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Sandrine - 19.12.2011 | 1 réactions | #link | rss
L'actualité télévisuelle de la semaine m'oblige à mettre de côté ma flémingite aigüe :OP En effet, ce vendredi la TSR1 diffuse à 21h10 Julie & Julia une comédie gastronomiquement sympathique.

L’originalité du dernier Nora Ephron (Nuits blanches à Seattle, Vous avez un message…) repose sur la juxtaposition de deux vies et de deux époques. D’un côté Julia Child dans le Paris d’après guerre, de l’autre Julie Powell dans le New York d’aujourd’hui. Toutes deux unies par leur volonté de donner un sens à leur existence.

Inconnue dans nos contrées, Julia Child est outre-Atlantique une véritable institution. Coauteur de Maîtriser l’art de la cuisine française, elle est devenue dans les années 60 une icône télévisuelle en partageant sa passion pour la gastronomie. Un personnage qui a su séduire les américains autant par ses talents culinaires, que par sa personnalité exubérante.

Comme nombre de ses compatriotes, Julie Powell est fascinée par le personnage, au point de se lancer le défi fou de réaliser les 524 recettes du livre en 365 jours, et de relater cette expérience via son blog. Une partie du film est d’ailleurs librement adaptée de son roman Julie et Julia : sexe, blog et bœuf bourguignon, paru en 2006.

Le film repose essentiellement sur l’interprétation de Meryl Streep. Elle incarne une Julia Child plus vraie que nature : excentrique, pétillante, optimiste et forte. Pour en profiter pleinement, il est plus que conseillé de visionner le film en VOST, afin d’apprécier ses truculents « bœuf bourguignon » et autres  « Bon appétit ».

Cependant le film souffre de quelques longueurs et par là même perd en intensité. Il est aussi regrettable que le scénario ait occulté les points les plus sombres de la vie des deux héroïnes, ce qui aurait pourtant amené plus de profondeur et de caractère à l’œuvre finale.

Julie & Julia est une comédie légère et sympathique comme on aimerait en savourer plus.




Sandrine - 20.10.2011 | 1 réactions | #link | rss

Les prochains jours seront denses en matière télé ! Dans l'ordre : dimanche, France 2 diffuse à 20h45 Coco avant Chanel, un incontournable de l'année 2009. Lundi, France 3 propose à 15h10 La Guerre des boutons, l'inégalable version d'Yves Robert. Jeudi soir, toujours sur France 3, Welcome un film fort et engagé de Philippe Lioret.
Critiques à suivre.

(Coco avant Chanel)

« Je ne fais pas la mode, je suis la mode ! » Ainsi parlait Chanel et telle a été la démarche d’Anne Fontaine : approcher au plus près de ce personnage charismatique et volontaire, plutôt que de décrire sa réussite. La réalisatrice a su éviter le piège du biopic en ne retraçant qu’une partie de sa vie, la métamorphose de ses « blessures » en création.

On retrouve cette même volonté au travers de la mise en scène qui ose filmer caméra à l’épaule, empreinte de l’impulsivité propre à Chanel.

On sent la réelle sympathie qu’éprouve Anne Fontaine pour cette personnalité hors du commun, que l’acharnement du destin et les revers amoureux ont amenée à devenir une vraie forçat du travail.

Librement adapté du roman d’Edmonde Charles-Roux, L’Irrégulière, le film met en avant l’esprit résolument novateur de Chanel, qui aujourd’hui encore s’impose comme une référence. Non contente de révolutionner le monde de la mode, elle a grandement participé à l’émancipation de la femme.

Le film est servi par un duo d’acteurs attachants et convaincants. Anne Fontaine ne s’y est pas trompé en refusant catégoriquement de tourner avec une autre comédienne qu’Audrey Tautou. Outre la ressemblance physique étonnante, elle incarne Coco Chanel avec beaucoup de force et d’authenticité. Quant au personnage de Balsan, il est brillamment interprété par un Benoît Poelvoorde tout en justesse et retenue.

Malgré une fin rapide et un personnage parfois trop lisse, Coco avant Chanel est un film émouvant, drôle et élégant.


(La Guerre des boutons)

A l'heure ou deux nouvelles adaptations de qualité discutable viennent de voir le jour, découvrez ou redécouvrez la version de 1961, qui entre authenticité et sincérité, nous livre un film tout simplement culte.



(Welcome)

Après le remarquable « Je vais bien, ne t’en fais pas », Philippe Lioret récidive avec une histoire émouvante ayant comme trame de fond l’implacable réalité des réfugiés kurdes qui cherchent désespérément à rejoindre l’Eldorado britannique.

Le début du film, tourné à la façon d’un documentaire, suit les premières heures de Bilal dans le port de Calais et sa tentative avortée d’entrer en Angleterre. Puis la fiction prend rapidement le pas sur l’aspect documentaire, même si l’histoire reste totalement ancrée dans une actualité que beaucoup ne veulent pas voir.

Bilal, prêt à tout pour retrouver sa petite amie installée à Londres, se résigne à traverser la Manche à la nage. Il se rend à la piscine de Calais et engage Simon pour lui donner des cours.

La piscine, personnage à part entière du film, est le témoin de la rencontre improbable de ces deux individus. Petit à petit va naître entre eux une réelle affection qui poussera même Simon à risquer la prison afin d’aider le jeune kurde. La naïveté et la ténacité amoureuse de Bilal redonneront au maître nageur le goût de vivre et c’est désormais côte à côte qu’ils se heurteront à l’absurdité du monde.

Afin d’apporter plus de véracité et d’honnêteté à son récit, le réalisateur s’est rendu pendant plusieurs jours sur le terrain auprès des associations et des réfugiés de Calais.

C’est finalement en France, après l’avoir cherché un peu partout en Europe, que Lioret découvre Firat Ayverdi à qui il confie le rôle de Bilal. Pour sa première expérience cinématographique, le jeune acteur se révèle plein de spontanéité et de profondeur. Vincent Lindon, conquis par l’histoire, a accepté le rôle sans même lire le scénario. Il incarne avec beaucoup de justesse Simon, homme brisé successivement par l’arrêt de sa carrière sportive et le départ de sa femme. 

Malgré quelques facilités de scénario, Philippe Lioret signe un film fort et engagé, qui ne manquera pas de susciter le débat.



Sandrine - 01.09.2011 | 1 réactions | #link | rss
Ce dimanche TF1 diffuse Le Code a changé, un incontournable de l'année 2009.

« De toute façon, un dîner, ou bien on ne se dit rien, et c’est chiant, ou bien on se dit tout, et c’est l’enfer ! » Cette phrase de Juliette, alias Marina Hands dans la vie, résume bien l’atmosphère dans laquelle nous plonge le film et le code implicite auquel on est confronté lorsque l’on est en représentation.

En partant d’un banal repas entre amis, Danièle Thompson a construit la trame de son film. Grâce à un montage audacieux et original, elle réunit les mêmes onze protagonistes, le même jour, à un an d’intervalle, le tout agrémenté de nombreux flash-back.

Des destins vont s’apprivoiser, d’autres s’éloigner, ainsi va la vie. Avec Le code a changé, on passe du sourire à l’émotion en quelques minutes.

Les personnages sont dotés d’une psychologie fouillée. Derrière leurs mensonges et leurs faux-semblants, on découvre des blessures secrètes et profondes qui nous les rendent attachants et humains.

Le casting est hétéroclite et appétissant. On sent une véritable complicité entre les acteurs, qui avouent d’ailleurs, s’être beaucoup amusé durant le tournage.

Malgré quelques longueurs et des enchaînements prévisibles, on est conquis par la saveur aigre-douce du mets proposé.

La musique de Nicola Piovani, oscarisé en 1997 pour La vie est belle de Roberto Benigni, colle parfaitement au film en apportant à la fois une touche de gaieté et de mélancolie.

Enfin, n'éteignez pas trop vite votre téléviseur, le générique vous réserve une surprise culinaire, qui vous permettra d’organiser, à votre tour, un dîner entre amis.




Sandrine - 28.08.2011 | 3 réactions | #link | rss
Ce lundi je ne manquerai pas de regarder à nouveau Le Petit Nicolas sur la TSR1.

Pari osé que de porter à l’écran les histoires du Petit Nicolas, véritable institution depuis 50 ans. Laurent Tirard  et son coscénariste habituel Grégoire Vigneron (Molière, Mensonges et trahisons et plus si affinités...) s’y sont pourtant risqués. Ils ont mis en images une adaptation assez fidèle et soignée de l’œuvre de Sempé et Goscinny.

Alain Chabat, d’abord pressenti pour jouer le rôle du père du Petit Nicolas, a finalement participé à l’écriture des dialogues en y apportant sa touche d’humour.

Le générique, en pop up, d’après les dessins originaux, plonge immédiatement le spectateur dans l’univers rose, ingénu et poétique du Petit Nicolas.

La trame du film est basée sur un quiproquo. Nicolas surprend une conversation entre ses parents, commence alors pour lui et sa bande de copains un contre la montre haut en couleurs.

Si la première partie est enlevée et truffée de situations cocasses qui font mouche à chaque fois, la deuxième s’essouffle quelque peu. En effet, une fois l’histoire et les personnages bien installés, le scénario manque un peu de relief.

Si le casting est alléchant (Valérie Lemercier, Sandrine Kiberlain, Anémone, Kad Merad, Michel Galabru, etc.) rendons la part belle aux apprentis comédiens qui tirent vraiment leur épingle du jeu. En effet, gravitent autour de notre petit héros une ribambelle d’enfants qui font tout le charme des livres. Mention spéciale au jeune Victor Carles, qui interprète un Clotaire convaincant.

A noter le joli clin d’œil fait aux Choristes avec une apparition éclair de Gérard Jugnot.

Un film frais, drôle et émouvant, véritable ode à l’enfance, qui plaira tout autant aux grands qu’aux petits enfants.


Sandrine - 09.07.2011 | 1 réactions | #link | rss
Ce samedi la TSR1 propose à 20h30 le tout premier opus des aventures d'Harry Potter. Que l'on aime ou pas cette saga, avec le dernier épisode qui sort mercredi prochain, c'est 10 ans de cinéma qui se clôt.

Petite piqûre de rappel : Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin recueilli par son oncle et sa tante qui le rudoient fréquemment, voit son existence totalement bouleversée. Hagrid, un géant énigmatique vient le chercher et l'emmène à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie. Harry apprend alors qu'il est le fils unique d'un couple de puissants sorciers tués par le terrible Voldemort...

Cette première adaptation plus que soignée et assez fidèle au roman est le travail de Chris Colombus. Spielberg a longtemps été pressenti à la réalisation du film, mais sa volonté d'imposer le jeune américain Haley Joel Osment s'est opposée au désir farouche de l'écrivaine de voir ce rôle dévolu à un anglais. Après une âpre sélection, car pas moins de 60'000 candidats avaient posé leur candidature, le choix s'est porté sur Daniel Radcliffe.
Enfin, le film ne serait pas ce qu'il est sans les compositions de John Williams, elles lui ont d'ailleurs valu une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure bande originale.




En bonus, la bande annonce de la deuxième partie des Reliques de la mort.






Sandrine - 05.05.2011 | 2 réactions | #link | rss
Ce samedi, je ne manquerai pas de regarder Seven sur La TSR1. Sur un scénario grandiose d'Andrew Kevin Walker (Sleepy Hollow la légende du cavalier sans tête, 8 mm etc.), ce thriller sombre et étouffant est servi par une mise en scène virtuose de David Fincher. Côté casting, on retrouve les non moins talentueux Morgan Freeman, Kevin Spacey et Brad Pitt.


22h50 - Seven (1995)
L'inspecteur Sommerset arrive gentiment en fin de carrière, plutôt usé et blasé, lorsqu'il tombe sur un criminel peu ordinaire. Ce dernier dénommé John Doe semble bien décidé à nettoyer la société de tous ses maux...

NB: Pour l'anecdote, Andrew Kevin Walker interprète la première victime du tueur en série. Quant à l'expert en empreintes digitales, il n'est autre que le père de Morgan Freeman, Alfonso.

Sandrine - 20.04.2011 | 6 réactions | #link | rss
La semaine prochaine, je ne manquerai pas de regarder la soirée Jurassik Park sur TMC. Basées sur le roman éponyme de Michael Crichton, les diverses adaptations cinématographiques sont efficaces à bien des égards.

Lundi 25 avril :

20h45 - Jurassik Park III (2001)
Visuellement très réussie cette réalisation de Joe Johnston (Chérie, j'ai rétrécie les gosses, Jumanji etc.) offre des moments inédits avec l'entrée en piste de nouveaux dinosaures dans l'impressionnante scène de la volière.

22h25 - Jurassik Park, le monde perdu (1997)
Difficile de ne pas faire un parallèle entre cet opus, réalisé par le magistral Spielberg, et King Kong. Le synopsis est bâti sur la même trame de l'humain égoïste et voyeur. D'ailleurs de nombreux clins d'œil référence au film de 1933 jalonnent cette réalisation.

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