La mairie de Paris "construit" à tout va des pistes, bandes et zones cyclables.
En réalité la "construction" se limite le plus souvent à peindre des trottoirs en vert, à dessiner des petits vélos sur les voies de bus et à instituer des "contresens cyclables" (sic.).

En matière de contresens, elle a beaucoup à nous apprendre, la mairie de Paris. Car là ou une bagnole a du mal à passer, on veut maintenant faire passer la bagnole plus le vélo. C'est ça le progrès.

Idem pour les trottoirs-bandes cyclables. Rouler à trente à l'heure (il n'y a pas de limite de vitesse sur les bandes cyclables, je suppose) entre des piétons, ne sécurise ni le cycliste ni le piéton. D'autant plus que les piétons qui empruntent par mégarde la bande cyclable sont souvent des personnes fragiles qui ne peuvent faire autrement du fait d'un trottoir trop encombré : mamans avec un enfant en bas âge et une poussette, personnes en fauteuil roulant, personnes âgées, ...

ça passe encore quand la piste cyclable est facultative, ça devient franchement dangereux quand elle est obligatoire. Vous avez le choix entre le risque d'un accident piéton-vélo et  le risque d'avoir une amende. De toute façon, dans les deux cas, vous avez droit aux remarques désobligeantes des automobilistes, qui ne comprennent pas votre problème et qui ne voient pas pourquoi vous prenez la voie qui leur est réservée. Il faut savoir que la majorité des automobilistes ne font pas la différence entre une bande cyclable obligatoire et facultative.

Tout cela nous ramène à notre question : à quoi servent vraiment les pistes cyclables à Paris ? Voici quelques idées de réponse, et si vous en avez d'autres, je les publierai.
A Paris, une piste cyclable sert...
  • de parking pour les automobiles, y compris et surtout poids lourds,
  • à pousser son caddie ou sa poussette sur un terrain bien plat,
  • à recueillir les feuilles mortes en automne,
  • aux gamins en roller.
Le concours d'idées est ouvert. N'hésitez pas à en rajouter...