Ce lundi je ne manquerai pas de regarder à nouveau Le Petit Nicolas sur la TSR1.

Pari osé que de porter à l’écran les histoires du Petit Nicolas, véritable institution depuis 50 ans. Laurent Tirard  et son coscénariste habituel Grégoire Vigneron (Molière, Mensonges et trahisons et plus si affinités...) s’y sont pourtant risqués. Ils ont mis en images une adaptation assez fidèle et soignée de l’œuvre de Sempé et Goscinny.

Alain Chabat, d’abord pressenti pour jouer le rôle du père du Petit Nicolas, a finalement participé à l’écriture des dialogues en y apportant sa touche d’humour.

Le générique, en pop up, d’après les dessins originaux, plonge immédiatement le spectateur dans l’univers rose, ingénu et poétique du Petit Nicolas.

La trame du film est basée sur un quiproquo. Nicolas surprend une conversation entre ses parents, commence alors pour lui et sa bande de copains un contre la montre haut en couleurs.

Si la première partie est enlevée et truffée de situations cocasses qui font mouche à chaque fois, la deuxième s’essouffle quelque peu. En effet, une fois l’histoire et les personnages bien installés, le scénario manque un peu de relief.

Si le casting est alléchant (Valérie Lemercier, Sandrine Kiberlain, Anémone, Kad Merad, Michel Galabru, etc.) rendons la part belle aux apprentis comédiens qui tirent vraiment leur épingle du jeu. En effet, gravitent autour de notre petit héros une ribambelle d’enfants qui font tout le charme des livres. Mention spéciale au jeune Victor Carles, qui interprète un Clotaire convaincant.

A noter le joli clin d’œil fait aux Choristes avec une apparition éclair de Gérard Jugnot.

Un film frais, drôle et émouvant, véritable ode à l’enfance, qui plaira tout autant aux grands qu’aux petits enfants.