Voici quelques jours, la presse a révélé l'homologation en Suisse de la nouvelle pilule Lybrel, mise au point par les laboratoires Wyeth. Ainsi nous ne bénéficierons pas de cette pilule sous son nom de départ "Anya", comme annoncé l'an passé. Aucune explication sur le changement de nom entre 2006 et 2007. Peut-être "Lybrel" est-elle censée mieux évoquer la liberté (re)trouvée grâce à la suppression totale des règles, et donc l'inhibition de l'ovulation sur le long terme?

  • Outre le questionnement que cette annonce avait suscitée chez moi en mai dernier (voir archives) je m'interroge toujours au sujet d'un effet secondaire - et très indésirable - de la prise de contraceptifs hormonaux.
  • En effet, des études nord-américaines ont montré que CERTAINES femmes éprouvaient une baisse sensible de libido lors de la prise d'hormones, et que chez CERTAINES femmes également, cette baisse de désir perdurait même des années après l'arrêt de la contraception hormonale, rendant leur vie de couple difficile.
  • Ainsi selon une nouvelle étude de l'Université de Boston publiée dans le New Scientist, prendre la pilule pourrait effectivement induire une perte de la libido qui perdure même après son arrêt, la pilule réduisant le niveau de testostérone disponible dans l'organisme. D'après les chercheurs de Boston, la pilule augmente donc le taux de globuline de fixation de l'hormone sexuelle (SHBG) responsable du coup de la baisse du taux de testostérone disponible dans l'organisme.
  • Selon leurs résultats, le taux de SHBG était sept fois plus élevé chez les femmes prenant le contraceptif que chez celles n'en prenant pas. De plus, chez les femmes ayant pris le contraceptif oral mais l'ayant arrêté, le taux de SHBG était trois à quatre fois plus élevé que chez les femmes ne l'ayant jamais pris, et ceci plus d'un an après l'arrêt du contraceptif.
Source: Journal of Sexual Medicine, Janvier 2006; vol 3: pp 104-113.

La nouvelle pilule Lybrel sera certes moins dosée que les pilules actuellement utilisée, ce qui autorise les "Pharmas" à faire la promotion d'une prise en continu, toutefois sans avoir tenu compte de l'étude citée ci-dessus, parmi d'autres du même genre. La baisse - voire perte - de libido est un effet inhérent à la contraception hormonale pour de nombreuses femmes (voir à ce propos les nombreux forums de discussion qui abordent le sujet, il suffit de taper "pilule" et "libido" sur Google), et malheureusement un effet considéré par tous (y compris les femmes) comme inévitable et acceptable "faute de mieux" !