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Sandrine - 26.05.2013 | 2 réactions | #link | rss

Le 66ème Festival de Cannes s'est achevé il y a quelques heures avec la remise des prix aux films en compétition officielle.

Voici le palmarès : 

Palme d'or : La Vie d'Adèle - chapitre 1 & 2 réalisé par Abdellatif Kechiche

Grand Prix : Inside Llewyn Davis réalisé par Ethan et Joel Coen

Prix de la mise en scène : Amat Escalante pour Heli

Prix du scénario : Jia Zhangke pour Tian Zhu Ding

Prix d'interprétation féminine : Bérénice Béjo dans Le Passé réalisé par Asghar Farhadi

Prix d'interprétation masculine : Bruce Dern dans Nebraska réalisé par Alexander Payne

Prix du Jury : Shoshite Chichi Ni Naru réalisé par Kore-Eda Hirokazu

Prix Vulcain de L'Artiste-Technicien, décerné par la C.S.T. : Grigris réalisé par Mahamat-Saleh Haroun

Palme d'or du court métrage : Safe réalisé par Byoung-Gon Moon

Mention spéciale - court métrage ex-aequo : Hvalf Jordur réalisé par Gudmundur Arnar Gudmundsson / 37°4 S réalisé par Adriano Valerio

*****

Gros plan sur les actrices, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, muses d'Abdellatif Kechiche pour La Vie d'Adèle, Palme d'or du festival :





Sandrine - 21.08.2012 | 1 réactions | #link | rss
Toute la poésie de la fable sociale que nous conte Ken Loach se retrouve au travers de son titre : La Part des anges (je vous laisse découvrir sa signification).

Cannes ne s'y est pas trompé en lui accordant le prix du jury, son film se veut à la fois dénonciateur de toute une génération sacrifiée mais aussi porteur d'espoir.

L'histoire relate une tranche de la vie de Robbie, jeune écossais, au désir poignant de changer son futur. Le manque de perspectives de sa banlieue et  les mauvaises fréquentations rendent sa rédemption difficile. C'est au travers de la découverte du whisky qu'il rencontrera l'affection d'un père de substitution et l'amitié auprès de jeunes, comme lui, cabossés par la vie.

Le scénariste a découvert l’interprète principal alors qu'il suivait des éducateurs de quartiers. Ancien SDF au parcours chaotique, Paul Brannigan livre une performance émouvante et emplie de réalisme. Quant aux autres acteurs, ils ne sont pas en reste et tous ensemble nous entrainent, malgré les quelques paresses du film, dans leur aventure vibrante et drôle.





Sandrine - 04.06.2011 | 1 réactions | #link | rss
Parmi les "blockbusters" du moment, offrez-vous une émouvante tranche de vie avec le nouveau film des frères Dardenne. Depuis leurs débuts, les liens filiaux sont au cœur de leur œuvre et ce long métrage ne fait pas exception à la règle. Basé en partie sur une histoire vraie qu'une éducatrice leur a contée, Le gamin au vélo est un conte moderne et cruel empreint de pudeur et dignité.
Cyril a douze ans, lorsque son père décide de le confier à un foyer. C'est ainsi que sans plus d'explication et espérant en vain un retour de ce père idéalisé, sa vie va s'organiser contre son gré. En colère et ravagé par l'incompréhension, il fera la connaissance de Samantha, coiffeuse de son état, qui va lentement l'apprivoiser.

Belle maîtrise de la caméra, qui au travers de ses nombreux plans larges renforce le sentiment d'isolement et de désolation qui entoure notre jeune héros. Malheureusement le jeu en demi teinte de Cécile de France empêche toute empathie, jusqu'à la poignante scène de la voiture ou entre violence, désillusion et tendresse les liens se créent. Jérémie Renier quant à lui livre une interprétation très convaincante du papa instable du jeune révolté. Bien loin des rôles de jeune homme propre en ordre qu'on lui propose en France,  le cinéma des Dardenne lui offre une fois de plus l'occasion de mettre en avant la diversité et la profondeur de son jeu.

Grand prix du dernier festival de Cannes, ce film subtil et dépouillé d'effets larmoyants, délivre au travers de ses personnages un véritable message  d'espoir et d'amour. Un amour au pouvoir guérisseur et libérateur des blessures infligées par la vie.



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