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quedemots - 10.10.2008 | 0 réactions | #link | rss
L'Union européenne a signé un accord avec le Ghana pour combattre ses exportations illégales de bois dans l'espoir de sauvegarder les dernières forêts tropicales du pays, a-t-elle indiqué mercredi dans un communiqué reçu à Lagos.

"L'abattage illégal est responsable de la déforestation rampante dans cette nation de l'Afrique de l'Ouest et les estimations réunies par la Banque Mondiale suggèrent qu'environ 60% de l'exploitation forestière a été illégale au cours des dernières années", indique le texte de l'UE.

L'accord est le premier d'une série que l'Union entend signer avec plusieurs pays africains dont le Cameroun, le Congo, le Gabon et le Liberia.
Le Ghana s'est engagé à s'assurer que ses filières d'exploitation et d'exportation soient légales. L'UE, de son côté, doit bannir toute entrée de bois non certifié.

"Depuis de nombreuses années, l'Europe parle de sauver les forêts de la planète mais demande des volumes de plus en plus importants de bois importé bon marché, fournissant des marchés (rentables) pour le bois illégal en provenance de pays très pauvres", explique le Dr Ralph Ridder, un responsable de l'Institut européen de la Forêt (EFI).

"Aujourd'hui les Européens sont de plus en plus sensibles à la déforestation mondiale".

Jade Saunders, elle aussi experte de l'EFI, a indiqué à l'AFP que l'accord pourrait mettre un ou deux ans avant d'être pleinement appliqué, mais a salué un texte "de qualité".

"Le système est crédible et l'UE assurera que nos douanes bloqueront tout chargement de bois" non réglementé, a-t-elle estimé.

Le bois constitue la quatrième source de devises au Ghana après l'or, le tourisme et la cacao, rapportant environ 400 millions de dollars par an.

Les experts ghanéens estiment que la coupe et l'exploitation du bois ainsi que les autres activités humaines ont réduit la surface forestière du pays de 63.400 km2 en 1960 à près de 13.500 aujourd'hui.

Texte de : AFP
septembre 2008
quedemots - 31.05.2007 | 0 réactions | #link | rss
Le gouvernement gabonais a annoncé vendredi une série de mesures de prévention contre le virus du chikungunya, après l'apparition depuis un mois dans Libreville et ses environs de nombreux cas de cette maladie jusque-là totalement inconnue dans le pays.

Selon un responsable du ministère de la Santé contacté par l'AFP, plus de 5.500 cas ont été recensés depuis un mois dans la seule province de l'Estuaire (Libreville). "On peut parler d'épidémie", a-t-il ajouté.

"Depuis bientôt plus d'un mois, des cas d'une maladie jusque-là inconnue sont observés dans les formations sanitaires de Libreville et Owendo (...) les premières analyses, à partir des prélèvements effectués chez des patients expatriés et envoyés à Marseille (France), indiquent qu'il s'agit d'une infection virale due au virus chikungunya", selon un communiqué du conseil des ministres publié par le quotidien L'Union.

"Des équipes spécialisées d'experts nationaux du ministère de la Santé, de la Défense nationale et de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) sont mobilisées pour élaborer les stratégies de lutte pour contrôler et juguler l'épidémie", poursuit le communiqué.

Traditionnellement présent en Afrique de l'Est, en Asie du Sud-Est et dans le sous-continent indien, le virus du chikungunya est transmis à l'homme par le moustique aedes et se manifeste par des fièvres, maux de tête et douleurs musculaires et articulaires.

En 2006, une épidémie de chikungunya a touché 40% de la population de l'île française de la Réunion, soit quelque 300.000 personnes, provoquant directement ou indirectement 254 décès. "Une reprise épidémique" du chikungunya "n'est plus à craindre dans l'immédiat" à la Réunion et à Mayotte, avaient indiqué le 19 avril les ministères français de l'Outre-mer et de la Santé.

Texte de: AFP

11.05.07
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