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quedemots - 08.01.2012 | 0 réactions | #link | rss
De nouvelles données provenant d'une vaste étude américaine portant sur les tests du cancer de la prostate montrent que la conduite systématique de ces examens auprès des hommes âgés d'une cinquantaine ou d'une soixantaine d'années ne permet pas de sauver des vies.

Les premiers résultats de cette étude, menée auprès de 76.000 hommes, avaient été diffusés en 2009, mais les données publiées vendredi portent sur un suivi de la plupart des participants plus long, compris entre 10 et 13 ans.

Ces données confirment que pour la plupart des hommes il n'est pas nécessaire de se faire dépister chaque année du cancer de la prostate, affirme Gerald Andriole, principal auteur de l'étude publiée dans le Journal of the National Cancer Institute. La majeure partie des cancers que nous avons trouvés évoluent lentement et il est peu probable qu'ils soient mortels.

Les tests réalisés annuellement pour détecter un éventuel cancer de la prostate aboutissent au diagnostic d'un plus grand nombre de tumeurs, mais cela ne conduit pas à une diminution significative des décès, assure ainsi l'étude qui a porté sur des patients âgés de 55 à 74 ans.

Certains de ces hommes ont été soumis chaque année au test sanguin appelé PSA, ainsi qu'à un toucher rectal. D'autres ont été soumis à des examens uniquement lorsque leur médecin le préconisait.

Un nombre plus important de cancers de la prostate a été diagnostiqué chez ceux qui avaient été soumis de manière systématique à des tests (4.250), par rapport à ceux qui ne l'avaient pas été (3.815). Mais le nombre de décès n'a pas été significativement différent entre les deux groupes, avec 158 décès dans le premier et 145 dans le second.

Avec ces nouvelles données (...) nous découvrons que seuls les hommes les plus jeunes, ceux dont l'espérance de vie est la plus longue, sont susceptibles de tirer profit des examens systématiques, a assuré le Pr Andriole.

En octobre, un influent comité fédéral américain avait recommandé de ne plus soumettre de manière systématique les hommes de 50 ans et plus au PSA, estimant qu'il conduisait à des traitements inutiles.


Texte de : AFP
janvier 2012
quedemots - 09.11.2011 | 0 réactions | #link | rss
Connu depuis l'Antiquité, considéré au XVIIIe siècle comme un dérèglement des "humeurs" (sang, lymphe...) avant d'entrer deux siècles plus tard dans le domaine de la cellule, le cancer reste un casse-tête pour la médecine, selon des spécialistes réunis à Toulouse.

Les patients du Siècle des Lumières décrivaient leur cancer comme "les racines d'un arbre", un "crabe", une "araignée" dont les pattes s'étendent petit à petit sur leur peau, ont rappelé des experts devant une centaine de participants au colloque international "Histoire du cancer 1750-1950", organisé par l'Université de Toulouse-Le Mirail et l'Institut du cancer Claudius-Regaud.

A cette époque-là, les cancers étaient pour les médecins de simples dysfonctionnements de la circulation des liquides organiques (sang, lymphe...), au même titre que les abcès, les phlegmons, l'anévrisme, a rappelé Jean-Yves Bousigue, de l'Université de Toulouse 3. Ces "liqueurs", pour les spécialistes de l'époque, adhéraient à la peau et durcissaient.

Les principaux traitements consistaient alors en l'utilisation d'un scalpel ou d'un cautère, une tige métallique chauffée pour brûler la tache, ou encore d'un produit chimique pour la ronger.

Ce n'est qu'au début du XIXe siècle que "l'on commence à disséquer partout" et que l'on découvre que le cancer est une affection à part, a noté M. Bousigue.

Les médecins ont cependant continué à opérer jusqu'au début du XXe siècle avec un bistouri.

Puis est arrivée la radiothérapie avec la découverte du radium, qui a permis de brûler les tumeurs. La découverte de l'ADN dans les années 1950 a enfin permis de viser le gène des cellules malades, avec l'apparition de médicaments spécifiques.

Mais, désormais, le cancer prend "une dimension nouvelle, avec une prise de conscience collective, sociale, politique" et "une grande quantité d'aspects de la maladie échappent au médecin (psychologie, épidémiologie...)", a affirmé l'historien Didier Foucault, de l'université de Toulouse-Le Mirail et du CNRS.

"Cela concerne chacun de nous", a-t-il souligné, alors qu'un homme sur deux et une femme sur trois seront atteints d'un cancer en France durant leur vie.
Pour le directeur général de l'Institut Claudius Regaud, Jean-Pierre Armand, le malade du XXIe siècle "prend déjà souvent en main sa maladie, est en pleine responsabilité" en s'informant, notamment sur internet.

"Le lien malade-médecin est radicalement différent, ce sont les malades qui nous bousculent", en demandant par exemple quelles seront les conséquences de tel ou tel médicament, a-t-il raconté.

Mais, pour Christophe Cazaux, du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (Inserm, CNRS), "il faut désormais aussi intégrer le grand public au combat contre le cancer", en l'informant sur la maladie, sa prévention (alimentation...), les traitements, etc.

En effet, l'incidence du cancer, première cause de mortalité chez l'homme et deuxième chez la femme en France, augmente, et le nombre d'aidants engagés auprès du malade se multiplie, une hospitalisation à domicile sur cinq concernant une chimiothérapie anticancéreuse.

L'ouverture du domaine du cancer aux sciences sociales, souhaitée par tous les intervenants au colloque, devrait se matérialiser à Toulouse dès 2013, avec l'ouverture sur le site du futur Cancéropôle/Oncopôle d'un établissement informant le public sur tous les aspects de la maladie, aux côtés d'un centre hospitalier, de centres de recherche et de laboratoires pharmaceutiques.

Texte de : AFP
janvier 2011
quedemots - 06.08.2011 | 1 réactions | #link | rss
Environ 35% de la population mondiale pourrait contracter la forme la plus grave de paludisme mais le risque recule dans un nombre croissant de régions, selon une nouvelle carte mondiale de la maladie publiée lundi.

"Nous avons été très surpris de découvrir qu'un nombre important de personnes dans le monde avaient un risque beaucoup plus bas d'être infectées qu'on ne le pensait jusqu'à présent", explique le Dr Simon Hay de l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne, un des auteurs de ces travaux.
Il s'agit de la dernière carte du paludisme dans le monde. La précédente remontait à 40 ans.

Selon ce nouvel atlas (The Malaria Atlas Project), 2,37 milliards de personnes dans le monde courent le risque de contracter le paludisme mais près d'un milliard d'entre elles vivent dans des régions où ce danger est très faible.
"Naturellement, cela ne veut pas dire que le paludisme est un problème sanitaire moindre mais cette carte donne l'espoir que l'éradication de l'infection dans certaines régions du monde pourrait être réalisable en recourant à des moyens aussi simples et peu coûteux que l'utilisation autour des lits de moustiquaires traitées avec des insecticides", ajoute le Dr Hay.

Le paludisme est provoqué par le Plasmodium faciparum, le parasite le plus virulent pour les humains transmis par des piqûres de moustiques anophèles.
Selon la nouvelle carte, les régions où le risque a reculé s'étendent à travers l'Amérique centrale et du Sud, en Asie et même dans certaines parties de l'Afrique, le continent le plus touché.

"Il est raisonnable de penser qu'il est possible de réduire voire d'interrompre la transmission dans de nombreuses régions du monde mais les chances de succès augmenteront si l'on met en oeuvre une stratégie basée sur une distribution géographique précise de l'infection", ajoute un autre auteur, David Smith, professeur de zoologie à l'université de Floride (sud-est).
Ce projet d'Atlas mondial du paludisme, réalisé en trois ans, est le fruit d'une collaboration entre l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne et l'Institut kényan de recherche médicale.

Il compile des informations provenant des instituts nationaux de la santé de plusieurs pays, des avertissements d'offices du tourisme, des données climatiques, des variétés de moustiques vecteurs de l'infection et des enquêtes sur les cas de paludisme dans près de 5.000 communautés et 87 pays.

On dénombre plus de 500 millions de cas de paludisme par an dans le monde. Un million de personnes infectées meurent chaque année, dont 80% sont des enfants en Afrique sub-saharienne, rappellent les auteurs de cette étude publiée dans l'édition en ligne de PloS Medicine.

Cette étude a été financée par le Wellcome Trust, la plus grande organisation de charité britannique.

Texte de :AFP

février 2008
quedemots - 27.07.2011 | 0 réactions | #link | rss
Trente-six personnes sont mortes sur les 1.563 qui ont au total été contaminées par le choléra en République dominicaine, un pays touristique voisin d'Haïti où la maladie a fait plus de 4.500 morts, selon un bilan publié jeudi par le ministère dominicain de la Santé.

Le précédent bilan, qui remontait au 26 mai 2011, faisait état de 23 morts pour 1.288 personnes ayant au total contracté la maladie.

Face à la recrudescence des décès et des contaminations, le ministère a indiqué que plusieurs organismes publics renforceraient les mesures de prévention et de contrôle.

La maladie a débarqué en République dominicaine en novembre 2010 en provenance d'Haïti. Une récente enquête de l'ONU incrimine une souche d'Asie du Sud dans cette épidémie, tout en se gardant d'accuser un camp de Casques bleus népalais d'être la source de la contamination.

Les pays d'Amérique latine sont très prudents depuis l'épidémie de choléra qui a éclaté en 1991 au Pérou et s'est propagée à plusieurs pays de la région (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, El Salvador, Mexique) jusqu'en 2005, faisant 10.000 morts, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).


Texte de : AFP
juin 2011
quedemots - 06.06.2011 | 0 réactions | #link | rss
Des experts internationaux, réunis à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont statué mardi que l'usage des téléphones portables pouvait être cancérigène, plaidant en faveur de l'utilisation des kits mains libres et de la pratique des SMS.

Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification de l'usage du téléphone portable en peut-être cancérigène pour l'homme, a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail d'une trentaine d'experts qui se sont réunis pendant huit jours à Lyon.

Ces experts se sont rassemblés sous l'égide du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'OMS, pour étudier les risques de cancer que font courir les champs électromagnétiques de radiofréquence. Ils ont analysé toutes les études conduites sur le sujet.

Le classement retenu est fondé sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l'usage du téléphone portable, a précisé M. Samet au cours d'une conférence de presse téléphonique.

Ce classement signifie qu'il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer, a ajouté M. Samet.

Selon Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses), le classement du CIRC était jusqu'à maintenant un cran en dessous (soit inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme). Le nouveau classement est identique à celui de la laine de verre et des vapeurs d'essence.

Il est important que des recherches complémentaires soient menées sur l'utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables, a souligné Christopher Wild, directeur du CIRC.

Dans l'attente de la disponibilité de telles informations, il est important de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l'exposition (aux ondes), a-t-il ajouté.

Kurt Straif, du CIRC a évoqué des moyens de réduire l'exposition.

Ce qui probablement entraîne le plus haut niveau d'exposition, c'est utiliser le portable pour des appels, a-t-il souligné. Si vous l'utilisez pour des SMS, ou avec un kit mains libres pour les appels, vous abaissez l'exposition de 10 fois, a-t-il ajouté.

Les experts ont estimé que s'il existait un lien possible pour les gliomes et les neurinomes de l'acoustique, il n'était pas possible de tirer des conclusions pour les autres types de cancer.

Le groupe de travail n'a pas quantifié le risque. Selon le Pr Lasfargues, il se base sur l'étude Interphone, qui a étudié un usage du portable jusqu'en 2004 et a montré une augmentation de 40% du risque de gliomes chez les plus gros utilisateurs (à l'époque définis comme utilisant l'appareil pendant en moyenne 30mn par jour pendant 10 ans).

Le Dr Robert Baan, chercheur du CIRC, a souligné la difficulté de l'exercice en se basant sur une étude relativement ancienne.

Concernant les forts utilisateurs, il faut faire attention, car les données épidémiologiques remontent a 10 ans. Entre-temps, la technologie a beaucoup évolué et les téléphones modernes ont une émission beaucoup plus basse que les anciens, a-t-il expliqué.

Il y a une amélioration de la technologie mais il y a aussi une augmentation de l'usage, il est difficile de faire la balance entre les deux, a-t-il ajouté.

Les experts, qui étudiaient aussi les risques posés par d'autres champs électromagnétiques, tels que radars, micro-ondes, émetteurs de radio ou télévision, ou télécommunication sans fil, ont considéré que les preuves étaient dans ce cas insuffisantes.


Texte de : AFP
mai 2011
quedemots - 30.05.2011 | 0 réactions | #link | rss
La rage tue une personne toutes les 10 minutes dans le monde et 85% d'entre elles habitent dans les zones rurales et marginalisées d'Afrique et d'Asie, ont indiqué mardi des experts lors d'un colloque sur cette maladie tenu à Casablanca, au Maroc.

Chaque année, environ 55.000 personnes meurent de la rage dans le monde, dont 24.000 en Afrique et 20.000 en Inde. Et 30 à 50% des victimes sont des enfants de moins de 15 ans, ont-ils souligné.

Plus de 50 experts, spécialistes de la rage, représentant 15 pays d'Afrique sub-saharienne et d'Afrique du Nord participent à cette rencontre qui dure jusqu'à jeudi.

Selon eux, les chiens sont les principaux hôtes et vecteurs de la rage, qui touche principalement les populations à faible revenu.

Une étude réalisée en Inde indique que 75% des victimes de morsures d'animaux appartiennent aux populations pauvres et à faible revenu, précisent les participants.

Quelque 10.000 chiens sont vaccinés chaque année sur près de 600.000 au Togo, où il y a en moyenne 50 cas de rage déclarés chaque année, a déclaré à l'AFP Majesté Iwate va, médecin infectiologie enseignant à l'université de Lomé, au Togo.

Une journée mondiale de lutte contre la rage (ndlr, le 28 septembre) vient d'être établie par la FAO afin d'encourager la vaccination contre cette maladie, qui fait des ravages en Afrique, poursuit M. Iwate va.

Le traitement contre la rage coûte par exemple, pour chaque personne, plus de 60 euros, ce qui est élevé pour un pays comme le Togo, conclut-il

Au Maroc, le nombre annuel moyen de cas de rage animale est de 416 et le nombre de cas de rage humaine de 22, selon les experts du royaume.

Au Burkina Faso, il y a chaque année plus de 6.000 agressions (par des chiens atteints de rage). La vaccination et la sensibilisation sont les principaux enjeux dans mon pays, a dit pour sa part le Dr Rigobert Thiombiano, médecin intentionniste au CHU de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Le manque de moyens est un autre grand problème dans mon pays, où le traitement coûte entre 58 et 68 euros par personne, selon le Dr Thiombiano.

Certains experts ont indiqué au cours de leurs interventions que dans plusieurs pays d'Afrique, la rage étant perçue comme une maladie rare, elle n'est pas considérée comme une priorité et ne bénéficie pas de l'attention qu'elle mérite auprès des autorités sanitaires.

Environ 44% des décès par la rage dans le monde surviennent en Afrique et selon l'OMS, citée par les experts, tous les pays africains sont considérés comme des pays à haut risque.


Texte de : AFP
mai 2011
quedemots - 26.05.2011 | 0 réactions | #link | rss
Une Allemande a accouché d'un bébé après seulement 21 semaines et 5 jours de grossesse, a annoncé la clinique de Fulda (ouest). Elle a ainsi égalé le record de la naissance la plus prématurée au monde.

La petite Frieda est née le 7 novembre et ne pesait que 460 grammes. Mercredi dernier, cinq mois et demi plus tard, elle a pu quitter la clinique et pèse 3,5 kg, a ajouté l'établissement dans un communiqué.

"Dans la littérature spécialisée, il existe des prématurés plus léger qu'elle à la naissance, certain étant même en dessous des 300 grammes, mais il n'existe aucune mention d'un prématuré plus jeune encore que Frieda", détaille le communiqué.

Selon la clinique, un bébé était déjà né à 21 semaines et 5 jours en 1987, à Ottawa (Canada), exactement comme Frieda.

Dès la 15e semaine de grossesse, la mère avait consulté la clinique pour des contractions, et lors d'une visite de routine chez son gynécologue, fin octobre, le médecin s'était aperçu que la naissance était imminente. A la clinique de Fulda, les médecins ont réussi à retarder de 10 jours l'accouchement.

Jumeau décédé

Un enfant est considéré comme prématuré dès qu'il naît avant le terme de huit mois de grossesse. Pour un enfant né avant 24 semaines de grossesse, on parle même d'extrême prématurité.

Avant la 22e semaine de grossesse, les pédiatres en néonatologie estiment qu'il n'y a aucune chance de survie, en raison du développement insuffisant des poumons, du coeur et du cerveau.

Frieda avait d'ailleurs un frère jumeau, Kilian, qui est décédé quelques jours après leur naissance, écrit le quotidien "Bild" dans son édition de samedi.

Chez les enfants grands prématurés (moins de 32 semaines), il existe des risques importants de séquelles psychomotrices et de retard du langage

Mais un médecin de garde de ce service a assuré à l'AFP qu'"il n'existe aucun risque (de séquelles) prévisible pour le moment, et (que la petite fille) devrait se développer comme n'importe quel enfant".


Texte de : ats
Avril 2011
quedemots - 01.04.2011 | 3 réactions | #link | rss
Les caresses rendent les femmes plus résistantes au stress. Une étude zurichoise montre que les femmes qui ont été massées par leur partenaire sont plus calmes que celles qui ont reçu un soutien verbal de leur compagnon.

Les psychologues de l'Université de Zurich Beate Ditzen et Markus Heinrichs ont soumis leurs cobayes à un test de stress. Les femmes massées avaient une quantité plus faible de l'hormone de stress cortisol dans le corps et une moindre hausse du rythme cardiaque, a indiqué la haute école.

Des études précédentes ont montré que les hommes sont moins stressés par un événement lorsqu'ils en ont parlé auparavant avec leur compagne. Chez les femmes, les paroles réconfortantes n'ont que peu ou pas du tout d'effet.

C'est pourquoi les psychologues zurichois se sont mis à la recherche d'un moyen de réduire le stress féminin. Reste maintenant à analyser si le contact corporel à le même effet chez l'homme. Les résultats de l'étude zurichoise ont été publiés dans le magazine spécialisé "Psychoneuroendocrinology".

Texte de: ats

juin 2007
quedemots - 22.03.2011 | 0 réactions | #link | rss
Cancers, hémorragies, problèmes digestifs, infectieux ou immunitaires : l'impact des radiations nucléaires, potentiellement dévastateur, est variable et fonction des doses.

A fortes doses, il existe une relation directe entre la quantité de radiations reçues et la pathologie induite. Les irradiations brutales, comme celles provoquées par la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki, peuvent générer des méfaits sur des décennies.

Les effets biologiques varient également selon la nature des radiations et les organes touchés (ovaires ou testicules sont jugés 20 fois plus sensibles que la peau) pour le cancer ou leur voie d'absorption (orale ou cutanée) et la susceptibilité individuelle (capacité à réparer son ADN).

Au Japon, des nuages invisibles porteurs d'éléments radioactifs (iode, césium) sont rejetés par la centrale nucléaire endommagée et se déplacent en fonction de la météo et des vents.

Pour la population, exposée à une contamination par de tels rejets radioactifs, le principal risque est celui de développer un cancer (leucémie, poumon, colon...) avec "un risque proportionnel à la dose reçue", souligne le Pr Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l'homme à l'Institut français de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN).

Les distributions de pastilles d'iode visent à parer les cancers de la thyroïde, en particulier parmi la population jeune (bébé, enfants, adolescents, femmes enceintes et qui allaitent...). Le but est de saturer la thyroïde afin d'éviter la fixation de l'iode radioactif dans la glande.

Quant au césium 137 inhalé, l'organisme met deux ans environ pour s'en débarrasser, mais il persiste des décennies dans l'environnement, selon lui.

"Actuellement, il n'y a pas de mesure particulière à prendre pour les habitants de Tokyo", a indiqué mardi le Pr Agnès Buzyn, hématologue-IRSN déconseillant la prise prématurée de pastilles d'iode.

"Il y a un impact à la fois environnemental et possiblement pour la santé des personnes avoisinant la centrale", a estimé la spécialiste même si pour l'instant la zone d'évacuation de 20/30 km lui parait "suffisante".

"Chez les gens qui ont reçu des doses faibles, le risque de développer des cancers augmente (leucémies, poumons, colon, oesophages, sein...) comme l'a montré Hiroshima", note le Pr Gourmelon.

"On parle de faibles doses en dessous de 100 milli sieverts (mSv)", explique le Pr Gourmelon.

Les doses de risque sont calculées et exprimées en sievert (Sv) pour le cancer. L'exposition maximale à la radioactivité artificielle admise pour le grand public est de un milli sieverts (mSv) par an.

Au delà de 100 mSv, le risque de cancer augmente de 5,5 % par sievert additionnel d'après la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), indique le Pr Yves-Sébastien Cordoliani, expert en radioprotection de la société française de radiologie. Toutefois les "débits" et le caractère homogène ou non de l'irradiation interviennent dans l'évaluation du risque accidentel.

"6O ans après les explosions des bombes atomiques au Japon, il y a toujours un léger excès de cancers parmi les populations irradiées", relève le Pr Cordoliani. Le pic des leucémies a été atteint sept ans après Hiroshima, indique-t-il.

En cas d'accident, l'irradiation peut atteindre plusieurs sieverts pour les personnes proches du coeur du réacteur.

En cas de forte irradiation, les cellules de la moelle osseuse, qui fabriquent les globules rouges et blancs et les plaquettes sanguines, peuvent être détruites et la personne irradiée en mourir. Les cellules du tube digestif sont également particulièrement sensibles aux radiations, selon les spécialistes.

Sans traitement, un niveau de 6 Sv d'exposition est mortel, selon les experts.
Les conséquences des doses faibles sont mal connues, elles pourraient notamment être à l'origine de cataractes, un risque surveillé chez les professionnels de santé exposés (cardiologues par exemple).

Texte de : AFP
mars 2011
quedemots - 05.03.2011 | 0 réactions | #link | rss
Arsenic, plomb, mercure, dioxine, furane, PCB, pesticides, les substances toxiques pénètrent allègrement dans notre organisme par le biais d'aliments ordinaires tels que le porc, le saumon, la pomme ou le pain, selon une enquête diffusée mercredi par France 3.

Pour ce documentaire d'Eric Guéret, intitulé "Manger peut-il nuire à la santé?", Isabelle Saporta -et d'autres enquêteurs- ont sillonné les vergers, porcheries et fermes de France et, pour le saumon, les pêcheries industrielles de Norvège. Les résultats de l'enquête, commentés par des spécialistes, font froid dans le dos.

La pomme d'abord, le fruit de prédilection des Français. Avec quelque 76.000 tonnes de pesticides utilisées par an, la France est le plus gros utilisateur en Europe. Conséquence : la moitié des fruits et légumes comportent des résidus. Mais, comme le dit un exploitant, "s'il n'y a pas de traitement, les pommes ne sont pas rentables".

"L'enfant y est particulièrement sensible", relève Annie Sasco, épidémiologiste. Directement au contact de ces produits, les agriculteurs sont les plus menacés. Mais "personne n'ose en parler", dit l'un d'entre eux, qui souffre de myopathie.

Pour le blé, le mal vient surtout des pesticides ajoutés pour la conservation des grains. Attention aux pains complets ou autres : en Europe, 200 additifs sont autorisés pour les pains dits spéciaux.

Le constat est particulièrement inquiétant pour le porc, une bête élevée en batterie et privée de ses défenses naturelles. "C'est une Formule 1" qu'il faut sans arrêt surveiller, dit un éleveur. La moitié des antibiotiques de France seraient consommés par des porcs.

Ne mangeant pas d'herbe, le porc manque en outre des acides gras omégas 3 essentiels pour la santé. Comme les poules : un oeuf en 1960 contenait autant d'omégas 3 que d'omégas 6 (l'idéal), un oeuf de 2000 en contient 20 fois moins.

Autre problème, le saumon de Norvège : la France, avec 136.200 tonnes consommées en 2010, est le plus gros marché d'exportation de ces poissons engraissés aux farines de poisson et huiles végétales. "On fait évoluer le poisson en fonction de ce que veut le marché", note une responsable de Marine Harvest, le plus gros producteur au monde. Pour la couleur, les acheteurs choisissent dans un nuancier de teintes variant en fonction des substances chimiques ajoutées à la nourriture. Les Français préfèrent le saumon pas trop foncé.

Alors qu'avant la deuxième guerre mondiale on mangeait naturellement bio, "l'industrie agro-alimentaire nous vend des produits déséquilibrés", avec risques d'obésité et de cancers à la clé, mais "rien n'est irrémédiable", conclut l'enquête.

Elle fournit quelques pistes : manger bio (mais tout n'est pas idéal), donner du lin (riche en omégas 3) aux animaux, réduire la consommation de viande, utiliser l'huile de colza, préférer le pain enrichi en lin... Et manger des poissons petits, moins riches en toxines.

En parallèle, Isabelle Saporta publie chez Fayard un ouvrage approfondissant les grands thèmes de l'émission, "Le livre noir de l'agriculture", sous-titré "Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement".

Texte de : AFP
février 2011
quedemots - 14.02.2011 | 0 réactions | #link | rss
Connu depuis l'Antiquité, considéré au XVIIIe siècle comme un dérèglement des "humeurs" (sang, lymphe...) avant d'entrer deux siècles plus tard dans le domaine de la cellule, le cancer reste un casse-tête pour la médecine, selon des spécialistes réunis à Toulouse.

Les patients du Siècle des Lumières décrivaient leur cancer comme "les racines d'un arbre", un "crabe", une "araignée" dont les pattes s'étendent petit à petit sur leur peau, ont rappelé des experts devant une centaine de participants au colloque international "Histoire du cancer 1750-1950", organisé par l'Université de Toulouse-Le Mirail et l'Institut du cancer Claudius-Regaud.

A cette époque-là, les cancers étaient pour les médecins de simples dysfonctionnements de la circulation des liquides organiques (sang, lymphe...), au même titre que les abcès, les phlegmons, l'anévrisme, a rappelé Jean-Yves Bousigue, de l'Université de Toulouse 3. Ces "liqueurs", pour les spécialistes de l'époque, adhéraient à la peau et durcissaient.
Les principaux traitements consistaient alors en l'utilisation d'un scalpel ou d'un cautère, une tige métallique chauffée pour brûler la tache, ou encore d'un produit chimique pour la ronger.

Ce n'est qu'au début du XIXe siècle que "l'on commence à disséquer partout" et que l'on découvre que le cancer est une affection à part, a noté M. Bousigue.

Les médecins ont cependant continué à opérer jusqu'au début du XXe siècle avec un bistouri.

Puis est arrivée la radiothérapie avec la découverte du radium, qui a permis de brûler les tumeurs. La découverte de l'ADN dans les années 1950 a enfin permis de viser le gène des cellules malades, avec l'apparition de médicaments spécifiques.

Mais, désormais, le cancer prend "une dimension nouvelle, avec une prise de conscience collective, sociale, politique" et "une grande quantité d'aspects de la maladie échappent au médecin (psychologie, épidémiologie...)", a affirmé l'historien Didier Foucault, de l'université de Toulouse-Le Mirail et du CNRS.

"Cela concerne chacun de nous", a-t-il souligné, alors qu'un homme sur deux et une femme sur trois seront atteints d'un cancer en France durant leur vie.
Pour le directeur général de l'Institut Claudius Regaud, Jean-Pierre Armand, le malade du XXIe siècle "prend déjà souvent en main sa maladie, est en pleine responsabilité" en s'informant, notamment sur internet.

"Le lien malade-médecin est radicalement différent, ce sont les malades qui nous bousculent", en demandant par exemple quelles seront les conséquences de tel ou tel médicament, a-t-il raconté.

Mais, pour Christophe Cazaux, du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (Inserm, CNRS), "il faut désormais aussi intégrer le grand public au combat contre le cancer", en l'informant sur la maladie, sa prévention (alimentation...), les traitements, etc.

En effet, l'incidence du cancer, première cause de mortalité chez l'homme et deuxième chez la femme en France, augmente, et le nombre d'aidants engagés auprès du malade se multiplie, une hospitalisation à domicile sur cinq concernant une chimiothérapie anticancéreuse.

L'ouverture du domaine du cancer aux sciences sociales, souhaitée par tous les intervenants au colloque, devrait se matérialiser à Toulouse dès 2013, avec l'ouverture sur le site du futur Cancéropôle/Oncopôle d'un établissement informant le public sur tous les aspects de la maladie, aux côtés d'un centre hospitalier, de centres de recherche et de laboratoires pharmaceutiques.

Texte de : AFP
janvier 2011
quedemots - 05.12.2010 | 0 réactions | #link | rss
La congélation d'ovules, dont la technique la plus performante reste interdite en France, constitue une perspective révolutionnaire pour les femmes en les affranchissant du poids de l'horloge biologique alors qu'elles ont des enfants de plus en plus tard.

Si cette perspective fait débat, elle est en tout cas déjà une réalité dans d'autres pays.

"Aux Etats-Unis, des femmes organisent des +freezing parties+ pour fêter la congélation de leurs ovocytes" pour s'en servir plus tard, relève le professeur René Frydman "père" d'Amandine, premier bébé-éprouvette français.

"On à des demandes, effectivement c'est une question qui s'ouvre", ajoute ce spécialiste pour qui cela va dans le sens d'une libération des femmes.

En Espagne, une femme peut demander à faire conserver au froid ses ovules sans motif médical (cancer, infertilité), indique pour sa part le professeur Renato Fanchin, responsable de médecine de la reproduction.

L'idéal serait de préserver ses ovules avant 35 ans, précise-t-il jugeant "judicieux de ne pas attendre trop longtemps" car la qualité des ovules jeunes est meilleure.

"C'est assez injuste de se retrouver à 36-38 ans devant ce problème de fertilité. Injuste, car on demande aux femmes de faire des études, de s'insérer, et elles ne sont pas assez informées de cette baisse de fertilité", regrette le Dr Nelly Achour-Frydman.

Depuis les années 1970, grâce à la congélation, "les hommes peuvent conserver leur sperme y compris quand ils font une vasectomie.", souligne la biologiste. Alors pourquoi pas les femmes ?

La naissance mardi à l'hôpital Antoine Béclère (Clamart, Hauts-de-Seine) des premiers enfants issus d'ovules congelés en France, saluée comme un "beau succès médical" par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a permis de pointer le retard français dans le domaine des techniques de cryopréservation grâce auxquelles plusieurs centaines de couples dans le monde ont pu donner la vie.

Mais la plus efficace, la vitrification, une congélation ultra-rapide qui évite la formation de cristaux qui détériorent les cellules, y reste encore interdite, s'insurge le Pr Frydman. Ce dernier brocarde la frilosité et la lourdeur de la loi, toujours en retard d'un train sur les avancées scientifiques.

"Avec un tel système, il n'y aurait jamais eu de fécondation in vitro (FIV), Louise Brown (premier bébé-éprouvette au monde) et Amandine n'auraient pas pu naître", lance-t-il.

La première naissance obtenue avec la vitrification a été rendue publique en 1999, mais la technique a pris son essor en 2005 grâce aux Japonais et à la volonté, en Italie, sous la pression du Vatican, d'éviter de congeler les embryons, selon le gynécologue-obstétricien.

"Il est clair que cette méthode peut libérer la femme de cette pression du vieillissement ovarien, de la contrainte de l'âge", remarque le Pr Fanchin.

Face aux craintes de dérives, le Pr Frydman rappelle qu'elles existaient déjà avant la congélation d'ovules en Italie ou aux Etats-Unis.

Il faut un cadre limitant cette possibilité d'utiliser ses ovocytes, peut-être à 45 ans ou 48 ans, pour éviter des grossesses à des âges trop avancés comportant trop de risques pour la santé, avance le Pr Fanchin.

Mais attention, si la technique est prometteuse, les chances d'avoir un enfant sont actuellement de l'ordre de 40%.

La création d'une banque d'ovules pourrait faciliter le don d'ovules si l'on autorisait en France les femmes jeunes qui n'ont pas encore eu d'enfant à donner les leurs, relève par ailleurs le Pr Frydman.

"La demande augmente et cela ne va pas s'arranger", dit-il. "Cela pourrait éviter le tourisme médical", ajoute-t-il, en évoquant les 5.000 couples français infertiles en attente de dons d'ovocytes.

Texte de : AFP
novembre 2010
quedemots - 10.11.2010 | 0 réactions | #link | rss
Le trafic de faux médicaments, qui génère des profits considérables, monte en puissance dans le monde, dévastant les pays du sud et s'attaquant aux traitements de maladies graves dans les pays du nord, selon des spécialistes réunis vendredi à Paris.

Un colloque sur le sujet était organisé par la Mutualité française au lendemain de l'annonce à Lyon de la saisie de plus d'un million de gélules contrefaites dans 45 pays membres d'Interpol.

La lutte contre le trafic des faux médicaments, "dramatique et dangereux", est "une ambition légitime et nécessaire", pour laquelle "tout doit être mis en oeuvre", a indiqué l'ancien président Jacques Chirac qui a assisté à la fin du colloque.

Ces faux médicaments, qui représentent 10% du marché mondial du médicament, représentent un trafic "bien plus rentable que le trafic de drogue", relève Aline Plançon, chef de l'unité "contrefaçon de produits de santé et crime pharmaceutique" à Interpol.

Dans le monde, le trafic a augmenté de 300% entre 2007 et 2008, selon l'Organisation mondiale des douanes.

Contrefait, falsifié, illicite, illégal, non enregistré, non autorisé, frelaté, les termes utilisés pour qualifier les faux médicaments varient selon les pays. Le Pr Marc Gentilini résume : "c'est un produit vendu à des patients de bonne foi, en surdose ou en sous-dose de principe actif, parfois toxique ou constitué d'additifs inattendus (plâtre, chaux, liquide réfrigérant...)".

Et il précise : "non seulement il ne soigne pas, mais il peut handicaper ou tuer". Il peut aussi susciter des pharmaco-résistances, susceptibles d'"anéantir les efforts entrepris pour endiguer les grandes épidémies", selon les termes de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, dans un discours lu à la tribune.

"L'ampleur réelle du problème n'est pas connue", assure Gilles Forte, de l'OMS. Des chiffres sont avancés sur le coût humain -on parle de 200.000 décès rien qu'avec les faux anti-paludéens- mais selon lui il n'y a "pas d'outil pour chiffrer".

Idrissou Abdoulaye, directeur du CHU de Cotonou, parle d'un "commerce de la honte". Il affirme qu'il y a dans son hôpital un nombre d'insuffisants rénaux "faramineux", suite à l'absorption de ces produits contrefaits. "Plus du quart des médicaments mis en vente relèvent au Bénin de +l'informel+", dit-il. "La population ne prend que ce qui est à la mesure de sa bourse".

La situation dans les pays développés est moins alarmante, puisqu'on trouve les faux médicaments uniquement sur l'internet. Mais, comme le note Aline Plançon, "il ne s'agit plus seulement de médicaments de confort" : "les types de médicaments sont de plus en plus larges, tels qu'antibiotiques, antidépresseurs ou traitements contre le cancer".

Le problème, c'est que les sanctions restent "très faibles, hétérogènes selon les pays et très peu dissuasives", selon Thierry Le Lay, chargé par le ministère des affaires étrangères de la lutte contre les médicaments falsifiés. Un projet de convention, Medicrime, est en préparation au Conseil de l'Europe.

Les pays du sud en appellent à une "stratégie mondiale". "Nos pays n'ont pas les moyens de faire face", dit le Pr Abdoulaye.
Des évolutions se font jour pourtant dans ces pays. Ainsi, depuis que le Rwanda a mis en place une couverture du risque maladie, les faux médicaments circulent beaucoup moins.

Et l'appel de Cotonou, lancé il y a un an à l'initiative de la Fondation Chirac pour obtenir la signature d'une convention internationale contre les faux médicaments, a obtenu déjà la signature de 11 Etats.

Texte de : AFP
octobre 2010
quedemots - 03.09.2010 | 0 réactions | #link | rss
Des chercheurs américains sont parvenus à modifier génétiquement des moustiques pour les rendre incapables de transmettre le parasite responsable du paludisme, selon leurs travaux publiés jeudi.

Ce parasite appelé plasmodium dont cinq espèces provoquent le paludisme chez l'homme est transmis par une piqûre d'anophèle, moustique des régions chaudes.

Apparemment pour la première fois ces entomologistes de l'Université d'Arizona (sud-ouest) ont réussi a altéré le génome de moustiques pour les immuniser totalement contre ce parasite.

Ils espèrent pouvoir dans l'avenir remplacer les moustiques dans la nature avec des populations d'insectes génétiquement modifiés en laboratoire dans l'incapacité de transmettre le plasmodium.

"Si on veut efficacement arrêter la propagation du parasite responsable du paludisme il faut que tous les moustiques y soient à cent pour cent résistants", explique Michael Riehle, professeur d'entomologie à l'Université d'Arizona, qui a conduit ces travaux parus dans le "Journal of Public Library of Science Pathogens" daté du 15 juillet.

Ces chercheurs ont utilisé des techniques de biologie moléculaire pour concevoir un "morceau" d'information génétique pouvant s'insérer dans le génome du moustique qu'ils ont ensuite injecté dans des oeufs de ces insectes.

Les moustiques naissant de ces oeufs sont devenus porteurs de cette information génétique modifiée qu'ils ont ensuite transmise aux futures générations. Ces moustiques vivent en moyenne deux semaines.

Pour ces expériences, ces scientifiques ont utilisé des Anophèles stephensi, une espèce de moustique qui est un important vecteur du paludisme sur l'ensemble du sous-continent indien.

Après avoir nourri les Anophèles modifiés génétiquement avec du sang infecté de plasmodium, ils ont constaté que ces moustiques sans exception étaient totalement immunisés contre le parasite.

"Nous avons été surpris que ça marche aussi bien", relève Michael Riehle alors que "nous nous attendions seulement à quelques effets sur la croissance des moustiques, leur espérance de vie ou leur sensibilité au parasite", ajoute-t-il.

Seule la femelle des moustiques Anophèles se nourrissent de sang dont elle a besoin pour produire ses oeufs. Quand elles piquent un humain ou un animal infecté avec des plasmodiums, elles absorbent ces parasites.

Jusqu'à présent, les moustiques génétiquement modifiés sont cantonnés dans des laboratoires sous haute protection d'où aucun ne peut s'échapper.
Les chercheurs cherchent désormais comment remplacer tous les moustiques dans la nature avec des populations génétiquement modifiée immunisées contre le parasite du paludisme ce qui ouvrirait la voie à l'éradication de cette maladie.

Il est estimé que 250 millions de personnes contractent le paludisme chaque année dans le monde et un million, pour la plupart de jeunes enfants, en meurent.

Quelque 90% des décès consécutifs au paludisme se produisent en Afrique subsaharienne, et ce chiffre est probablement sous-estimé, selon Michael Riehle.

Texte de : AFP
16 juillet 2010
quedemots - 07.06.2010 | 0 réactions | #link | rss
La drépanocytose ou anémie falciforme dont souffre, selon le Real Madrid, le footballeur de l'équipe de France Lassana Diarra, forfait pour le le Mondial-2010, est une maladie génétique fréquente dans les régions où sévit le paludisme, en particulier en Afrique.

La drépanocytose ("sickle-cell disease" en anglais) résulte d'une malformation des globules rouges, due à une unique mutation dans un gène de l'hémoglobine qui transporte l'oxygène dans le sang.

Les globules rouges peuvent prendre la forme d'une faucille, d'où le nom d'anémie "falciforme", lorsqu'ils manquent d'oxygène.

C'est une maladie très grave dont souffrent les personnes ayant hérité de cette mutation de leurs deux parents.

Mais celles qui ont hérité cette mutation d'un seul parent, l'autre gène étant normal, sont en bonne santé. Ce sont des "porteurs sains" de la mutation.
Chez ces porteurs sains, les crises drépanocytaires ne surviennent qu'en cas de très grande hypoxie (manque d'oxygène) notamment en haute altitude, selon les spécialistes.

Lors d'une crise, les globules rouges déformés s'agglutinent dans les micro-vaisseaux et se fragilisent. Certains d'entre eux se brisent, provoquant une anémie. Les crises douloureuses peuvent concerner aussi différentes régions du corps, dont l'abdomen.

Chez les malades, la répétition de crises peut entraîner de sévères lésions des reins, des poumons, des os, du système nerveux central. Autrefois, 80% des personnes porteuses d'une mutation héritée des deux parents (drépanocytose homozygote) mouraient avant l'âge adulte.

Avoir hérité cette mutation d'un seul parent (porteur sain d'une drépanocytose hétérozygote) peut, au contraire, s'avérer bénéfique dans une zone où sévit le paludisme, car cela permet de mieux résister au parasite Plasmodium falciparum, responsable des graves formes de malaria en Afrique.

Cet avantage relatif permet de comprendre pourquoi le gène de la drépanocytose est devenu courant en Afrique. Chez les porteurs sains, il favorise en effet la survie durant "une période critique de la petite enfance" et donc "la transmission ultérieure du gène anormal", explique l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La proportion de porteurs sains (gène mutant hérité d'un seul des parents) atteint de 10% à 40% de la population en Afrique équatoriale, selon l'OMS. Ainsi, un Nigérian sur quatre serait susceptible de transmettre le gène mutant à sa descendance.

Cette maladie tue chaque année 200.000 personnes dans le monde, avait souligné, à l'occasion d'un congrès au Sénégal en 2006, l'Organisation internationale de lutte contre la drépanocytose (OILD) dont le footballeur français Lilian Thuram était alors l'ambassadeur.

Texte de : AFP
mai 2010
quedemots - 06.06.2010 | 0 réactions | #link | rss
Le moustique vecteur du paludisme pourrait un jour en devenir le vaccinateur, espèrent des chercheurs japonais après une expérience réussie de modification génétique de l'insecte.

Les scientifiques de l'Université médicale de Jichi (région de Tokyo) ont modifié génétiquement un moustique afin que sa salive contienne une protéine servant de vaccin contre la leishmaniose, une fièvre à phlébotome potentiellement mortelle.

Une souris piquée par ce moustique transgénique a développé un anticorps contre cette maladie, a expliqué mercredi le professeur Shigeto Yoshida, qui a dirigé l'expérience.

Selon lui, des moustiques pourraient aussi être modifiés génétiquement pour vacciner contre le paludisme d'ici à une dizaine d'années.

"Le vaccin serait imperceptible. Pas besoin de médicament, inutile de se déplacer dans les centres de vaccination et en plus ce serait gratuit", a déclaré à l'AFP ce spécialiste du paludisme.

Se faire piquer plusieurs fois ne ferait que renforcer l'immunité, a-t-il ajouté.
La naissance de ce "moustique antipaludique" devra toutefois attendre la mise au point d'un vaccin efficace contre la maladie, nécessaire à la modification génétique de l'insecte.

Mais cette perspective n'est pas si éloignée, selon les scientifiques réunis à la conférence de l'Initiative multilatérale sur le paludisme, organisée en novembre à Nairobi, qui ont estimé qu'un vaccin pourrait être breveté d'ici trois à cinq ans.

A l'heure actuelle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de soigner les malades via des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine.

"Ce traitement fonctionne mais est inaccessible pour des nombreuses personnes qui ont à peine de quoi manger", a souligné M. Yoshida. "Le paludisme est intrinsèquement lié à la pauvreté. Ce vaccinateur volant pourrait donc avoir son importance".

Le professeur a admis en revanche que vacciner des gens, sans demander leur avis, via des piqûres de moustique pourrait poser un problème éthique.

"La société sera-t-elle prête à l'accepter ?", s'est-il interrogé.

Dans des travaux distincts publiés en novembre 2009, des chercheurs américains ont indiqué avoir modifié génétiquement des moustiques, afin que leur organisme détruise le parasite responsable du paludisme qui se développe dans leur corps.

Le paludisme tue plus d'un million de personnes par an dans le monde, surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en particulier en Afrique subsaharienne où un enfant meurt toutes les 30 secondes des suites de la maladie.

Texte de : AFP
mars 2010
quedemots - 28.05.2010 | 0 réactions | #link | rss
Un homme sur deux en France a déjà rencontré des problèmes d'érection, un désagrément en relation étroite avec son état de santé et qu'il a tout intérêt à traiter, selon des spécialistes.

Selon un sondage Ifop publié mardi (réalisé en ligne du 8 au 12 avril auprès de 954 hommes, méthode des quotas), 49% des hommes ont déjà souffert de problèmes d'érection, 6% souvent, 15% de temps en temps, 28% rarement. Plus on vieillit plus on en souffre : 38% des moins de 50 ans sont concernés, et 77% des plus de 65 ans. La moitié des plus de 65 ans en souffrent régulièrement, et seulement 10% des moins de 50 ans.

La quasi-totalité des hommes interrogés pensent que l'érection est nécessaire pour l'équilibre de l'homme et sa confiance en soi (93%), indispensable à l'harmonie du couple (92%) et caractéristique d'un bon état de santé (87%).

La dysfonction érectile provoque "une importante souffrance chez l'individu", a noté le Pr Pierre Costa, chef du service d'Urologie-andrologie du CHU de Nîmes, lors d'une conférence de presse organisée par le laboratoire Bayer.

"Il ne se sent plus un homme, il a une anxiété de performance, il a peur de ne plus être capable d'être en couple" et traiter le symptôme "lui permet de retrouver sa confiance en lui", dit-il, mais pas seulement.

Citant des études, il note que "les personnes âgées ayant une activité sexuelle vivent plus longtemps et mieux". Les troubles de l'érection peuvent en outre alerter sur l'arrivée de maladies qui diminuent l'afflux de sang dans le pénis, telles que l'hypertension, le diabète, la dépression, les maladies de la prostate...

Selon une étude de 2003, "quand il y a un terrain favorable, le trouble de l'érection arrive trois ans avant le premier infarctus", dit-il.

Parce qu'ils souffrent de dysfonction érectile, nombre d'hommes ont tendance à interrompre leurs traitements contre l'hypertension, la dépression ou le diabète... D'où un risque important pour leur santé.

Trois vasodilatateurs, qui favorisent l'afflux de sang dans le pénis en bloquant l'enzyme PDE-5, occupent le marché du dysfonctionnement érectile : n°1 le Viagra (molécule Sildenafil, lancé en 1998), puis le Cialis (Tadalafil, 2003), et le Levitra (Vardenafil, 2003), dont la part de marché est en Europe de 15%.

Leur impact se manifeste plus ou moins rapidement et dure plus ou moins longtemps. Les effets secondaires - maux de tête, rougeurs, voire nausées, vertiges... - sont à peu près similaires. Délivrés sur ordonnance, ils ne sont pas remboursés. On en trouve des succédanés sur l'internet, sans garantie de composition et de qualité.

Bayer a à cette occasion annoncé la diminution de moitié du prix fabricant hors taxe de son médicament Levitra, que souvent les patients coupent en deux pour alléger la facture. Le prix public d'un comprimé, à prendre avant chaque relation sexuelle, varie à ce jour de 8 à 15 euros.

Outre les médicaments, les traitements incluent l'injection d'une substance dilatant les vaisseaux sanguins de la verge, l'usage d'une pompe qui fait affluer le sang dans le pénis, la chirurgie réparatrice, ou la pose d'une prothèse.

Texte de : AFP
mai 2010
quedemots - 22.02.2010 | 0 réactions | #link | rss
Un nouveau vaccin expérimental contre le paludisme s'est révélé sans risque et efficace pour protéger des enfants dans un petit essai clinique conduit au Mali, selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.

Une équipe internationale de médecins a testé le vaccin avec des enfants choisis au hasard, âgés de un à six ans, dans une zone rurale du pays.
Certains de ces enfants ont eu une ou trois doses du vaccin, alors que d'autres ont été seulement vaccinés avec un vaccin antirabique.

La triple dose de vaccin antipaludique s'est avérée sans danger, bien tolérée et a provoqué une très forte réponse immunitaire qui a duré au moins un an, selon cet essai clinique dirigé par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université du Maryland (est des Etats-Unis).

Y ont notamment participé des médecins de l'Université de Bamako au Mali, le laboratoire britannique GlaxoSmithKline Biologicals (GSK), les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) et l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

S'appuyant sur le succès apparent du vaccin lors de ce premier essai clinique (phase 1), la même équipe internationale et des chercheurs européens ont décidé de le tester sur un groupe élargi de 400 enfants maliens.

Le vaccin est basé sur une seule souche du parasite plasmodium, responsable de la forme la plus fréquente et la plus mortelle du paludisme. Le parasite est transmis par la piqûre de moustiques anophèles qui en sont porteurs.

Le vaccin appelé FMP2.1/AS02A, développé dans le cadre d'une collaboration entre l'Institut de recherche de l'armée américaine Walter Reed et GSK, cible le paludisme au moment où le parasite entre dans le sang de la victime et commence à se multiplier, précise l'étude parue dans la version en ligne de PLoS ONE, la revue de la Public Library of Science.

"Les résultats de cet essai clinique pourraient signifier que nous avons peut-être réussi à produire un vaccin qui, pour la première fois, reproduit l'immunité naturelle contre le parasite", relève le Dr Christopher Plowe, professeur de médecine à l'Université du Maryland et principal auteur de cette étude clinique.

"Développer naturellement une telle immunité prend normalement de nombreuses années d'exposition au paludisme", ajoute-t-il.

Pour le moment le candidat vaccin antipaludique le plus avancé au monde est le RTS, S dont un essai clinique de phase 3 est mené depuis mai 2009 sur 11 sites dans sept pays africains (Gabon, Mozambique, Tanzanie, Ghana, Kenya, Malawi et Burkina) et portant sur 16.000 enfants et nouveau-nés.

Les résultats définitifs pourraient être connus en 2013, ouvrant la voie en cas de succès au premier vaccin antipaludique efficace à au moins 50% et dont l'effet dure plus d'une année.

Le paludisme tue plus d'un million de personnes par an dans le monde, surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en grande majorité en Afrique subsaharienne où un enfant meurt toutes les 30 secondes de la maladie.

Texte de : AFP f
évrier 2010
quedemots - 22.12.2009 | 0 réactions | #link | rss
Des chercheurs américains ont indiqué jeudi avoir créé les premiers moustiques génétiquement modifiés dont l'organisme détruit le Plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme, qui se développe habituellement dans le corps de ces insectes.

"Ce sont les premiers moustiques génétiquement modifiés résistants au parasite Plasmodium grâce à une modification de leur système immunitaire", se félicite George Dimopoulos, professeur de microbiologie moléculaire et d'immunologie au JHMRI, l'Institut de recherche sur le paludisme de l'Université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, est) qui dirige l'équipe de chercheurs.

Plus de 300 millions nouveaux cas de paludisme sont diagnostiqués chaque année dans le monde et près d'un million de personnes en meurent, dont surtout des enfants en bas âge en Afrique, rappelle-t-il dans un communiqué.

Jusqu'à présent ces chercheurs ont créé deux groupes de moustiques génétiquement modifiés. Dans le premier, le gène provoquant la destruction du Plasmodium par le système immunitaire du moustique a été activé dans les tissus intestinaux de l'insecte où le parasite s'installe initialement.

Dans la seconde catégorie de moustiques, la modification génétique a fait agir le système immunitaire contre le Plasmodium au niveau d'un organe du moustique jouant le rôle du foie.
Les généticiens de Johns Hopkins cherchent maintenant à créer un moustique génétiquement modifié dont le système immunitaire interviendra à ces deux niveaux.

Mais répandre ces gènes dans les populations de moustiques dans la nature s'est avéré difficile notamment en l'absence de reproduction croisée entre les différentes espèces de ces insectes porteurs du parasite.

Texte de : AFP
novembre 2009
quedemots - 10.12.2009 | 0 réactions | #link | rss
Le paludisme tue beaucoup moins, au Sénégal, depuis l'introduction dans le pays, il y a trois ans, d'une nouvelle combinaison médicamenteuse à base d'artémisinine, font valoir des chercheurs de l'Institut de recherche et de développement (IRD) à Dakar.

"Jusqu'en 2006, on comptait 8.000 décès par an dus au paludisme", explique le docteur Cheikh Sokhna, paludologue à l'IRD, interrogé par l'AFP.

Ce bilan s'est réduit pour atteindre à présent "1.200 décès par an", pour une population totale de 12 millions d'habitants, selon M. Sokhna, qui l'explique par la diffusion de nouvelles associations thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT, "artemisinin-based combination treatment"), dérivées en partie d'une plante chinoise.

Même constat au ministère sénégalais de la Santé qui recensait "près de 600.000 cas il y a à peine trois ans" et assure que ce nombre a été "divisé par 3,5".

Selon l'IRD, le recul est surtout significatif pour les enfants.
"Dans la zone de Niakhar (120 km au sud-est de Dakar), nous avons vu une diminution par six de la mortalité infantile due au paludisme", affirme le professeur Jean-François Trape, chercheur à l'IRD.

Jusqu'à la fin des années 1990, le principal traitement reposait sur la nivaquine et la chloroquine. Mais une résistance à ces deux médicaments s'est développée, poussant le Sénégal à finalement recourir aux ACT à partir de 2006.

Plusieurs zones d'observation ont été ciblées, avec le suivi médical quotidien des enfants de 0 à 9 ans. Puis les ACT y ont été administrés.

"Avec l'introduction de ces nouveaux médicaments, les enfants ne font plus que 1,2 accès palustre ("crise de palu") par an, contre 6 dans les années 90", assure M. Sokhna.

Ces conclusions se fondent sur des études menées depuis les années 90 par le laboratoire de paludologie de l'IRD en collaboration avec l'Institut Pasteur de Dakar, la faculté de médecine de Dakar et le ministère de la Santé.
Seul bémol: certains spécialistes redoutent à présent le développement d'une nouvelle résistance parasitaire à ces médicaments.

"Il y a eu des premiers cas de résistance aux ACT en Thaïlande en 2008-2009", souligne le pharmacien en chef Bruno Pradines, de l'Institut de médecine tropicale du service de santé des armées françaises.

"On peut s'attendre à voir apparaître des résistances aux ACT au Sénégal d'ici 10 à 15 ans", prévient ce Français, dirigeant le laboratoire de chimio sensibilité du paludisme à l'Hôpital principal de Dakar.

Par ailleurs, le recul du paludisme est aussi lié à l'emploi de nouvelles méthodes de détection de la maladie. "Depuis l'introduction des +tests de diagnostic rapide+, nous avons découvert que toute fièvre n'est pas synonyme de paludisme", relève le responsable de la division études et recherche au ministère de la Santé, le Dr Samba Kor Sarr.

A cela s'ajoutent les efforts en matière de prévention, les parasites responsables du paludisme étant transmis par la piqûre de la femelle d'un moustique, l'anophèle.

En juin, les autorités ont mené une campagne visant à distribuer 2,2 millions de moustiquaires imprégnées dans tout le Sénégal. A présent, "63% des ménages sénégalais disposent d'au moins une moustiquaire", estime le Dr Mame Birame Diouf du Programme national de lutte contre le paludisme.

Il s'agit de prévenir les piqûres nocturnes, puisque "la probabilité d'être piqué par l'anophèle est la plus forte entre 18H00 et 7H00", rappelle M. Sokhna.

Texte de : AFP
novembre 2009
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