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quedemots - 30.04.2013 | 0 réactions | #link | rss
Test d'un dispositif pour repérer les faux médicaments antipaludéens

- L'agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé mercredi son intention de tester un dispositif portable de test des médicaments qui permet de dire en quelques instants s'ils sont contrefaits ou non, et pourrait ainsi aider à lutter contre le paludisme.

Les médicaments antipaludéens contrefaits ou ne répondant pas aux normes en vigueur représentent un problème d'envergure dans de nombreuses régions du monde touchées par la maladie, et trouver un moyen de tester à faible coût ces traitements sur le terrain serait une grande avancée, estiment les experts.

Le dispositif, baptisé Counterfeit Detection Device (Dispositif de détection des contrefaçons) ou CD-3, est utilisé depuis 2010 pour passer au crible des produits cosmétiques, de la nourriture, des dispositifs médicaux ou des cigarettes, a précisé la FDA.

La question de savoir s'il peut être utile pour détecter des médicaments antipaludéens contrefaits doit encore être élucidée et des tests pour le déterminer débuteront courant 2013 au Ghana, a ajouté Margaret Hamburg, directrice de la FDA.

Le dispositif, qui fonctionne avec des piles, utilise des ondes lumineuses de différentes tailles pour scanner le produit testé et le comparer à un produit dont l'origine est certifiée.

Cet outil ne requiert qu'une expérience scientifique ou technique minime et peut être utilisé dans des communautés reculées ou à des endroits où le système de santé est très basique, souligne la FDA.

Quelque 660.000 personnes meurent chaque année du paludisme.


Texte : AFP
avril 2013
quedemots - 01.06.2012 | 3 réactions | #link | rss
Les derniers tests cliniques pour la commercialisation d'un vaccin contre le paludisme auront lieu dans sept pays africains à partir de janvier, a-t-on appris mercredi auprès des responsables du laboratoire GlaxoSmithKline et d'une ONG en charge de ce programme.

"C'est le vaccin le plus avancé et le seul qui aujourd'hui ait démontré une efficacité contre la maladie chez les enfants et les nourrissons en Afrique", a déclaré à l'AFP Joe Cohen, qui travaille depuis 1987 sur ce vaccin au sein du laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK).

Selon des études conduites au Mozambique sur des enfants de moins de cinq ans, le vaccin, appelé RTS,S, a une efficacité de 30 à 35% contre les formes bénignes de la maladie et 50% contre les formes sévères sur une période de trois ans environ.

"Avec 30 à 35% d'efficacité, cela va éviter 100 millions de cas de maladies par an (...) et suggère qu'on pourrait sauver plusieurs milliers de vie", a souligné M. Cohen, rappelant que le paludisme tuait chaque année près d'un million d'enfants.

Au Mozambique, le vaccin a également permis de réduire le nombre d'hospitalisations, précise Christian Loucq, directeur de l'ONG Malaria Vaccine Initiative (MVI) qui finance via la Fondation Bill et Melinda Gates une partie de ce programme.

Ce test aura lieu dans 11 sites cliniques au Kenya, Malawi, Mozambique, Gabon, Ghana, Burkina Faso et Tanzanie. L'essai, qui implique 16.000 enfants et associe des scientifiques africains, devrait débuter dans certains pays en janvier 2009, a précisé M. Loucq.

"C'est un vaccin qui a été conçu pour activer le système humanitaire de telle manière (...) qu'il permet de détruire le parasite très tôt quand il est dans le sang ou le foie, avant qu'il n'atteigne les globules rouges", a expliqué M. Cohen.

Cette phase III, la dernière avant une demande d'homologation auprès des autorités, permettra la commercialisation du vaccin, probablement en 2012 si les tests sont concluants.

Le coût du vaccin est estimé à quelque 500 millions de dollars (392 millions d'euros), selon MM. Cohen et Loucq.

Texte de :AFP

novembre 2008
quedemots - 06.08.2011 | 1 réactions | #link | rss
Environ 35% de la population mondiale pourrait contracter la forme la plus grave de paludisme mais le risque recule dans un nombre croissant de régions, selon une nouvelle carte mondiale de la maladie publiée lundi.

"Nous avons été très surpris de découvrir qu'un nombre important de personnes dans le monde avaient un risque beaucoup plus bas d'être infectées qu'on ne le pensait jusqu'à présent", explique le Dr Simon Hay de l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne, un des auteurs de ces travaux.
Il s'agit de la dernière carte du paludisme dans le monde. La précédente remontait à 40 ans.

Selon ce nouvel atlas (The Malaria Atlas Project), 2,37 milliards de personnes dans le monde courent le risque de contracter le paludisme mais près d'un milliard d'entre elles vivent dans des régions où ce danger est très faible.
"Naturellement, cela ne veut pas dire que le paludisme est un problème sanitaire moindre mais cette carte donne l'espoir que l'éradication de l'infection dans certaines régions du monde pourrait être réalisable en recourant à des moyens aussi simples et peu coûteux que l'utilisation autour des lits de moustiquaires traitées avec des insecticides", ajoute le Dr Hay.

Le paludisme est provoqué par le Plasmodium faciparum, le parasite le plus virulent pour les humains transmis par des piqûres de moustiques anophèles.
Selon la nouvelle carte, les régions où le risque a reculé s'étendent à travers l'Amérique centrale et du Sud, en Asie et même dans certaines parties de l'Afrique, le continent le plus touché.

"Il est raisonnable de penser qu'il est possible de réduire voire d'interrompre la transmission dans de nombreuses régions du monde mais les chances de succès augmenteront si l'on met en oeuvre une stratégie basée sur une distribution géographique précise de l'infection", ajoute un autre auteur, David Smith, professeur de zoologie à l'université de Floride (sud-est).
Ce projet d'Atlas mondial du paludisme, réalisé en trois ans, est le fruit d'une collaboration entre l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne et l'Institut kényan de recherche médicale.

Il compile des informations provenant des instituts nationaux de la santé de plusieurs pays, des avertissements d'offices du tourisme, des données climatiques, des variétés de moustiques vecteurs de l'infection et des enquêtes sur les cas de paludisme dans près de 5.000 communautés et 87 pays.

On dénombre plus de 500 millions de cas de paludisme par an dans le monde. Un million de personnes infectées meurent chaque année, dont 80% sont des enfants en Afrique sub-saharienne, rappellent les auteurs de cette étude publiée dans l'édition en ligne de PloS Medicine.

Cette étude a été financée par le Wellcome Trust, la plus grande organisation de charité britannique.

Texte de :AFP

février 2008
quedemots - 03.09.2010 | 0 réactions | #link | rss
Des chercheurs américains sont parvenus à modifier génétiquement des moustiques pour les rendre incapables de transmettre le parasite responsable du paludisme, selon leurs travaux publiés jeudi.

Ce parasite appelé plasmodium dont cinq espèces provoquent le paludisme chez l'homme est transmis par une piqûre d'anophèle, moustique des régions chaudes.

Apparemment pour la première fois ces entomologistes de l'Université d'Arizona (sud-ouest) ont réussi a altéré le génome de moustiques pour les immuniser totalement contre ce parasite.

Ils espèrent pouvoir dans l'avenir remplacer les moustiques dans la nature avec des populations d'insectes génétiquement modifiés en laboratoire dans l'incapacité de transmettre le plasmodium.

"Si on veut efficacement arrêter la propagation du parasite responsable du paludisme il faut que tous les moustiques y soient à cent pour cent résistants", explique Michael Riehle, professeur d'entomologie à l'Université d'Arizona, qui a conduit ces travaux parus dans le "Journal of Public Library of Science Pathogens" daté du 15 juillet.

Ces chercheurs ont utilisé des techniques de biologie moléculaire pour concevoir un "morceau" d'information génétique pouvant s'insérer dans le génome du moustique qu'ils ont ensuite injecté dans des oeufs de ces insectes.

Les moustiques naissant de ces oeufs sont devenus porteurs de cette information génétique modifiée qu'ils ont ensuite transmise aux futures générations. Ces moustiques vivent en moyenne deux semaines.

Pour ces expériences, ces scientifiques ont utilisé des Anophèles stephensi, une espèce de moustique qui est un important vecteur du paludisme sur l'ensemble du sous-continent indien.

Après avoir nourri les Anophèles modifiés génétiquement avec du sang infecté de plasmodium, ils ont constaté que ces moustiques sans exception étaient totalement immunisés contre le parasite.

"Nous avons été surpris que ça marche aussi bien", relève Michael Riehle alors que "nous nous attendions seulement à quelques effets sur la croissance des moustiques, leur espérance de vie ou leur sensibilité au parasite", ajoute-t-il.

Seule la femelle des moustiques Anophèles se nourrissent de sang dont elle a besoin pour produire ses oeufs. Quand elles piquent un humain ou un animal infecté avec des plasmodiums, elles absorbent ces parasites.

Jusqu'à présent, les moustiques génétiquement modifiés sont cantonnés dans des laboratoires sous haute protection d'où aucun ne peut s'échapper.
Les chercheurs cherchent désormais comment remplacer tous les moustiques dans la nature avec des populations génétiquement modifiée immunisées contre le parasite du paludisme ce qui ouvrirait la voie à l'éradication de cette maladie.

Il est estimé que 250 millions de personnes contractent le paludisme chaque année dans le monde et un million, pour la plupart de jeunes enfants, en meurent.

Quelque 90% des décès consécutifs au paludisme se produisent en Afrique subsaharienne, et ce chiffre est probablement sous-estimé, selon Michael Riehle.

Texte de : AFP
16 juillet 2010
quedemots - 06.06.2010 | 0 réactions | #link | rss
Le moustique vecteur du paludisme pourrait un jour en devenir le vaccinateur, espèrent des chercheurs japonais après une expérience réussie de modification génétique de l'insecte.

Les scientifiques de l'Université médicale de Jichi (région de Tokyo) ont modifié génétiquement un moustique afin que sa salive contienne une protéine servant de vaccin contre la leishmaniose, une fièvre à phlébotome potentiellement mortelle.

Une souris piquée par ce moustique transgénique a développé un anticorps contre cette maladie, a expliqué mercredi le professeur Shigeto Yoshida, qui a dirigé l'expérience.

Selon lui, des moustiques pourraient aussi être modifiés génétiquement pour vacciner contre le paludisme d'ici à une dizaine d'années.

"Le vaccin serait imperceptible. Pas besoin de médicament, inutile de se déplacer dans les centres de vaccination et en plus ce serait gratuit", a déclaré à l'AFP ce spécialiste du paludisme.

Se faire piquer plusieurs fois ne ferait que renforcer l'immunité, a-t-il ajouté.
La naissance de ce "moustique antipaludique" devra toutefois attendre la mise au point d'un vaccin efficace contre la maladie, nécessaire à la modification génétique de l'insecte.

Mais cette perspective n'est pas si éloignée, selon les scientifiques réunis à la conférence de l'Initiative multilatérale sur le paludisme, organisée en novembre à Nairobi, qui ont estimé qu'un vaccin pourrait être breveté d'ici trois à cinq ans.

A l'heure actuelle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de soigner les malades via des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine.

"Ce traitement fonctionne mais est inaccessible pour des nombreuses personnes qui ont à peine de quoi manger", a souligné M. Yoshida. "Le paludisme est intrinsèquement lié à la pauvreté. Ce vaccinateur volant pourrait donc avoir son importance".

Le professeur a admis en revanche que vacciner des gens, sans demander leur avis, via des piqûres de moustique pourrait poser un problème éthique.

"La société sera-t-elle prête à l'accepter ?", s'est-il interrogé.

Dans des travaux distincts publiés en novembre 2009, des chercheurs américains ont indiqué avoir modifié génétiquement des moustiques, afin que leur organisme détruise le parasite responsable du paludisme qui se développe dans leur corps.

Le paludisme tue plus d'un million de personnes par an dans le monde, surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en particulier en Afrique subsaharienne où un enfant meurt toutes les 30 secondes des suites de la maladie.

Texte de : AFP
mars 2010
quedemots - 22.02.2010 | 0 réactions | #link | rss
Un nouveau vaccin expérimental contre le paludisme s'est révélé sans risque et efficace pour protéger des enfants dans un petit essai clinique conduit au Mali, selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.

Une équipe internationale de médecins a testé le vaccin avec des enfants choisis au hasard, âgés de un à six ans, dans une zone rurale du pays.
Certains de ces enfants ont eu une ou trois doses du vaccin, alors que d'autres ont été seulement vaccinés avec un vaccin antirabique.

La triple dose de vaccin antipaludique s'est avérée sans danger, bien tolérée et a provoqué une très forte réponse immunitaire qui a duré au moins un an, selon cet essai clinique dirigé par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université du Maryland (est des Etats-Unis).

Y ont notamment participé des médecins de l'Université de Bamako au Mali, le laboratoire britannique GlaxoSmithKline Biologicals (GSK), les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) et l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

S'appuyant sur le succès apparent du vaccin lors de ce premier essai clinique (phase 1), la même équipe internationale et des chercheurs européens ont décidé de le tester sur un groupe élargi de 400 enfants maliens.

Le vaccin est basé sur une seule souche du parasite plasmodium, responsable de la forme la plus fréquente et la plus mortelle du paludisme. Le parasite est transmis par la piqûre de moustiques anophèles qui en sont porteurs.

Le vaccin appelé FMP2.1/AS02A, développé dans le cadre d'une collaboration entre l'Institut de recherche de l'armée américaine Walter Reed et GSK, cible le paludisme au moment où le parasite entre dans le sang de la victime et commence à se multiplier, précise l'étude parue dans la version en ligne de PLoS ONE, la revue de la Public Library of Science.

"Les résultats de cet essai clinique pourraient signifier que nous avons peut-être réussi à produire un vaccin qui, pour la première fois, reproduit l'immunité naturelle contre le parasite", relève le Dr Christopher Plowe, professeur de médecine à l'Université du Maryland et principal auteur de cette étude clinique.

"Développer naturellement une telle immunité prend normalement de nombreuses années d'exposition au paludisme", ajoute-t-il.

Pour le moment le candidat vaccin antipaludique le plus avancé au monde est le RTS, S dont un essai clinique de phase 3 est mené depuis mai 2009 sur 11 sites dans sept pays africains (Gabon, Mozambique, Tanzanie, Ghana, Kenya, Malawi et Burkina) et portant sur 16.000 enfants et nouveau-nés.

Les résultats définitifs pourraient être connus en 2013, ouvrant la voie en cas de succès au premier vaccin antipaludique efficace à au moins 50% et dont l'effet dure plus d'une année.

Le paludisme tue plus d'un million de personnes par an dans le monde, surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en grande majorité en Afrique subsaharienne où un enfant meurt toutes les 30 secondes de la maladie.

Texte de : AFP f
évrier 2010
quedemots - 22.12.2009 | 0 réactions | #link | rss
Des chercheurs américains ont indiqué jeudi avoir créé les premiers moustiques génétiquement modifiés dont l'organisme détruit le Plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme, qui se développe habituellement dans le corps de ces insectes.

"Ce sont les premiers moustiques génétiquement modifiés résistants au parasite Plasmodium grâce à une modification de leur système immunitaire", se félicite George Dimopoulos, professeur de microbiologie moléculaire et d'immunologie au JHMRI, l'Institut de recherche sur le paludisme de l'Université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, est) qui dirige l'équipe de chercheurs.

Plus de 300 millions nouveaux cas de paludisme sont diagnostiqués chaque année dans le monde et près d'un million de personnes en meurent, dont surtout des enfants en bas âge en Afrique, rappelle-t-il dans un communiqué.

Jusqu'à présent ces chercheurs ont créé deux groupes de moustiques génétiquement modifiés. Dans le premier, le gène provoquant la destruction du Plasmodium par le système immunitaire du moustique a été activé dans les tissus intestinaux de l'insecte où le parasite s'installe initialement.

Dans la seconde catégorie de moustiques, la modification génétique a fait agir le système immunitaire contre le Plasmodium au niveau d'un organe du moustique jouant le rôle du foie.
Les généticiens de Johns Hopkins cherchent maintenant à créer un moustique génétiquement modifié dont le système immunitaire interviendra à ces deux niveaux.

Mais répandre ces gènes dans les populations de moustiques dans la nature s'est avéré difficile notamment en l'absence de reproduction croisée entre les différentes espèces de ces insectes porteurs du parasite.

Texte de : AFP
novembre 2009
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