Google, c'est la cinquième plus grosse capitalisation boursière américaine. Un géant qui ne cesse de s'étendre, en tout cas semble-t-il. Sa taille et son ambition lui permettent de s'incruster dans les mobiles, de s'associer à des opérateurs (on parle de NTT DoCoMo), de cibler des populations particulières (financiers, chercheurs, bureautique, etc.). Avec un panel de 40 services.

Sauf qu'à trop surfer sur la vague, en l'ocurrence celle du Web 2.0 (même si ce dernier est plus récent - et n'a d'ailleurs que l'existence que l'on veut bien lui attribuer-), on fini par se retrouver seul sur les galets...

En effet, Google est souvent cité comme référence en termes de réussite. Il n'empêche que les chiffres récemment publiés sur la fréquentation de ses différents services révèlent tout de même un échec relatif de la plupart de ses services. Le géant Google n'arriverait donc pas à se faire une place dans les différents marchés avec un simple claquement de doigts. Ni une multitude de têtes pensantes qui font la renommée de ses campus.

Les chiffres sont disponibles ICI.




Ce qu'ils disent est relativement simple:

  • la quasi-totalité du traffic reste assurée par la recherche de textes et d'images. Le reste? des cacahuètes.

  • certains services ciblés se cassent la gueule (vidéos depuis que Youtube est intégré, achats de produits divers, recherche de papiers académiques, etc.)

  • des services présumés "clés" restent étonnament loin des leaders dans leurs domaines: gmail, par exemple, n'est pas près de détrôner Yahoo! Mail. Au rythme actuel, cela n'arriverait pas avant 2010.

  • les autres services n'ont jamais (pas encore?) réellement décollé: finances, bureautique (des études révèlent que 75% des utilisateurs ne connaissent même pas l'existence de ce service), etc.



Bref, on est loin de la suprématie prévue et attendue. C'est toujours intéressant de constater que les internautes ne sont pas que des moutons ou des consommateurs en puissance.