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quedemots - 09.02.2009 | 0 réactions | #link | rss
Le phénomène climatique de La Niña est "en partie responsable de la vague de froid", qui s'est abattue cet hiver sur l'Europe occidentale, faisant plus de 80 morts depuis novembre, a indiqué vendredi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le refroidissement actuel "s'explique en partie par le phénomène que l'on appelle La Niña, caractérisé en particulier par un refroidissement de la surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique équatorial", explique l'OMM dans un communiqué.

L'organisme onusien souligne toutefois que cette vague de froid n'est pas le signe d'un changement dans le réchauffement climatique global constaté ces dernières année.

"L'année 2008 a été plus fraîche que 2007 mais elle se classe cependant au dixième rang des années les plus chaudes depuis le début des statistiques" tenues à ce sujet depuis le milieu du 19e siècle, a rappelé l'OMM.
"Il ne faut pas confondre le temps qu'il fait et les changements climatiques", a souligné le secrétaire général de l'organisation, Michel Jarraud, cité dans le communiqué.

Malgré le froid qui sévit depuis plusieurs semaines dans une grande partie de l'Europe, "la tendance est toujours au réchauffement", a expliqué M. Jarraud, rappelant que la température moyenne à la surface du globe a augmenté, depuis environ 1850, "de plus de trois quarts d'un degré", même si ce phénomène "n'est pas uniforme sur la planète".

Les températures sont tombées dernièrement sous les -20 degrés Celsius dans de nombreuses régions d'Europe, provoquant la mort de 82 personnes par hypothermie depuis le 1er novembre.

La Niña et son corollaire El Niño se caractérisent par des températures supérieures à la normale (Niño) ou inférieures (Niña), des eaux de surface dans les secteurs central et oriental de l'océan Pacifique tropical. Ces variations de températures sont étroitement liées à d'importantes fluctuations du climat dans le monde entier, même si d'autres facteurs entrent également en compte dans les phénomènes climatiques, selon l'OMM.

Texte de : AFP
janvier 2009
quedemots - 24.06.2008 | 0 réactions | #link | rss
Principale préoccupation du moment, le changement climatique pourrait s'avérer de bon augure pour certaines régions de la planète, en particulier pour les riches pays d'Europe du Nord, la Russie et les Etats-Unis, estiment des scientifiques.

Jeudi à Heiligendamm (Allemagne), les membres du Groupe des Huit (G8) ont annoncé qu'ils allaient "considérer sérieusement" l'objectif d'une réduction de moitié de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Ils n'en demeureraient pas moins les grands bénéficiaires du réchauffement annoncé.

"Les pays riches du Nord seront les gagnants, les pays pauvres du Sud seront les perdants", a déclaré à l'AFP Jann-Gunnar Winther, directeur de l'Institut polaire norvégien, lors d'une conférence sur le climat dans la ville norvégienne de Tromsoe cette semaine.

Agriculture, transport maritime, hydrocarbures, exploitation minière... De nombreux secteurs bénéficieront de la fonte des glaces du Grand Nord.

Avec la montée du thermomètre, "ça sera plus facile de cultiver dans des régions telles que le Nord de la Sibérie ou le Grand Nord canadien", a déclaré à l'AFP Paal Prestrud, climatologue norvégien auteur d'un nouveau rapport de l'ONU sur la fonte des glaces.

"L'agriculture s'épanouira considérablement grâce à la multiplication des journées où il fait plus de 5°C", a-t-il dit.

"La Grande-Bretagne pourra produire un vin blanc de meilleure qualité parce que son raisin s'améliorera alors que les vins de Bordeaux verront leur qualité pâtir de la chaleur excessive", a-t-il ajouté.

La pêche devrait aussi connaître un boum.

"Le hareng et le thon se déplacent lentement vers le Nord", a expliqué M. Winther, soulignant toutefois que la morue, principale ressource actuelle de la mer de Barents, pourrait rechercher des eaux plus septentrionales ou orientales, plus éloignées des pêcheurs.

L'industrie forestière bénéficiera également d'une météo plus chaude facilitant la croissance des arbres sous des latitudes jusqu'alors improbables.

Idem pour le tourisme. Les estivants pourraient fuire la canicule méditerranéenne au profit de l'Europe du Nord. En hiver, la région pourrait de surcroît accueillir les amateurs de glisse boudant les Alpes et les Pyrénées moins enneigées.

Recul de la banquise aidant, le transport maritime via l'Arctique sera possible de 120 à 140 jours par an à la fin du siècle, contre 30 actuellement.

"Un bateau reliant Rotterdam au Japon prendra 10 jours de moins via l'océan Arctique que via le canal de Suez, voire plus si la glace disparaît totalement du pôle Nord", a estimé M. Prestrud.

Perspective encore plus juteuse, le retrait des glaces facilitera l'accès aux ressources d'hydrocarbures de l'Arctique, qui recèle un quart des réserves restantes de pétrole et de gaz naturel, selon l'US Geological Survey.

Le géant gazier russe Gazprom est déjà à l'oeuvre en Sibérie et en mer de Barents, qui abrite le gisement de gaz de Chtokman, l'un des plus grands au monde.

Même les dirigeants de territoires considérés comme victimes directes du réchauffement climatiques semblent se frotter les mains.

"Nous nous faisons une joie d'extraire davantage de pétrole, de gaz naturel et de métaux", a affirmé Eskil Lund Soerensen, responsable des affaires climatiques au ministère de l'Environnement du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark.

"C'est l'occasion de devenir autosuffisant, de ne plus dépendre des subventions du Danemark et de créer des emplois pour la population locale", a-t-il ajouté.

Le Groenland abriterait des filons d'or, de rubis et de diamants. La fonte totale de sa calotte glaciaire provoquerait une montée de sept mètres du niveau des océans, lesquels engloutiraient des régions entières de la planète.

Texte de: AFP 08.06.07
quedemots - 15.10.2007 | 0 réactions | #link | rss
La Nasa a annoncé mardi avoir observé par satellite début 2005 une fonte de la glace de l'Antarctique sur une zone de la surface de la Californie, un résultat direct du réchauffement climatique, selon l'agence spatiale américaine.

"Une équipe de la Nasa et des universitaires ont découvert des preuves claires que de très importantes zones enneigées ont fondu dans l'ouest de l'Antarctique en janvier 2005, à la suite de températures plus chaudes", a précisé le Jet Propulsion Laboratory (JPL), unité de la Nasa basée à Pasadena (Californie, ouest).

Cette fonte, en plein été austral, "est la plus importante observée par des satellites ces trois dernières décennies. Au total, les régions affectées (par ce phénomène) couvrent une surface aussi importante que celle de la Californie", soit quelque 400.000 km2, selon la même source.

"La fonte observée s'est produite dans plusieurs régions distinctes, et jusqu'à loin des côtes, à des latitudes et des altitudes élevées, où une fonte des glaces semblait peu probable", ont souligné les scientifiques dans un communiqué de presse.

Ce phénomène est le résultat de températures particulièrement élevées au début de 2005 dans cette région du globe, soit 5 degrés Celsius à certains endroits. La température est restée positive pendant environ une semaine dans une des zones observées.

Toutefois, l'agence spatiale a souligné que "la fonte de 2005 (...) n'a pas duré assez longtemps pour que l'eau aille dans l'océan" ou pénètre par des interstices entre les couches de glace, risquant de faire tomber d'énormes morceaux dans la mer, et donc d'en faire monter le niveau.

Les observations du JPL interviennent alors que jusqu'à présent, "l'Antarctique ne s'était que peu ou pas réchauffée à l'exception de la péninsule antarctique", a indiqué Konrad Steffen, directeur de l'institut de recherche en sciences de l'environnement à l'université de Boulder (Colorado, ouest), l'un des auteurs de l'étude.

"Des hausses de la fonte des neiges, comme celle de 2005, pourraient tout à fait avoir un impact sur une fonte des couches de glace de l'Antarctique si elles sont importantes ou constantes dans le temps", a affirmé M. Steffen.

La Nasa est parvenue à ces conclusions grâce à son satellite QuikScat, capable d'opérer une différence entre une glace ayant fondu puis à nouveau gelé, et une couverture neigeuse originelle.

Texte de: AFP

16.05.07
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