New York, downtown, 17'11'06

La gentrification de New York achève de transformer en profondeur la ville et sa composition humaine. Le phénomène est frappant sur l’ile de Manhattan. Mais il touche également les quartiers environnants comme Brooklyn, voire le Bronx.

Quel contraste avec ma première visite en 1978. New York venait alors d’échapper à la banqueroute pure et simple et la misère, la came et le crime dominaient.    

Pour autant, New York reste une ville d’une extraordinaire hétérogénéité sociale et culturelle. Et plus que jamais, elle accueille des individus venus du monde entier.  En arpentant ses rues plus ou moins défoncées (car c’est une ville où l’on marche), j’ai pu respirer les odeurs, percevoir les lumières des villes vues aux quatre coins de la planète.  

Et ces saveurs du monde produisent, entre autre, une cuisine métissée et créative que l’on peut goûter dans quantité de petits troquets chaleureux et respectueux de leur clientèle. New York est peut-être une ville impitoyable. Mais elle possède assurément un art de vivre digne des plus vieilles civilisations.      
 

Tito Puente en el Bronx