Mon blog 7ème art
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Sandrine - 04.06.2011 | 1 réactions | #link | rss
Parmi les "blockbusters" du moment, offrez-vous une émouvante tranche de vie avec le nouveau film des frères Dardenne. Depuis leurs débuts, les liens filiaux sont au cœur de leur œuvre et ce long métrage ne fait pas exception à la règle. Basé en partie sur une histoire vraie qu'une éducatrice leur a contée, Le gamin au vélo est un conte moderne et cruel empreint de pudeur et dignité.
Cyril a douze ans, lorsque son père décide de le confier à un foyer. C'est ainsi que sans plus d'explication et espérant en vain un retour de ce père idéalisé, sa vie va s'organiser contre son gré. En colère et ravagé par l'incompréhension, il fera la connaissance de Samantha, coiffeuse de son état, qui va lentement l'apprivoiser.

Belle maîtrise de la caméra, qui au travers de ses nombreux plans larges renforce le sentiment d'isolement et de désolation qui entoure notre jeune héros. Malheureusement le jeu en demi teinte de Cécile de France empêche toute empathie, jusqu'à la poignante scène de la voiture ou entre violence, désillusion et tendresse les liens se créent. Jérémie Renier quant à lui livre une interprétation très convaincante du papa instable du jeune révolté. Bien loin des rôles de jeune homme propre en ordre qu'on lui propose en France,  le cinéma des Dardenne lui offre une fois de plus l'occasion de mettre en avant la diversité et la profondeur de son jeu.

Grand prix du dernier festival de Cannes, ce film subtil et dépouillé d'effets larmoyants, délivre au travers de ses personnages un véritable message  d'espoir et d'amour. Un amour au pouvoir guérisseur et libérateur des blessures infligées par la vie.



Sandrine - 10.04.2011 | 1 réactions | #link | rss

Oyez, oyez, gentes dames et damoiseaux, laissez-moi vous conter l’histoire de Philibert, capitaine puceau…

La vie de Philibert se trouve chamboulée lorsque, sur son lit de mort, celui qu’il croit être son père lui révèle que feu son géniteur légitime a été assassiné par un Bourguignon avec une tache de vin en forme de rose dans le cou. Dès lors, le jeune homme n’aura de cesse que de vouloir venger sa mort et retrouver son rang.

Une fine équipe d’amis s’est réunie pour nous livrer ce pastiche efficace à l’humour décalé. Aux commandes, Jean-François Halin, scénariste de la franchise OSS 117 qui s’est adjoint les talents de ses comparses de Canal+, Sylvain Fusée et Karine Angeli (Un Gars une fille, Brice de Nice). Soyons honnête, même s’ils ne se renouvellent pas avec ce film, ils continuent sur leur lancée et nous livrent ce qu’ils savent faire de mieux !

En plus de l’écriture soignée, autant autour de cette histoire simple que dans l’épaisseur de ses personnages, le film peut compter sur la performance de ses acteurs avec en chef de file un Jérémie Renier époustouflant en héros « rebondissant » et naïf. Il forme avec Manu Payet un duo truculent et attachant. A noter malheureusement la performance en demi-teinte d’un Alexandre Astier (Kaamelott) que l’on a connu plus inspiré.

Rien n’a été laissé au hasard et tout nous renvoie aux films de cape et d’épée qui ont bercé notre enfance : Quête de rédemption et de vengeance, camaraderie, romance, faux raccords, accélérés, jeu théâtral et sens de l’esthétisme, sans oublier la chanson que vous vous surprendrez à fredonner à la sortie du film.

Plus qu’une simple comédie enlevée, Philibert est un film d’aventure romanesque et épique.

On aime… Ou pas. Moi j’ai fait mon choix.


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