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quedemots - 30.06.2012 | 0 réactions | #link | rss
Le développement des échanges commerciaux et des voyages favorise le risque d'implantation de nouvelles maladies exotiques sur le continent européen, un phénomène que pourrait encore amplifier le réchauffement climatique, mettent en garde médecins et vétérinaires.

La propagation extrêmement rapide du nouveau virus grippal H1N1 a montré combien la mondialisation pouvait faire galoper une maladie à travers les continents.

Mais ce sont d'autres maladies infectieuses, aux consonances encore exotiques (virus du Nil occidental, fièvre de la vallée du Rift, virus Nipah...), dont il était question mardi lors de la séance hebdomadaire de l'Académie nationale de médecine, organisée conjointement par des médecins et des vétérinaires.

Car les trois-quarts de ces maladies émergentes sont des zoonoses, transmises à l'homme par l'animal, a souligné au cours d'une conférence de presse Jeanne Brugère-Picoux, médecin vétérinaire (Maison-Alfort).

"Beaucoup de germes arrivent, mais heureusement peu s'implantent, faute de conditions favorables", a relevé Michel Rey (Académie de médecine).

Il faut en quelque sorte un "concours de circonstances" pour qu'une maladie exotique puisse s'installer.

L'environnement apparaît comme "un paramètre essentiel", a souligné François Moutou (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Si la végétation change, notamment sous l'effet du réchauffement, c'est tout l'écosystème qui va se modifier.

Pour le Pr Brugère-Picoux, la fièvre catarrhale ovine (maladie de la langue bleue), est "la maladie émergente par excellence" chez l'animal, car "personne de l'attendait en Europe".

Transmise par un petit moucheron et considérée comme une maladie exotique jusqu'à la fin des années 90, elle est identifiée en 2006 dans la région de Maastricht avant de gagner rapidement du terrain en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, puis en Grande-Bretagne et en Suède.

On ne sait toujours pas expliquer cette introduction, mais le fait est que le virus a trouvé en Europe un insecte adapté à sa transmission.

Le virus du Nil occidental est un autre exemple de maladie "vectorielle", véhiculé cette fois par un moustique, et transmissible à l'homme. Apparue à New York en 2006 - probablement importée par un voyageur en provenance d'Israël -, la maladie a "explosé en Amérique du Nord en 2 ans", a souligné Michel Rey. En revanche, l'Europe semble relativement protégée.

D'autres maladies peuvent être d'origine alimentaire : c'est ainsi qu'il y a eu en 2005 en France 17 cas de trichinellose chez des chasseurs... et leurs convives invités à consommer leur tableau de chasse exotique.

D'autant que des changements d'habitudes peuvent modifier l'exposition au risque. Ainsi la pratique conviviale du barbecue expose à consommer de la viande qui n'est pas cuite à coeur.

Autre phénomène de mode, les NAC (nouveaux animaux de compagnie) réservent leur lot de surprises désagréables. Les chiens de prairies peuvent transmettre la variole du singe. Cette année en France des rats importés de Hongrie ont transmis à leurs propriétaires le virus cowpox.

"Il faut éviter certains animaux de compagnie", a prévenu le Pr Brugère-Picoux, jugeant le lapin moins risqué que des animaux comme les reptiles.
"Tout ce qui survient dans n'importe quel coin du monde peut nous concerner d'une façon ou d'une autre", a pour sa part souligné François Rodhain (Institut Pasteur), invitant à "avoir une approche écologique de ces maladies".

Texte de : AFP
novembre 2009
quedemots - 08.11.2009 | 0 réactions | #link | rss
Le Mouvement citoyens genevois (MCG) entend lancer d'ici à la fin de l'année une initiative populaire fédérale demandant la création d'une caisse maladie unique. Exclusivement genevoise, la formation populiste va essayer de trouver des alliés parmi les grands partis.

"Nous allons soumettre l'idée aux autres", a déclaré le candidat du MCG au Conseil d'Etat genevois Mauro Poggia, confirmant une information de la presse romande. Selon l'avocat défenseur des assurés, les socialistes, qui avaient porté le projet de caisse unique en 2007, pourraient soutenir l'initiative.

"Si nous ne sommes pas aidés par un parti qui dispose d'un réseau national, nous ferons appel à la bonne volonté des citoyens pour récolter des signatures", a relevé M. Poggia. L'initiative de caisse unique du MCG se distingue de celle qui avait été rejetée par le peuple suisse en 2007 sur la question du mode de financement.

Le niveau des primes ne serait plus déterminé en fonction du revenu des assurés, comme le prévoyait le PS. Il serait basé sur les primes les plus basses en vigueur dans chaque canton. Selon le MCG, "cette seule mesure sera de nature à faire baisser considérablement la prime d'une majorité d'habitants, augmentant du même coup leur pouvoir d'achat".

Texte de : ats
octobre 2009
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