Qu'est-ce qui nous empêche de nous aimer tels que nous sommes, de nous aimer tout court?

    Sujet difficile, qui pendant toute mon adolescence fut à la fois  "fil rouge" de mon parcours comme sa pierre d'achoppement .

il n'est pas toujours facile de nous accepter tels que nous sommes. Certains diront même que c'est la chose la plus difficile au monde... et pourtant....

C'est à mon avis la clé qui nous permettra d'ouvrir toutes les autres portes

et surtout, la meilleure façon d'apprendre à aimer.

comment aimer autrui si je ne m'aime pas?

à tout moment, je me projette en l'autre; je ne peux l'accepter tel qu'il est si je ne m'accepte pas moi-même!

Car:

- il me ressemble; le risque est de le rejeter pour ses défauts qui me rappellent les miens.

- il est différent de moi; je l'envie pour ses qualités qui à mes yeux me manquent.

l'envie, la jalousie, la critique et le rejet, parasitent aussi bien l'amitié que le sentiment amoureux. Et plus généralement toutes nos relations sociales.

 

        

 Souvent, l'image que nous avons de nous est déformée par le miroir de l'autre.

 - dans notre enfance comme à tout autre moment où nous sommes particulièrement vulnérable, nous avons été brimé, critiqué, jugé. cela à atteint notre confiance en nous et notre amour-propre. il est possible de se défaire de ces "blessures". encore faut-il les identifier précisément.

 - certains schémas sociaux ou religieux confondent fierté et vanité. Que nous soyons jeune ou non, des personnes que nous admirons et prenons en exemple ont pu nous amener à considérer comme étant négatif tout sentiment d'autosatisfaction. Il en devient difficile de cultiver l'estime de soi.

 

        (Malheureusement aussi, un évènement tragique nous a peut-être bouleversé au point d'atteindre l'identitaire en nous. Il est alors nécessaire de faire un travail sur soi, souvent long, pour retrouver une sérénité, une unité intérieure.  --> Mais je ne développerai pas sur ce sujet-là, trop personnel, indissociable de l'histoire de chacun.)

 

La première étape est à mon avis d'identifier notre manque de confiance; de le cibler. Et d'en (re)connaître les causes.

Inutile d'aller accuser nos parents, professeurs, guides spirituels, d'avoir brimé nos capacités à nous aimer nous-même. Même si dans certains cas, cela soulage, ça n'avancera en rien notre démarche pour sortir de ce cercle vicieux. Juger et critiquer des personnes qui nous sont proches par "vengeance" n'aide pas à se sentir en paix et cela peut leur faire autant de mal qu'elles nous en ont fait, parfois sans le vouloir. Cependant, suivant l'histoire de chacun, il est parfois bénéfique de couper un peu les ponts le temps de faire le point ou de parler progressivement de ce "travail" sur soi, en expliquant quelle "aide" on attend de son entourage.

Pardonner. (Et souvent, c'est plus difficile qu'on le croit.)

Trier, parmi les causes, celles qui sont obsolètes. -  nous avons tous étés confrontés à des paroles négatives dénuées de fondement. Même si ces mots nous ont atteints alors, nous savons que c'était faux. Faisons une croix dessus, définitivement!

- il y a de nombreuses choses auxquelles nous avons cessé de croire, mais dont nous continuons d'appliquer les "préceptes". à quoi bon?(je pense en particulier à tout ce qui touche à la religion)

- certaines critiques ne sont plus vraies. savoir s'en détacher est parfois difficile, surtout si elles sont inconscientes. (si on vous répétais à une époque que vous étiez trop lent pour réussir, alors que tout aujourd'hui prouve le contraire, vous n'avez pas forcément conscience que cet ancien "jugement" est en partie responsable de votre manque de confiance.) faisons un petit bilan de nos 'anciens défauts' et de nos nouvelles qualités.

 regardons ce que nous sommes aujourd'hui et ayons la force d'admettre que ces jugements négatifs étaient non-fondés ou n'ont plus cours.

 

  Certaines si critiques qu'on a pu vous faire semblent se vérifier...? (Est-ce vraiment le cas ou seulement un sentiment de votre part?)

Même si c'est le cas, c'est un pur hasard, ou bien vous vous êtes conformé aux jugements de votre entourage. Quoi qu'il arrive, rien n'est jamais définitif. Nous avons tous la possibilité de devenir ce que nous voulons être! Et de changer!

 

 Ne pas oublier que ce qu'on vous reproche n'est pas forcément un défaut. chaque particularité peut être vue comme un atout. (on vous reproche votre agressivité? bien canalisée, elle devient une formidable énergie).

accepte-toi toi-même (toi m'aime)*

 

"Miroir, mon beau miroir..."

Nous avons tous ce fantasme: je serais mieux comme ceci ou comme cela, avec trois kilos de plus ou de moins, plus de muscles, des jambes plus longues, des cheveux plus bruns...

plaintes inutiles! Vous rêvez de ressembles à votre voisin(e)? lui (elle) rêve peut-être de vous ressembler!!!

quoi qu'il arrive, on a le corps que l'on a. C'est avec lui que nous dormons, mangeons, allons nous promener... c'est lui qui supporte nos humeurs, nos angoisses, nos colères... il partage aussi nos joies, nos amours,... savoir le considérer comme un allié plutôt qu'un frein! Car en définitive, c'est ce qu'il est: l'ami fidèle de ce qu'il y a à l'intérieur.

Il arrive qu'on ait l'impression que cette enveloppe ne reflète pas notre personnalité? alors que faire pour que ma personnalité transpire par toutes les pores de ma peau?

Et bien souvent, point n'est nécessaire d'avoir recours aux artifices de l'habillement ou du maquillage! l'expression du visage, le timbre de la voix, le sourire, la démarche, l'attitude, bref le langage du corps... tout est bon à mettre en oeuvre pour "être" et non "paraître".

Combien de personnes au physique avantageux" sont en réalité des "noix creuses"? et combien de vrais amis sont loin des canons en vigueur? Est-ce si important, trois kilos? et quand j'aurais coloré mes cheveux, qu'est-ce que je vais trouver d'autre à modifier?

pourquoi me priver de ci ou ça sous prétexte que "ce n'est pas glamour" ou que "ça fait grossir"...etc...?

qu'est-ce que j'aime chez moi? (il y a forcément une chose!) Cela peut être votre petit doigt, votre sens de la répartie.... peu importe! C'est là que tout commence!

et à partir de cela, qu'est-ce que j'aimerai développer? (sens de l'humour, culture générale, passion musicale, qualités d'orateur, intérêt pour la nature... ...en partant de critères, "non-physiques" c'est souvent plus facile...)

Enfin, quels sont les choses que je réalise dont je me sente fier?

faites une liste, rien que pour vous! même si au début ça peut sembler prétentieux, même si on ne sait pas toujours quoi y mettre, c'est toujours bon à prendre! en outre, ça permet de se rendre compte que, tout bien réfléchi, nos vies ne sont pas si vides qu'elles en on l'air!

C'est à petits pas que l'on prend ce chemin; et chaque pas est une victoire à savourer à sa juste valeur: la vôtre!

(à suivre...)

 

 

*voir aussi la pensée du jour chez Mme Choupinou

voir aussi ---->  l'histoire du foulard blanc

PS: (le pourquoi du comment de l'exposition au public de cette théorie)