Luxe et contrefaçon... Ennemis intimes (comments) Acerberos http://monblog.ch/acerberos/?p=200906101935250 Blog Juridique Suisse: les Méandres du Droit FutureBlogs/0.8.6 fr sur: Luxe et contrefaçon... Ennemis intimes (Acerberos) Url: http://blog.acerberos.ch

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Si l'industrie du luxe n'alimente pas elle-même l'industrie de la contrefaçon,il faut tout de même constater que les droits de propriété intellectuelle de la première son violés.

En tant que telle, la violation des droits ne devrait pas être encouragée. Mais on peut vraiment s'interroger sur le bénéficiaire réel de l'industrie de la contrefaçon... Sauf à l'égard de produits qui ne devraient pas être contrefaits, tels que les médicaments.]]>
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sur: Luxe et contrefaçon... Ennemis intimes (starbuck) Url: http://commedansdubeurre.ch

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Je reste quelque peu dubitatif devant l'argument quantitatif, à savoir, les pertes sur l'économie de production, engendrées par la contrefaçon. Un argument coup de poing, dans la mesure où il constitue le fer de lance de la lutte contre la contrefaçon. Mais quel argument?


Je me demande plus précisément dans quelle mesure l'acquisition d'une contrefaçon peut-elle être associée, et chiffrée, comme une perte sur l'économie de production?


Je considère ici le manque d'une distinction entre la perte engendrée par les acquisitions implicites (le fait d'acquérir une contrefaçon alors que l'on croit bel et bien avoir acquis une pièce légitime) et les acquisitions explicites (le fait d'acquérir une contrefaçon en toute connaissance de cause, en particulier pour son prix généralement réduit).


Si l'on inclut les acquisitions explicites dans le débat, ne serait-il pas probable que l'économie de production soit bénéficiaire de ce marché?

Dans le cadre des acquisitions explicites (acheter consciemment une imitation à moindre prix), dans quelle mesure pouvons-nous déterminer que l'acheteur était prêt à acquérir le bien à son prix d'origine? Les chiffres communiqués par les études et la presse tiennent-ils compte de ce détail?

Lorsqu'une jeune adolescente souhaite épater ses copines en revenant de son séjour à Hong-Kong avec un Speedy 25 sous le bras, peut-elle être considérée comme une "vente perdue" pour l'industrie du luxe?

Et lorsque un jeune boutonneux de banquier se fait les muscles du poignet avec une magnifique imitation de montre Rolex, peut-on le considérer comme une vente manquée par le créateur éponyme?

Je ne crois pas. Du moins, pas en majorité. La contrefaçon me semble en grande partie être un marché initié et contrôlé par l'industrie du luxe. Industrie qui dévoile un voile aveuglant d'hypocrisie lorsqu'elle tente invariablement de convaincre des personnes aux moyens financiers réduits que l'accès à la reconnaissance sociale (et à l'accroissement du taux de succès sur le sexe opposé) requiert l'acquisition d'un bien de luxe.

Autre point: je crois qu'un consommateur attaché à une marque par le biais d'une contrefaçon alors qu'il ne dispose pas encore des moyens suffisants pour accéder "au vrai" aura beaucoup plus de chances de devenir un "client honnête" dès lors que l'avenir lui sourira au porte-monnaie.

Au contraire, une personne à qui l'on refuse l'accès à la marque ne serait-ce que par la restriction des biens d'entrée de gamme ressentira peut être une frustration telle qu'elle choisira de ne plus consommer une marque lorsqu'elle disposera des moyens suffisants.


Ce phénomène se constate également dans le débat sur le téléchargement illégal sur Internet: dans quelle mesure la perte est-elle chiffrable si le consommateur n'a pas pour intention d'acquérir le bien par les voies 'légales' en raison de son coût jugé trop élevé?


Une grosse différence subsiste cependant! Dans le cas du téléchargement illégal, il n'y a aucun bénéficiaire en contrepartie de l'accès à l'oeuvre: on télécharge et point barre.

Dans le cas de la contrefaçon, nous restons dans le matériel, le tangible. Un travail se cache derrière un 'faux sac' ou 'une fausse montre', et derrière ce travail se cache un Homme, parfois un enfant. L'acquisition d'une contrefaçon génère une transaction à deux directions: un bien dans un sens, de l'argent dans l'autre.

Alors, qu'entend-on par 'pertes'? Tient-on compte des gains générés pour les économies paralèlles? Qu'en est-il des personnes ayant perçu un salaire et se nourrissant grâce au marché de la contrefaçon? La presse grand public communique-t'elle sur ce chiffre?


Je doute fortement que les "USD 400 milliards" constituent un montant symbolisant une perte. Au mieux, un chiffre d'affaires, et encore...


A ce stade, je passe la main à l'industrie du luxe.
1) Propose-elle actuellement une offre réellement adaptée à la demande (des produits de luxe + des produits à prix accessible répondant aux attentes des consommateurs)?


2) Ne tente-elle par par tous les moyens possibles de maintenir le consommateur dans une permanente illusion que le luxe est la seule option tangible pour satisfaire son besoin de reconnaissance et de réussite au sein d'une société privilégiant l'apparence aux actes?


3) Ne bénéficie-t'elle pas indirectement de ces ventes? (l'argument du client fidèle à la marque dès sa plus tendre enfance)


"Ennemis intimes"...je pense plutôt "Cache-cache entre amis"

...à bon entendeur.]]>
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J'ajouterais qu'une technique parfois employée est la suivante:

On envoie un courrier à l'auteur de la violation, avec un bulletin de versement joint à un contrat de licence.

On lui explique que l'un de ses employés (dont il répond) a employé une image protégée sans droit. Avant d'engager une procédure civile ou pénale (cette dernière étant gratuite et plus dissuasive), on a préféré laisser l'occasion de régler la situation à l'amiable. On fixe également un délai de réponse.

La société acceptera ou non. Cependant, personne ne se montre ravi à l'idée qu'il va faire l'objet d'une plainte pénale, particulièrement lorsque cette plainte dénonce un comportement en contradiction avec la position officielle de la société sur une question sensible.

Si vous voulez nous faire part de vos démarches, je vous en serais reconnaissant!]]>
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sur: Luxe et contrefaçon... Ennemis intimes (Acerberos) Url: http://blog.acereros.ch

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Pourquoi seriez-vous sans défense? La menace d'une plainte pénale pourrait suffire dans des négociations... Peut-être pourriez-vous négocier une licence...? Notez que le délai pour déposer une telle plainte est de trois mois dès connaissance de l'infraction et de l'auteur... Ca n'empêche cependant pas une action civile qui peut également peser sur les épaules de l'autre partie. Et là, la prescription pour ouvrir action est plus longue...

Cf. ces articles par exemple:
http://blog.acerberos.ch/?p=200801181137534
http://blog.acerberos.ch/default.aspx?p=200801252025259

(La licence d'utilisation pour un brevet ou un droit d'auteur est la même dans son principe: on concède un droit d'utilisation à certaines conditions, notamment pécuniaires et temporelles).]]>
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sur: Luxe et contrefaçon... Ennemis intimes (athos99) Url: http://blog.athos99.com/la-fnac-viole-le-droit-dauteur-et-utilise-illegalement-des-photos

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Mais le plus drôle c'est quand un grand pourfendeur du téléchargement illégal au nom du respect du droit d'auteur (La FNAC, groupe PPR qui possède Gucci) viole le droit d'auteur d'un petit photographe genevois sans défense.

http://blog.athos99.com/la-fnac-viole-le-droit-dauteur-et-utilise-illegalement-des-photos]]>
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