les jeunes des différents partis sont opposés

La reconduction et l'extension de la libre circulation mobilisent les jeunes des différents partis. Ceux de l'UDC sont les seuls à plaider le "non", mais ils se sentent pousser des ailes après avoir joué un rôle décisif dans l'aboutissement du référendum.

Leur président, Erich Hess, a d'ailleurs repris à son compte le slogan du démocrate américain Barack Obama: "Yes, we can". Les Jeunes UDC appuieront leurs arguments pour le "difficile combat" du scrutin du 8 février avec des affiches. Celles-ci mettront en garde contre les menaces que la libre circulation avec la Roumanie et la Bulgarie font planer, à leurs yeux, sur la sécurité et le marché de l'emploi.

En plus de brandir le spectre d'une hausse de la criminalité, ils entendent profiter des craintes d'une récession entraînée par la crise financière. Vu les perspectives, "il serait avisé de ne pas soutenir tous azimuts une libre circulation des personnes qui représentera à coup sûr une charge pour le citoyen", a fait valoir le coordinateur romand Kevin Grangier.

A l'inverse des Jeunes UDC, les jeunes des autres partis (PRD, PDC, PS, Verts, PEV, Young european swiss) sont convaincus qu'un "non" début 2009 entraînerait un isolement politique et économique. Ils ont voulu démontrer les conséquences de ce "grave" danger pour la Suisse en s'attachant des boulets aux pieds lors d'une action symbolique devant le centre des médias du Palais fédéral à Berne.

Un "oui", au contraire, permettrait de préserver les emplois et de soutenir l'économie, a souligné la coalition. Sans compter que la libre circulation rime pour les jeunes avec la possibilité de voyager, de travailler et d'étudier sans restriction dans l'Union européenne.

Texte de :ats
novembre 2008