Toute la poésie de la fable sociale que nous conte Ken Loach se retrouve au travers de son titre : La Part des anges (je vous laisse découvrir sa signification).

Cannes ne s'y est pas trompé en lui accordant le prix du jury, son film se veut à la fois dénonciateur de toute une génération sacrifiée mais aussi porteur d'espoir.

L'histoire relate une tranche de la vie de Robbie, jeune écossais, au désir poignant de changer son futur. Le manque de perspectives de sa banlieue et  les mauvaises fréquentations rendent sa rédemption difficile. C'est au travers de la découverte du whisky qu'il rencontrera l'affection d'un père de substitution et l'amitié auprès de jeunes, comme lui, cabossés par la vie.

Le scénariste a découvert l’interprète principal alors qu'il suivait des éducateurs de quartiers. Ancien SDF au parcours chaotique, Paul Brannigan livre une performance émouvante et emplie de réalisme. Quant aux autres acteurs, ils ne sont pas en reste et tous ensemble nous entrainent, malgré les quelques paresses du film, dans leur aventure vibrante et drôle.