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quedemots - 08.07.2008 | 0 réactions | #link | rss
Un étranger paie l'assurance responsabilité civile pour sa voiture jusqu'à deux fois plus cher qu'un Suisse. La Fédération romande des consommateurs (FRC) dénonce l'opacité des critères dont se prévalent les assureurs pour pratiquer des tarifs différenciés.

Les statistiques de risque d'accident selon la nationalité "sont interprétées par les assureurs de manière totalement inique et discriminatoire", a indiqué la FRC. Au terme d'une longue enquête, l'organisation a dressé un comparatif des tarifs qui révèle des écarts très importants entre assurances pour un assuré d'un pays donné.

"Pour quelle raison un Américain paie-t-il le même prix qu'un Suisse à la Bâloise tandis qu'il est surtaxé de 64% à la Vaudoise?", s'interroge la FRC. Auprès des dix assurances prises en compte, un ressortissant de Serbie-Monténégro paie quant à lui une surtaxe de 40 à 97% par rapport à son voisin suisse.

La FRC a réalisé son enquête à la demande de Paul-Olivier Vallotton, chef du Bureau genevois de l'intégration, qui avait été interpellé par des étrangers s'estimant discriminés. Les deux institutions demandent aux assureurs de remplacer les primes basées sur le passeport par un système fondé sur le passé du conducteur.

Ils rappellent qu'un avis de droit du professeur fribourgeois Bernhard Waldmann a jugé inconstitutionnelle la pratique des tarifs liés à la nationalité. Avant que l'on mette fin à ce système, spécifique à la Suisse, Paul-Olivier Vallotton se réjouit que les consommateurs disposent enfin d'un comparatif pour les guider dans le choix de leur assurance.

Texte de: ats

30.05.07
quedemots - 22.10.2007 | 0 réactions | #link | rss
Assurance: les primes mensuelles peuvent aller jusqu'à 2000 francs

Certains assureurs vont jusqu'à demander 2000 francs par mois pour une assurance individuelle d'indemnités journalières en cas de maladie. Les principales personnes à contracter ces assurances ont pourtant perdu leur emploi.

Si un employé est tenu de s'assurer contre les accidents, rien ne l'oblige à le faire contre les pertes de gains en cas de maladie. Dans de nombreux secteurs, il existe cependant des assurances collectives versant des indemnités journalières au salarié qui compensent la perte de gains en cas de maladie.

Lorsqu'un employé perd son emploi en raison d'une incapacité de travail, la caisse n'est plus tenue de lui offrir les prestations contenues dans l'arrangement collectif. Le malade voit son statut se modifier pour devenir un assuré individuel dont les primes prennent l'ascenseuré.

La situation est encore plus difficile pour les employés âgés qui avaient cotisé des années durant dans le cadre du contrat collectif lorsqu'ils tombent malade. S'ils perdent leur place, ils pourront par exemple payer une prime mensuelle de quelque 2000 francs à la CSS et de 2150 francs chez Concordia pour être individuellement couvert.

La critique est balayée d'un revers de la main par l'association faîtière des assureurs santésuisse. La procédure des caisses maladie est conforme à la loi, a indiqué le porte-parole de santésuisse Peter Marbet.

Les caisses ne gagnent pas d'argent avec ces produits, elles sont même déficitaires. Si l'on voulait couvrir les dépenses effectives des assureurs, les primes devraient être encore plus élevées, a poursuivi M. Marbet.

source de: ats

11.04.2007
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