Le groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB s'est dit vendredi "profondément préoccupé" par le sort de son salarié retenu en Libye depuis 15 mois et dont il est sans nouvelle, alors que Berne a commencé à hausser le ton face à Tripoli.

Le groupe zurichois "est profondément préoccupé par la disparition du directeur de la filiale libyenne (d'ABB) Max Göldi", a-t-il précisé dans un communiqué.

"ABB est très inquiet de ne pas avoir eu de nouvelle de M. Göldi ou reçu des signes de vie depuis cinq semaines" de son salarié, a souligné le groupe, ajoutant que son lieu de détention était "inconnu".

Le groupe a appelé la Suisse et la Libye à résoudre cette situation "d'urgence", appelant au soutien de la communauté internationale.

La Suisse a changé de ton après des mois de tractations infructueuses avec la Libye, en accusant jeudi Tripoli d'avoir récemment "kidnappé" deux hommes d'affaires helvétiques, qui étaient déjà assignés à résidence en Libye depuis plus de 15 mois en mesure de rétorsion après l'arrestation à Genève d'un des fils du leader Mouammar Kadhafi.

La Suisse "n'a reçu aucune preuve de vie après que les deux Suisses aient été kidnappés par les autorités libyennes et cachés dans un lieu inconnu en violation flagrante" des conventions consulaires, avait dénoncé la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.

Les deux hommes, qui étaient retenus en Libye depuis l'arrestation en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi et sa femme pour mauvais traitements sur deux domestiques, ont disparu fin septembre.

ABB

Texte de : AFP
23 octobre 2009