New York, novembre 06

Profitons de cette belle fin d'été, avant que les bombes tombent sur l'Iran. Un début de certitude après les propos de Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères sur RTL dimanche soir: " Il faut se préparer au pire et le pire, a lâché Kouchner à propos de l'Iran, c'est la guerre."

Des propos qui s'ajoutent aux nombreuses informations que j'ai pu lire ou entendre ces dernières semaines.

Comme cet article d'Al-Quds-Al Arabi traduit par Courrier International dans sa dernière livraison enumérant les indices d'une imminente attaque; comme les réponses inquiètes que m'a récemment livrées Victor-Yves Ghebali, professeur honoraire à l'Institut de hautes études internationales, convaincu que la campagne de bombardement aurait lieu dans les prochaines semaines, que le gouvernement iranien n'attendait que cela et qu'elle ouvrirait une boîte de pandore incontrolable;

comme cet article déjà ancien signifiant que George Bush avait fait du dossier iranien une affaire personnelle à même de l'inscrire dans l'histoire de son pays et du monde;

comme cette impression diffuse que les tensions actuelles du monde ne pourront baisser qu'après un déchainement de violence qui verra sans doute l'emploi de la bombe atomique, d'une multitude d'attentats suicide de par le monde et de toutes sortes de nouveautés meurtrières dont les hommes ont le secret.

Je prie le ciel et la terre pour que de tels propos soient pures galégades et que ces informations soient des opérations d'intox pour faire plier l'Iran. L'improbable est toujours possible.

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