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quedemots - 10.11.2010 | 0 réactions | #link | rss
Le trafic de faux médicaments, qui génère des profits considérables, monte en puissance dans le monde, dévastant les pays du sud et s'attaquant aux traitements de maladies graves dans les pays du nord, selon des spécialistes réunis vendredi à Paris.

Un colloque sur le sujet était organisé par la Mutualité française au lendemain de l'annonce à Lyon de la saisie de plus d'un million de gélules contrefaites dans 45 pays membres d'Interpol.

La lutte contre le trafic des faux médicaments, "dramatique et dangereux", est "une ambition légitime et nécessaire", pour laquelle "tout doit être mis en oeuvre", a indiqué l'ancien président Jacques Chirac qui a assisté à la fin du colloque.

Ces faux médicaments, qui représentent 10% du marché mondial du médicament, représentent un trafic "bien plus rentable que le trafic de drogue", relève Aline Plançon, chef de l'unité "contrefaçon de produits de santé et crime pharmaceutique" à Interpol.

Dans le monde, le trafic a augmenté de 300% entre 2007 et 2008, selon l'Organisation mondiale des douanes.

Contrefait, falsifié, illicite, illégal, non enregistré, non autorisé, frelaté, les termes utilisés pour qualifier les faux médicaments varient selon les pays. Le Pr Marc Gentilini résume : "c'est un produit vendu à des patients de bonne foi, en surdose ou en sous-dose de principe actif, parfois toxique ou constitué d'additifs inattendus (plâtre, chaux, liquide réfrigérant...)".

Et il précise : "non seulement il ne soigne pas, mais il peut handicaper ou tuer". Il peut aussi susciter des pharmaco-résistances, susceptibles d'"anéantir les efforts entrepris pour endiguer les grandes épidémies", selon les termes de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, dans un discours lu à la tribune.

"L'ampleur réelle du problème n'est pas connue", assure Gilles Forte, de l'OMS. Des chiffres sont avancés sur le coût humain -on parle de 200.000 décès rien qu'avec les faux anti-paludéens- mais selon lui il n'y a "pas d'outil pour chiffrer".

Idrissou Abdoulaye, directeur du CHU de Cotonou, parle d'un "commerce de la honte". Il affirme qu'il y a dans son hôpital un nombre d'insuffisants rénaux "faramineux", suite à l'absorption de ces produits contrefaits. "Plus du quart des médicaments mis en vente relèvent au Bénin de +l'informel+", dit-il. "La population ne prend que ce qui est à la mesure de sa bourse".

La situation dans les pays développés est moins alarmante, puisqu'on trouve les faux médicaments uniquement sur l'internet. Mais, comme le note Aline Plançon, "il ne s'agit plus seulement de médicaments de confort" : "les types de médicaments sont de plus en plus larges, tels qu'antibiotiques, antidépresseurs ou traitements contre le cancer".

Le problème, c'est que les sanctions restent "très faibles, hétérogènes selon les pays et très peu dissuasives", selon Thierry Le Lay, chargé par le ministère des affaires étrangères de la lutte contre les médicaments falsifiés. Un projet de convention, Medicrime, est en préparation au Conseil de l'Europe.

Les pays du sud en appellent à une "stratégie mondiale". "Nos pays n'ont pas les moyens de faire face", dit le Pr Abdoulaye.
Des évolutions se font jour pourtant dans ces pays. Ainsi, depuis que le Rwanda a mis en place une couverture du risque maladie, les faux médicaments circulent beaucoup moins.

Et l'appel de Cotonou, lancé il y a un an à l'initiative de la Fondation Chirac pour obtenir la signature d'une convention internationale contre les faux médicaments, a obtenu déjà la signature de 11 Etats.

Texte de : AFP
octobre 2010
quedemots - 21.12.2009 | 0 réactions | #link | rss
Les pays scandinaves sont les champions du monde de l'aide au développement des pays pauvres, tandis que les riches pays asiatiques et la Suisse font figure de cancres, selon un classement publié jeudi par une association américaine.

La Suède, le Danemark et la Norvège mais aussi les Pays-Bas occupent les premières places de "l'indice d'engagement en faveur du développement" de 22 pays établi chaque année par le "Center for Global Development".

Cet indice regroupe sept critères, dont l'aide au développement rapportée aux moyens des pays donateurs, mais aussi le commerce, l'investissement, les migrations, l'environnement, la sécurité et la technologie.

La Suède prend ainsi la première place cette année pour avoir concentré son aide sur un petit nombre de grands projets, ce qui évite la dispersion, a observé l'association dans un communiqué. La Suède a aussi fait passer de 24.000 à 36.000 le nombre de demandes d'asile qu'elle a acceptées.

Au chapitre du climat, la Suède a le taux d'émission de gaz à effet de serre le plus faible des pays sous revue, selon l'étude, qui souligne que le réchauffement climatique est particulièrement néfaste pour les pays pauvres.

Les pays du G7 se classent moins bien: le Canada est 11e, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France se partagent la 12e place, tandis que les Etats-Unis et l'Italie sont respectivement 17 e et 18 e. En queue de classement, on retrouve la Suisse (20e), devant le Japon et la Corée du Sud.

Texte de : AFP
octobre 2009
quedemots - 08.11.2009 | 0 réactions | #link | rss
Le groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB s'est dit vendredi "profondément préoccupé" par le sort de son salarié retenu en Libye depuis 15 mois et dont il est sans nouvelle, alors que Berne a commencé à hausser le ton face à Tripoli.

Le groupe zurichois "est profondément préoccupé par la disparition du directeur de la filiale libyenne (d'ABB) Max Göldi", a-t-il précisé dans un communiqué.

"ABB est très inquiet de ne pas avoir eu de nouvelle de M. Göldi ou reçu des signes de vie depuis cinq semaines" de son salarié, a souligné le groupe, ajoutant que son lieu de détention était "inconnu".

Le groupe a appelé la Suisse et la Libye à résoudre cette situation "d'urgence", appelant au soutien de la communauté internationale.

La Suisse a changé de ton après des mois de tractations infructueuses avec la Libye, en accusant jeudi Tripoli d'avoir récemment "kidnappé" deux hommes d'affaires helvétiques, qui étaient déjà assignés à résidence en Libye depuis plus de 15 mois en mesure de rétorsion après l'arrestation à Genève d'un des fils du leader Mouammar Kadhafi.

La Suisse "n'a reçu aucune preuve de vie après que les deux Suisses aient été kidnappés par les autorités libyennes et cachés dans un lieu inconnu en violation flagrante" des conventions consulaires, avait dénoncé la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.

Les deux hommes, qui étaient retenus en Libye depuis l'arrestation en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi et sa femme pour mauvais traitements sur deux domestiques, ont disparu fin septembre.

ABB

Texte de : AFP
23 octobre 2009
quedemots - 08.11.2009 | 1 réactions | #link | rss
L'Occident fait de moins en moins figure d'exemple en matière de liberté de la presse, s'inquiète Reporters sans frontières. Plusieurs pays européens reculent dans le classement mondial publié par l'ONG. Israël et l'Iran suscitent aussi de vives craintes.

Les treize premières places de ce classement sont détenues par des pays européens. Le Danemark, la Finlande, l'Irlande, la Norvège et la Suède se partagent la première place, la Suisse est septième. Reporters sans frontières salue aussi les progrès réalisés par les Etats-Unis: Washington gagne vingt places et se classe 20e.

L'ONG juge en revanche "inquiétant de constater que des démocraties européennes comme la France ou l'Italie continuent, année après année, de perdre des places dans le classement."

La France (43e)et l'Italie (49e) perdent huit et cinq places. Elles se font distancer par de jeunes démocraties africaines (Mali, Afrique du Sud, Ghana) ou latino-américaines (Uruguay, Trinidad et Tobago).

Reporters sans frontières (RSF) s'inquiète par ailleurs du recul de la liberté de la presse en Israël avec l'offensive militaire "Plomb durci". L'Etat hébreu (93e, en recul de 47 places) commence à appliquer sur son territoire "les mêmes méthodes qu'à l'extérieur", note RSF.

Autre source d'inquiétude: la situation des médias en Iran, avec la crise liée à la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Déjà proche de la fin du classement les années précédentes, l'Iran se classe désormais 172e et arrive aux portes du "trio infernal", toujours composé par le Turkménistan (173e), la Corée du Nord (174e) et l'Erythrée (175e), "où la presse a été tellement bâillonnée qu'elle y est aujourd'hui inexistante", écrit RSF.

Texte de : ats
octobre 2009
quedemots - 16.09.2007 | 0 réactions | #link | rss
La planète compte 2,6 milliards d'usagers du téléphone mobile et 1,13 milliards d'usagers de l'internet, a indiqué mardi l'Union internationale des télécommunications (UIT). Ces données ont été publiées à l'ouverture du conseil de l'UIT.

En 2000, le monde comptait 800 millions de téléphones mobiles. Leur nombre a ainsi plus que triplé depuis le début du millénaire. Un milliard de téléphones portables supplémentaires ont été mis en service en deux ans, de la fin 2004 à la fin 2006.

Au cours des six premiers mois de l'année, la Chine et l'Inde ont notifié à elles seules 200 millions d'usagers supplémentaires des téléphones cellulaires (87 millions en Chine, 110 millions en Inde). Au total, quatre milliards d'habitants de la planète ont le téléphone (mobile et fixe).

Le taux de pénétration de la téléphone mobile est de 86% pour les pays industrialisés, de 34% pour les pays en développement et de 8% pour les pays les moins avancés, selon le rapport de l'UIT. L'utilisation d'internet a bondi de 700 millions d'usagers fin 2004 à 1,13 milliard fin 2006, soit plus de 400 millions d'usagers de plus en deux ans.

Texte de: ats/jq
AWP/septembre 2007
quedemots - 07.05.2007 | 0 réactions | #link | rss
Les accidents de la circulation tuent 1,2 million de personnes dans le monde, soit 3300 morts par jour. Parmi eux, ils sont 400'000 jeunes de moins de 25 ans à être tués sur la route, soit plus de mille chaque jour.

Des millions d'autres sont blessés ou handicapés, ont souligné des responsables de l'ONU. A l'occasion du lancement de la première semaine mondiale de la sécurité routière, plus de 400 jeunes de cent pays se sont réunis à Genève pour adopter une déclaration sur la sécurité routière afin de prévenir ce "massacre" quotidien.

Parmi les 15 à 19 ans, les traumatismes dus aux accidents de la circulation sont la première cause de mortalité, tandis que chez les 10 à 14 ans et les 20 à 24 ans, ils en sont la deuxième, selon une étude réalisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le risque d'être tué est trois fois plus élevé chez les garçons.

Dans leur déclaration, les jeunes réunis à Genève demandent à leurs contemporains d'éviter de conduire sous l'emprise de l'alcool ou de drogues, de ne pas céder à la vitesse, de s'abstenir de tout comportement agressif sur la route, de porter un casque à moto ou à bicyclette, et d'attacher leur ceinture de sécurité.

Le vice-président de la Commission européenne en charge des transports Jacques Barrot a rappelé que l'Union européenne (UE) a pour objectif de réduire dans les pays membres le nombre de morts de la route de 50'000 en 2000 à 25'000 en 2010. Dans l'UE, la route a tué 41'600 personnes en 2005.

"Sanctionner les fautes de comportement est essentiel", a ajouté le représentant de Bruxelles. Jacques Barrot a estimé que le permis à points, appliqué en France, est un bon système et qu'il faudrait éviter que les conducteurs ne soient pas sanctionnés une fois qu'ils passent les frontières.

Texte de: ats

23.04.2007
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