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quedemots - 25.10.2009 | 0 réactions | #link | rss
L'accumulation de débris dans la ceinture orbitale de la Terre représente une menace durable pour la sécurité des vols habités et des services satellitaires, s'est alarmé jeudi le Bureau des Nations unies pour les affaires spatiales (UNOOSA).

"La mise en oeuvre rapide de mesures pour limiter les débris spatiaux relève de l'intérêt commun de l'humanité, en particulier si l'on souhaite préserver l'espace pour les générations futures", souligne son directeur, Mazlan Othman, dans un rapport publié à Vienne.

Selon l'agence, "les satellites désaffectés et autres débris demeurant en orbite pour une durée considérable ont rendu l'espace plus dangereux tant pour les astronautes que pour les satellites en service et les autres engins spatiaux".

Or la détérioration de satellites peut avoir des répercussions immédiates pour des activités terrestres telles que la téléphonie, la géo localisation, la radio, la télévision, les services météorologiques ou encore bancaires.

Un millier de satellites appartenant à plus de 40 pays opèrent actuellement dans la ceinture orbitale de la Terre.

Mais "de même que les activités humaines sur Terre produisent des montagnes de déchets, l'augmentation du nombre de satellites a engendré une multiplication des débris représentant un danger constant de collision", souligne l'UNOOSA.

Selon une étude publiée par l'institut Space Security Index en 2008, quelque 300.000 objets mesurant de un à dix centimètres et provenant en grande partie d'une activité humaine encombrent la périphérie terrestre.

Or, à des vitesses atteignant généralement des milliers de km/h, "même les plus petits débris peuvent endommager voire détruire un engin spatial", note le rapport.

En 1998, la panne d'un satellite à la suite d'une collision avec un tel débris avait provoqué la mise hors service en Amérique du Nord de 40 millions de pagers et bloqué des transactions financières et des retransmissions radiotélévisées, rappelle l'agence.

En février dernier, la première collision entre un satellite en service, l'américain Iridium 33, et un satellite désaffecté, le russe Cosmos 2251, a créé "un nuage de 700 débris menaçant (à leur tour) les engins spatiaux pour des décennies", souligne l'UNOOSA.

L'ONU a appelé l'an passé les pays possédant des satellites à s'engager à en débarrasser l'orbite terrestre basse (moins de 1.600 kilomètres d'altitude), la plus utilisée et la plus encombrée, une fois leur cycle de vie achevé.

Texte de : AFP
octobre 2009
quedemots - 01.07.2009 | 0 réactions | #link | rss
L'Observatoire astronomique de Vicques, dans le canton du Jura, a découvert un astéroïde de 800 mètres de diamètre qui s'approche en ce moment de la Terre. Baptisé "2009 KL2", ce bolide va la frôler début septembre, à 67 millions de km de distance.

L'astéroïde "2009 KL2" appartient à la famille des géo croiseurs, c'est-à-dire des corps célestes qui s'approchent parfois très près de la Terre. Pour certains scientifiques, ce type d'astres aurait provoqué la disparition des dinosaures voici quelques 65 millions d'années lors d'une collision.

La découverte de ce 1er NEO (Near Earth Object) jurassien a été officialisée par l'Union astronomique internationale, a annoncé la société jurassienne d'astronomie. C'est dans la nuit du 19 au 20 mai que l'équipe jurassienne a découvert cet astéroïde, plus petit objet repéré à ce jour par le télescope de l'observatoire.

"Si l'on ne cherche pas l'on ne trouve pas", a expliqué Michel Ory, astronome amateur âgé d'une quarantaine d'années. "Les Etats-Unis investissent massivement depuis plus d'une décennie pour détecter les géo croiseurs", ajoute le Jurassien.

Dans le monde, les astronomes amateurs en découvrent environ un tous les deux mois. Cet intérêt des professionnels, notamment les Etats-Unis, pour les NEO s'explique par le fait que ces astéroïdes sont tombés sur la Terre et qu'ils permettent d'en savoir plus sur le passé du système solaire.

Jamais un amateur en Suisse n'avait encore découvert un astre géo croiseur. "2009 KL2" sera suivi régulièrement jusqu'au mois de novembre par la société jurassienne d'astronomie. Il est le 4e NEO découvert depuis le sol suisse. Les trois premiers l'ont été par l'Observatoire de Zimmerwald de l'Université de Berne.

"Il existe peu de domaines scientifiques qui permettent à des amateurs de faire des découvertes", note l'enseignant jurassien. Michel Ory avait découvert l'année dernière une comète. La masse gazeuse de 20'000 kilomètres de diamètre porte désormais son nom P/2008 Q2 Ory.

Lien: www.jura-observatory.ch/

Texte de : ats
08 juin 2009
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