émissions de gaz à effet de serre".

"Faux! Ce projet est viable. Nous avons demandé une étude à impact environnemental", répond Angora Tano, directeur de la Palmci.

M. Tano a indiqué que ce projet permettra de "construire des infrastructures et va générer des revenus aux planteurs" de palmiers, dont le pays est le premier producteur d'huile de palme au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa, 8 pays).

"Nous sommes pour le développement durable qui prend en compte la préservation de l'environnement pour les générations futures", a souligné de son côté Franck Eba, responsable du développement durable à Palmci qui prévoit de réserver 1.000 hectares à la protection des primates.

Une proposition qui ne rassure guère les responsables du RASAP-CI. Ils ont décidé de poursuivre leur campagne de sensibilisation visant à transformer la forêt en réserve naturelle "volontaire" gérée par les populations.
Ils se flattent déjà d'avoir converti un grand braconnier de la région, Kouamé N'Daboua, en défenseur de l'environnement, désormais à la tête d'une équipe chargée d'organiser la surveillance de la forêt.

Même le curé de la paroisse de Nouamou, village jouxtant la forêt, se sent concerné. "Dieu nous a confié la gestion de la nature", explique l'abbé François Niamkeytchi.

Il a promis d'en parler chaque dimanche dans son homélie.

Texte de : AFP
mars 2009
quedemots - 25.02.2009 | 0 réactions | #link | rss
Le niveau des mers va augmenter d'environ un mètre d'ici la fin du 21e siècle, mettant en danger des zones très densément peuplées à travers le monde, des Pays-Bas au Bangladesh, selon des chercheurs qui ont analysé le lien entre températures et niveau des océans par le passé.

"Au lieu de faire des calculs sur la base de la fonte future des calottes glaciaires, nous avons regardé ce qui s'est réellement passé autrefois", explique Aslak Grinsted, géophysicien au Centre pour la glace et le climat à l'Université de Copenhague au Danemark.

Au cours du dernier millénaire, une période chaude au 12e siècle pendant laquelle le niveau des mers s'est élevé de 20 cm au-dessus du niveau actuel a été suivie par un "mini-âge glaciaire" au 18e siècle qui a vu la surface des océans descendre 25 cm plus bas qu'actuellement.

"Autrefois, les variations de température étaient bien moindres" qu'aujourd'hui, a déclaré à l'AFP M. Grinsted qui, avec deux collègues finnois et anglais, a calculé que la hausse du niveau des mers d'ici 2100 serait comprise entre 80 cm, si les températures moyennes à la surface du globe augmentent de 2°C, et de 135 cm, si elles augmentent de 4,5°C.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), qui tablait initialement sur une élévation du niveau des mers de 18 à 59 cm d'ici 2100, a préféré ne pas donner de fourchette haute dans son dernier résumé (2007) à l'intention des décideurs, du fait des inconnues sur le comportement futur des calottes glaciaires de l'Antarctique et du Groenland, qui viendraient s'ajouter à cette hausse déjà considérable.

"Concernant la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, nous n'en savons vraiment pas assez", a reconnu en novembre le président du Giec, Rajendra Pachauri.

"Même si nous arrêtons la hausse des températures, le niveau des mers s'élèvera encore de 20 à 40 cm", a calculé M. Grinsted, expliquant que la hausse du niveau des océans s'est poursuivie entre 200 et 300 ans après celle des températures au Moyen-âge.

Ce scientifique, dont l'étude est parue dans la revue Climate Dynamics, appelle les planificateurs d'infrastructures à prendre en compte une élévation comprise entre 1 et 1,5 mètre à l'horizon 2100.

Texte de : AFP
Titre de : Quedemots
janvier 2009
quedemots - 09.02.2009 | 0 réactions | #link | rss
Le phénomène climatique de La Niña est "en partie responsable de la vague de froid", qui s'est abattue cet hiver sur l'Europe occidentale, faisant plus de 80 morts depuis novembre, a indiqué vendredi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le refroidissement actuel "s'explique en partie par le phénomène que l'on appelle La Niña, caractérisé en particulier par un refroidissement de la surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique équatorial", explique l'OMM dans un communiqué.

L'organisme onusien souligne toutefois que cette vague de froid n'est pas le signe d'un changement dans le réchauffement climatique global constaté ces dernières année.

"L'année 2008 a été plus fraîche que 2007 mais elle se classe cependant au dixième rang des années les plus chaudes depuis le début des statistiques" tenues à ce sujet depuis le milieu du 19e siècle, a rappelé l'OMM.
"Il ne faut pas confondre le temps qu'il fait et les changements climatiques", a souligné le secrétaire général de l'organisation, Michel Jarraud, cité dans le communiqué.

Malgré le froid qui sévit depuis plusieurs semaines dans une grande partie de l'Europe, "la tendance est toujours au réchauffement", a expliqué M. Jarraud, rappelant que la température moyenne à la surface du globe a augmenté, depuis environ 1850, "de plus de trois quarts d'un degré", même si ce phénomène "n'est pas uniforme sur la planète".

Les températures sont tombées dernièrement sous les -20 degrés Celsius dans de nombreuses régions d'Europe, provoquant la mort de 82 personnes par hypothermie depuis le 1er novembre.

La Niña et son corollaire El Niño se caractérisent par des températures supérieures à la normale (Niño) ou inférieures (Niña), des eaux de surface dans les secteurs central et oriental de l'océan Pacifique tropical. Ces variations de températures sont étroitement liées à d'importantes fluctuations du climat dans le monde entier, même si d'autres facteurs entrent également en compte dans les phénomènes climatiques, selon l'OMM.

Texte de : AFP
janvier 2009
quedemots - 09.12.2008 | 0 réactions | #link | rss
Depuis l'aube des civilisations humaines il y a environ cinq mille ans, c'est au cours des dernières décennies que les changements climatiques ont été les plus marqués, selon des travaux de chercheurs américains conduits sur l'Arctique et l'Atlantique Nord, publiés jeudi.

"Le réchauffement que nous observons est sans précédent dans l'histoire humaine", souligne Charles Greene, océanographe de l'Université Cornell (New York, est), principal auteur de cette étude parue dans l'édition de novembre du journal Ecology.

Si ces changements se poursuivent dans l'Arctique et l'Atlantique nord, les modifications dans la circulation des eaux océaniques pourraient se produire à l'échelle du globe avec des conséquences potentielles importantes sur le climat mondial et la biosphère, selon ces scientifiques.

Au cours des cinquante dernières années, la fonte des glaces arctiques et des glaciers a périodiquement précipité l'écoulement d'eau froide et faiblement saline de l'océan Arctique dans l'Atlantique Nord.

Ce phénomène a bouleversé des écosystèmes jusqu'en Caroline du Sud et du Nord (sud-est des Etats-Unis), provoquant des déplacements géographiques étendus de nombreuses espèces végétales et animales, montre cette recherche.

Des algues microscopiques communes dans l'océan Pacifique ont aussi réapparu dans l'Atlantique nord ces dix dernières années après plus de 800.000 ans d'absence, précise l'étude.

Ces chercheurs ont analysé les données climatiques à partir de carottes de glace et de couches sédimentaires portant sur les 65 derniers millions d'années.

Durant cette période, la Terre a connu plusieurs épisodes de réchauffement et de refroidissement majeurs qui ont été largement atténués par l'expansion et la contraction des glaces arctiques.

"Quand l'Arctique se refroidit et que la banquise et les glaces s'étendent, la réflexion des rayons du soleil sur la glace s'accroît", explique Charles Greene. "Et quand davantage de rayons solaires sont réfléchis qu'absorbés par l'eau, cela conduit à un refroidissement général", ajoute-t-il.

Texte de : AFP
novembre 2008
quedemots - 07.09.2008 | 0 réactions | #link | rss
Dans les confins septentrionaux du Japon, le bourg montagneux de Kuzumaki transforme vent, soleil et bouses de vache en électricité, un test grandeur nature de nouvelles énergies pour lutter contre le réchauffement climatique.

Dépourvu d'hydrocarbures sur son sol, l'archipel veut diversifier son approvisionnement énergétique et dispose d'un véritable laboratoire en cette ville rurale équipée d'éoliennes, de panneaux solaires et active dans la reforestation.

C'est à la fin des années 90 que Kuzumaki a pris le tournant de "l'énergie propre" par l'entremise de Tetsuo Nakamura, son maire de 1999 à 2007, et avec le soutien du Nedo, le bras du puissant ministère de l'Economie et de l'Industrie pour le développement des nouvelles énergies.

L'Etat a financé la moitié des 5,7 milliards de yens (34 millions d'euros) d'investissement, quasi à égalité avec des entreprises privés.

Douze éoliennes sont construites en plus des trois existant déjà, pour une puissance totale portée à 22.200 kilowatts. De quoi alimenter 16.900 foyers en électricité, bien au-delà des 2.900 que compte la ville.

"Certains disaient que les éoliennes gâcheraient le paysage. Mais c'était le meilleur choix possible, au plan économique et écologique", affirme l'ancien maire.

Installées dans une zone venteuse à 1.000 mètres d'altitude, les éoliennes ne surplombent que des pâturages et pas d'habitation, la chance au large territoire d'une ville d'à peine 8.000 habitants répartis sur 400 km carrés.

Des panneaux solaires sont en outre installés près d'un collège dont ils fournissent le quart de l'électricité.

Kuzumaki se lance aussi dans la production d'électricité à la bouse de vache: un mélange de méthane et de dioxyde de carbone (CO2), le biogaz, est tiré des excréments de 200 bovins puis brûlé dans un moteur pour fabriquer l'électricité.

La production de 37 kW est modeste et coûteuse mais le but recherché, comme pour les éoliennes et le solaire, est d'éprouver une technologie fraîchement sortie des laboratoires.

"Cela permet de tester sur le terrain de nouvelles techniques, pour favoriser leur industrialisation et leur diffusion" à plus grande échelle, explique Itoshi Saki, responsable de suivi au Nedo.

Un site a aussi été implanté pour développer des batteries à combustible, source d'énergie des maisons et voitures de demain.

En parallèle, Kuzumaki a relancé son industrie forestière. La forêt reste "une ressource largement sous-exploitée qui peut contribuer à réduire l'effet de serre", en absorbant du dioxyde de carbone (CO2), souligne M. Nakamura.

Le Japon mise sur l'extension de ses bois pour diminuer de 3,8% la quantité nette de gaz à effet de serre qu'il relâche dans l'atmosphère et limiter le réchauffement climatique.

Pour atteindre cet objectif, 100 milliards de yens (600 millions d'euros) de subventions seraient nécessaires chaque année pour les industries forestières, selon le gouvernement. Mais seuls 73,5 milliards de yens ont été débloqués en 2007.

Avec des aides d'Etat ou ses propres finances, Kuzumaki a subventionné plantation d'arbres, entretien des forêts et vente de bois. Quelque 190 hectares de forêt ont été replantés en cinq ans.

"Si l'Etat ne suit pas, la ville aura du mal à continuer", prévient toutefois M. Nakamura.

Energies propres et reforestation confondues, la ville a réduit son impact sur l'environnement de 39.000 à 6.000 tonnes de CO2 par an.

Et Kuzumaki, qui se présente comme "la ville du lait, du vin et de l'énergie propre", attire désormais 500.000 touristes chaque année. De quoi promouvoir les énergies renouvelables auprès de la population, selon son ancien maire.

Texte de :AFP
juillet 2008
quedemots - 23.08.2008 | 0 réactions | #link | rss
Les effets du réchauffement climatique sur les paysages de la Terre, notamment sur les régions côtières, sont déjà visibles. Ils impliquent une modification des cartes, selon des cartographes qui réalisent une référence mondiale en matière d'atlas.

A l'occasion de la publication lundi de "l'Atlas complet du monde du Times" 2007, ses auteurs ont indiqué avoir du redessiner des rivages et changer de classification certaines régions par rapport à la dernière édition de 2003.

"Nous pouvons littéralement voir les désastres environnementaux se développer sous nos yeux. Nous craignons vraiment que dans un futur proche des paysages célèbres vont disparaître pour toujours", a indiqué Mick Ashworth, rédacteur en chef de l'atlas.

"Le contour de certaines régions change, comme au Bangladesh. Le niveau de la mer monte de 3 mm par an ce qui a des effets curieux sur la côte", a-t-il précisé. Et le fleuve Huang He (fleuve Jaune), deuxième plus long de Chine, "n'arrive parfois pas à rejoindre la mer, ce qui entraîne des changements de la côte".

Les auteurs s'inquiètent également que de grands fleuves comme le Rio Grande et le Colorado aux Etats-Unis ou le Tigre en Irak soient asséchés sur certains tronçons en été. En revanche, le Bangladesh et des îles du Pacifique sont gagnés par les eaux et à Shishmaref en Alaska, la mer grignote la côte de 3 mètres chaque année.

La douxième édition de l'atlas, publié pour la première fois en 1895, a enregistré plus de 20.000 mises à jour. Elle contient également des données démographiques et sociales.

Texte de: ats
septembre 2007
quedemots - 24.06.2008 | 0 réactions | #link | rss
Principale préoccupation du moment, le changement climatique pourrait s'avérer de bon augure pour certaines régions de la planète, en particulier pour les riches pays d'Europe du Nord, la Russie et les Etats-Unis, estiment des scientifiques.

Jeudi à Heiligendamm (Allemagne), les membres du Groupe des Huit (G8) ont annoncé qu'ils allaient "considérer sérieusement" l'objectif d'une réduction de moitié de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Ils n'en demeureraient pas moins les grands bénéficiaires du réchauffement annoncé.

"Les pays riches du Nord seront les gagnants, les pays pauvres du Sud seront les perdants", a déclaré à l'AFP Jann-Gunnar Winther, directeur de l'Institut polaire norvégien, lors d'une conférence sur le climat dans la ville norvégienne de Tromsoe cette semaine.

Agriculture, transport maritime, hydrocarbures, exploitation minière... De nombreux secteurs bénéficieront de la fonte des glaces du Grand Nord.

Avec la montée du thermomètre, "ça sera plus facile de cultiver dans des régions telles que le Nord de la Sibérie ou le Grand Nord canadien", a déclaré à l'AFP Paal Prestrud, climatologue norvégien auteur d'un nouveau rapport de l'ONU sur la fonte des glaces.

"L'agriculture s'épanouira considérablement grâce à la multiplication des journées où il fait plus de 5°C", a-t-il dit.

"La Grande-Bretagne pourra produire un vin blanc de meilleure qualité parce que son raisin s'améliorera alors que les vins de Bordeaux verront leur qualité pâtir de la chaleur excessive", a-t-il ajouté.

La pêche devrait aussi connaître un boum.

"Le hareng et le thon se déplacent lentement vers le Nord", a expliqué M. Winther, soulignant toutefois que la morue, principale ressource actuelle de la mer de Barents, pourrait rechercher des eaux plus septentrionales ou orientales, plus éloignées des pêcheurs.

L'industrie forestière bénéficiera également d'une météo plus chaude facilitant la croissance des arbres sous des latitudes jusqu'alors improbables.

Idem pour le tourisme. Les estivants pourraient fuire la canicule méditerranéenne au profit de l'Europe du Nord. En hiver, la région pourrait de surcroît accueillir les amateurs de glisse boudant les Alpes et les Pyrénées moins enneigées.

Recul de la banquise aidant, le transport maritime via l'Arctique sera possible de 120 à 140 jours par an à la fin du siècle, contre 30 actuellement.

"Un bateau reliant Rotterdam au Japon prendra 10 jours de moins via l'océan Arctique que via le canal de Suez, voire plus si la glace disparaît totalement du pôle Nord", a estimé M. Prestrud.

Perspective encore plus juteuse, le retrait des glaces facilitera l'accès aux ressources d'hydrocarbures de l'Arctique, qui recèle un quart des réserves restantes de pétrole et de gaz naturel, selon l'US Geological Survey.

Le géant gazier russe Gazprom est déjà à l'oeuvre en Sibérie et en mer de Barents, qui abrite le gisement de gaz de Chtokman, l'un des plus grands au monde.

Même les dirigeants de territoires considérés comme victimes directes du réchauffement climatiques semblent se frotter les mains.

"Nous nous faisons une joie d'extraire davantage de pétrole, de gaz naturel et de métaux", a affirmé Eskil Lund Soerensen, responsable des affaires climatiques au ministère de l'Environnement du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark.

"C'est l'occasion de devenir autosuffisant, de ne plus dépendre des subventions du Danemark et de créer des emplois pour la population locale", a-t-il ajouté.

Le Groenland abriterait des filons d'or, de rubis et de diamants. La fonte totale de sa calotte glaciaire provoquerait une montée de sept mètres du niveau des océans, lesquels engloutiraient des régions entières de la planète.

Texte de: AFP 08.06.07
quedemots - 24.05.2008 | 0 réactions | #link | rss
Un premier bateau-citerne rempli d'eau potable est arrivé mardi à Barcelone pour approvisionner la population, alors que la Catalogne (nord-est de l'Espagne) est frappée par une sévère sécheresse, ont annoncé les autorités régionales dans un communiqué.

Le Sichem Defender, arrivé de Tarragone (nord-est) avec 19.000 mètres cubes (m3) d'eau, est le premier d'une noria de bateaux-citernes, dont quatre en provenance du sud de la France, qui vont fournir régulièrement de l'eau aux habitants de Barcelone pendant au moins les trois prochains mois.

Ce plan d'approvisionnement fait partie des mesures d'urgence décidées par le gouvernement régional catalan pour faire face à la grave sécheresse qui frappe la région.

Deux bateaux-citernes en provenance de Marseille effectueront respectivement jeudi et lundi prochain leurs premières livraisons à Barcelone.

Au total, six navires, deux en provenance de Marseille, deux autres du canal de Provence, et deux de Tarragone, d'une capacité variant de 19.000 à 42.000 m3, vont effectuer la navette avec Barcelone ces trois prochains mois.

Ils effectueront au total 63 voyages mensuels. Barcelone recevra ainsi chaque mois 1.660.000 m3 d'eau potable, soit 6% de la consommation des 5,5 millions d'habitants de la ville et de son agglomération.

Ce système fonctionnera tant que la sécheresse perdurera en Catalogne ont indiqué les autorités régionales, soulignant que des contrats initiaux de trois mois signés avec les trois compagnies maritimes concernées "seront renouvelés en cas de nécessité".

Cette opération aura un coût mensuel de 22 millions d'euros, a précisé le département de l'Environnement du gouvernement régional.

Parallèlement, le gouvernement espagnol a autorisé le 18 avril la construction d'une canalisation, pour 180 millions d'euros, entre Tarragone et Barcelone, afin d'acheminer vers la capitale catalane de l'eau du fleuve Ebre.

"Si nous ne faisons rien et s'il ne pleut pas, cinq millions d'habitants de la région de Barcelone n'auront plus d'eau à boire en octobre", avait alors commenté la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega.

Les plus fortes pluies enregistrées depuis 1930 à cette époque de l'année sont tombées ce week-end en Catalogne, faisant remonter les réserves d'eau à 26,9% de leur capacité, mais en quantité insuffisante pour éloigner le spectre de la pénurie dans la région à l'approche de l'été, selon les autorités.

Texte de :AFP
mai 2008
quedemots - 31.12.2007 | 0 réactions | #link | rss
Une trentaine de pays d'Afrique et du pourtour de la Méditerranée ont commencé dimanche une réunion pour élaborer une déclaration commune sur les effets du changement climatique en prélude à la conférence des Nations unies en décembre à Bali.

Bailleurs de fonds et organismes de l'Onu participent à "la conférence de solidarité internationale pour des stratégies face aux changements climatiques dans la région africaine et méditerranéenne" ouverte à Gammarth, sur le littoral nord de Tunis.

Rajendra Pachuri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), prix Nobel de la paix, a présenté un résumé du 4e rapport du groupe publié samedi à Valence (Espagne).

D'après ce rapport, l'Afrique sera l'une des régions les plus exposées aux phénomènes climatiques, avec sécheresse et inondations induisant une raréfaction de l'eau et des vivres pour des millions de personnes dans les prochaines décennies.

Entre 75 et 200 millions d'Africains seraient affectés d'ici 2020 par le déficit en eau et certains pays perdraient jusqu'à 50% de leur production agricole, a indiqué M. Pachuri.

"Si des solutions adaptées ne sont pas envisagées maintenant, l'Afrique va au devant d'une grave crise", a-t-il averti. "La situation ne fera qu'empirer si le changement climatique n'est pas pris maintenant comme un défi des plus graves", a-t-il déclaré à l'AFP, déplorant un "manque de conscience" des décideurs et des populations.

"Nous devons agir maintenant, les effets sont là!" a lancé le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC) Yvo de Boer, évoquant le retour de maladies tropicales, des crises de paludisme, des cités côtières menacées et les pertes agricoles importantes causées cette année par les inondations en Afrique.

"Les besoins de l'Afrique doivent être pris en considération à Bali", a-t-il dit, mettant l'accent sur le financement et la technologie au profit du développement propre en Afrique.

Les fonds réservés à l'adaptation au changement climatique doivent être augmentés et l'accès aux mécanismes prévus par le protocole de Kyoto facilité, a-t-il poursuivi.

Sept pays d'Afrique seulement ont profité du mécanisme prévu par Kyoto pour 23 projets, soit 2% de l'ensemble, a noté le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi dans un discours inaugural.

Pour lui, la conférence est l'occasion de "construire une solidarité internationale active" pour la protection de l'Afrique et de la Méditerranée.

Jacqueline Cramer, ministre des Pays-Bas a annoncé un plan de financement à la conférence, qui s'achèvera mardi par la "Déclaration de Tunis" avant Bali.

Texte de: AFP
novembre 2007
quedemots - 18.09.2007 | 0 réactions | #link | rss
Le réchauffement climatique au Groenland va "plus vite" que le prévoyaient les modèles climatiques, a indiqué à l'AFP le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo, en visite éclair sur ce territoire avec plusieurs experts du climat.

"Quand on voit les images satellites, le carottages glaciaires, il n'est plus discutable que tous les modèles de prévisions climatiques étaient conservateurs: en réalité tout va plus vite", a souligné M. Borloo.

"L'idée est d'aller constater la réduction des glaces due à la fonte, l'accélération du vêlage (cassure de l'extrémité du glacier dans l'océan où il forme un iceberg), les traces de pollutions qui ne peuvent être d'origine locale ou régionale", a expliqué le ministre.

Interrogé sur l'impact en terme d'émissions de gaz à effet de serre de cette visite en Airbus, M. Borloo a répliqué: "Alors qu'est-ce qu'on fait? On ne bouge plus? Chaque fois que je sors de mon bureau, j'apprend quelque chose", a-t-il poursuivi.

Le trajet de 7.000 km du ministre doit conduire à l'émission de 65 tonnes de CO2, que le ministère a prévu de compenser à travers une contribution à un projet écologique dans le cadre du protocole de Kyoto.

La température moyenne en Arctique s'est réchauffée deux fois plus vite que sur le reste du globe ces 100 dernières années.

M. Borloo devait se rendre jusqu'au glacier Kangerlua, dans le fjord d'Ilulissat, à plus de deux cents kilomètres au nord du cercle polaire sur la côte ouest du Groenland.

Ce glacier, devenu le grand témoin du réchauffement, a reçu ces derniers mois les visites de la chancelière allemande Angela Merkel, du président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso ou de la présidente démocrate du Congrès américain, Nancy Pelosi.

Le fjord d'Ilulissat (plus de 40.000 ha) a été classé au patrimoine mondial de l'humanité en 2004. Etudié depuis plus de 250 ans, notamment par les expéditions de Paul-Emile Victor, le site a permis d'enrichir la compréhension du changement climatique et de la glaciologie de la calotte glaciaire.

C'est un des glaciers les plus rapides (19 m par jour) et les plus actifs au monde. Son vêlage annuel - 35 km3, soit 10% de toute la glace de vêlage (les icebergs) du Groenland - dépasse celui de tous les autres glaciers hors Antarctique.

Le ministre, qui a affrété l'Airbus présidentiel, est accompagné par une délégation de 40 personnes comprenant notamment les climatologues Hervé Le Treut et Jean Jouzel, le glaciologue Gérard Ancellet, ainsi que l'explorateur Jean-Louis Etienne et le photographe Yann Artus-Bertrand.

Texte de: AFP
septembre 2007
quedemots - 24.08.2007 | 0 réactions | #link | rss
La fonte des glaces s'est accélérée dans l'Arctique et la banquise a atteint son plus bas niveau historique dans l'hémisphère nord, affirment des chercheurs américains. Selon eux, les records seront "pulvérisés" avant la fin de l'été.

Ce nouveau record intervient un mois avant le minimum annuel habituel. "Il reste encore un mois ou plus de probable fonte cette année. Il est donc quasi certain que le précédent record de 2005 sera pulvérisé vers la fin de l'été", ont-ils expliqué.

La fonte des glaces cette année est également plus étendue géographiquement que les autres années. "La fonte des glaces en 2007 est unique dans la mesure où elle concerne tout le secteur de l'Arctique. L'Atlantique, le Pacifique et même des secteurs de l'Arctique central montrent de grandes anomalies", ont ajouté les chercheurs.

Texte de :ats

août 2007
quedemots - 23.08.2007 | 0 réactions | #link | rss
La production agricole ivoirienne de "type pluvial" a baissé de moitié ces dix dernières années en raison du phénomène de changement climatique menaçant pour la sécurité alimentaire d'un pays jusque là modèle en Afrique, a annoncé jeudi à Abidjan un chercheur de la filière.

"Le changement climatique a énormément affecté nos productions agricoles, parfois jusqu'à 50%" a indiqué à l'AFP Yo Tiémoko, directeur du Centre national ivoirien de recherche agronomique (CNRA), lors d'une rencontre nationale sur le réchauffement de la planète à Abidjan.

"C'est un grand risque qui pèse sur la sécurité alimentaire si nous n'arrivons pas à prendre des mesures", a-t-il prévenu, en soulignant que "les quantités de pluies de plus en plus faibles et leur répartition très aléatoire" sont à l'origine de cette réduction des cultures vivrières (cacao, coton, riz...).

"Les paysans sont aujourd'hui désorientés. Ils n'arrivent pas à caler leur pratiques agricoles anciennes sur la bonne période. Les changements climatiques pourraient donc devenir un important facteur de pauvreté durable", souligne-t-il.

"Les changements climatiques constituent une des menaces les plus sérieuses de notre système planétaire", a de son côté estimé André Carvalho, responsable à Abidjan du Programme des nations unes pour le développement (Pnud).

Selon le CNRA, "la déforestation et l'industrialisation dues à l'homme" sont des facteurs aggravants des dérèglements climatiques qui provoquant la sécheresse, la désertification ou les inondations.

"Plus de 38% de la population africaine vit dans l'extrême pauvreté. Les perturbations de l'environnement de production agricole précariseront davantage les conditions de vie", estiment les chercheurs ivoiriens.

La culture du cacao, principale source de revenues pour le pays, est également menacée par le réchauffement climatique à travers l'apparition de nouvelles maladies qui s'attaquent aux plantations.

Le cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% des parts de marché, fait vivre six millions d'Ivoiriens sur une population de 15 millions. Mais sa culture, qui se pratique dans les zones forestières, est menacée par la déforestation due à l'exploitation du bois, soulignent-ils.

Au cours des prochaines années et décennies, les cultures, fragilisées par la sécheresse, seront encore plus à la merci des "maladies" et des "ravageurs", a prévenu jeudi un chercheur ivoirien.

Pour y remédier, M. Tiémoko compte "mieux informer les producteurs" sur les évolutions météorologiques pour qu'ils puissent tirer un maximum de leurs cultures.

Texte de: AFP
août 2007
quedemots - 15.08.2007 | 0 réactions | #link | rss
Les vagues de chaleur enregistrées en Europe durent en moyenne deux fois plus longtemps qu'il y a un siècle, selon une étude de l'Université de Berne. Les mesures quotidiennes de température ont été effectuées sur 54 stations de la Suède à la Croatie.

Les vagues de chaleur recensées aujourd'hui durent environ trois jours alors qu'en 1880, elles n'étaient que d'un jour et demi, écrivent les scientifiques dans un article du "Journal of Geophysical Research". Selon l'équipe de Paul Della-Marta, les sécheresses comme celles de 2003 sont une preuve supplémentaire du réchauffement climatique.

Les données collectées montrent une tendance à la hausse des températures dès les années 1950. L'analyse renforce également la thèse d'un climat de plus en plus extrême en Europe de l'Ouest.

Ces résultats renforcent les pronostics des climatologues selon lesquels l'Europe doit se préparer à des conséquences difficiles liées aux changements climatiques et subira vraisemblablement de plus en plus fréquemment des étés caniculaires et dévastateurs à l'instar de 2003, a indiqué le chercheur Paul Della-Marta.

Texte de: ats
août 2007
quedemots - 01.08.2007 | 0 réactions | #link | rss
Un homme est mort de froid à Johannesburg et les vols internationaux ont été retardés par le verglas, tandis que la neige tombée mercredi sur les reliefs de l'Afrique du Sud rendait les routes impraticables au sud du pays.

Un homme, sans doute un sans-abri, a été trouvé mort mercredi matin à Johannesburg où la température est tombée à zéro dans la nuit, ont indiqué les services de secours.

Les avions ont enregistré jusqu'à trois heures de retard au départ de l'aéroport O.R. Tambo, en raison des couches de glace accumulées sur les appareils pendant la nuit, selon la compagnie sud-africaine des aéroports.

Plus tôt, le centre de surveillance aérienne avait affirmé que la neige tombée au petit matin n'avait pas affecté le trafic aérien.

La capitale économique de l'Afrique du Sud s'est réveillée mercredi sous une couche de neige, fine dans la ville mais qui a atteint jusqu'à 12 centimètres dans les alentours, selon les services de météo.

La neige est rare pendant l'hiver austral dans cette zone très sèche du pays, en dépit de l'altitude élevée de Johannesburg, située sur un haut plateau à environ 1.700 mètres.

De grands axes routiers de la province de l'Eastern Cape, qui jouxte au sud les hautes montagnes du Lesotho, ont dû être fermés en raison de chutes de neige très importantes.

Texte de: AFP
juin 2007
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