articles
réactions
quedemots - 18.03.2009 | 1 réactions | #link | rss
Une domestique indonésienne a été soumise à de multiples actes de torture par ses employeurs saoudiens, dont des brûlures au fer à repasser, a affirmé lundi Human Rights Watch, appelant les autorités à poursuivre les auteurs pour des "sévices et mutilations inacceptables".

Dans une lettre ouverte aux gouvernements indonésien et saoudien, l'association de défense des droits de l'homme, dont le siège est à New York, explique que Keni binti Carda, 28 ans était brûlée au fer à repasser par ses employeurs qui versaient ensuite des produits ménagers sur ses blessures.
Elle était contrainte de manger des excréments tandis que ses employeurs lui ont cassé les dents et l'ont forcée à les avaler, accuse encore HRW, appelant les autorités à poursuivre ces derniers pour des "sévices et mutilations inacceptables".
"Nous appelons les autorités saoudiennes et indonésiennes à la coordination pour enquêter sur cette affaire, à poursuivre les auteurs des abus conformément aux normes internationales et à fournir des dédommagements financiers et des soutiens appropriés à la victime", ajoute HRW, qui estime que Ryad devrait saisir l'occasion pour montrer que les sévices contre les domestiques ne sont pas tolérés.
L'ambassade d'Indonésie enquête sur cette affaire, a déclaré à l'AFP un diplomate indonésien, Adi Zulfuat.
Keni binti Carda, originaire de Bresbes, sur l'île de Java, a commencé à travailler à Medina, pour la famille de Khalid et Wafa al-Khouraifi, en juillet 2008, selon l'organisation.
Les abus ont commencé en septembre, durant le mois de jeune musulman du ramadan, ses employeurs n'acceptant pas l'augmentation contractuelle de son salaire, selon le récit de la jeune femme à l'organisation de défense des droits de l'homme.
Wafa al-Khouraifi "battait ses propres enfants lorsqu'ils tentaient de protester" contre le traitement fait à la domestique et "menaçaient Keni d'une mort terrible si elle tentait de s'échapper", poursuit HRW. Elle était également menacée "d'emprisonnement par la police saoudienne si elle parlait des sévices subis", selon la même source.
La jeune femme, dont le corps est couvert de cicatrices et qui voit mal d'un oeil, a finalement été conduite à l'aéroport en octobre par son employeur et soignée dans une clinique à son retour à Jakarta.
La question des mauvais traitements infligés aux millions de travailleurs étrangers présents dans le royaume commence à faire du bruit en Arabie saoudite. En décembre, le ministre du Travail Ghazi al-Gosaibi avait appelé les Saoudiens à mieux les traiter.
(©AFP / 12 janvier
quedemots - 26.11.2008 | 0 réactions | #link | rss
Un médecin égyptien a été condamné à 1.500 coups de fouet et quinze ans de prison par un tribunal saoudien pour avoir prescrit de la morphine à une princesse du royaume devenue dépendante de ce dérivé de l'opium, a déclaré mercredi le syndicat des médecins égyptiens.

"Nous condamnons ce verdict dans les termes les plus vifs. Ce jugement relève plus de la torture que de la justice, il ne correspond à rien, que ce soit la loi, les droits de l'homme ou même la Charia", la loi islamique, a protesté M. Hamdi al-Sayyed, directeur du syndicat.

Le Dr Raouf al-Arabi, médecin de 53 ans, a été condamné à 15 ans de prison et 1.500 coups de fouet, à raison de dix à quinze coups de fouet par semaine, après avoir été reconnu coupable d'avoir administré de la morphine à une princesse saoudienne souffrant du dos à la suite d'un accident.

Le médecin avait fait appel d'un premier verdict de sept ans de prison et 750 coups de fouet mais sa peine a été doublée en seconde instance.

"Il n'a pas eu un procès juste. Il n'y a même pas eu d'expertise médicale convenable. Nous sommes en contact avec des responsables saoudiens et égyptien ainsi que le président (égyptien Hosni Moubarak) pour qu'ils interviennent", a précisé à l'AFP M. Sayyed, qui estime le chatiment "pire que la mort".

"Il aurait mieux valu le condamner à mort. 1.500 coups de fouet et 15 ans de prison seraient encore trop sévères pour un meurtrier", a-t-il ajouté.

Selon M. Sayyed, l'inculpé aurait déjà reçu 15 coups de fouet et sera fouetté chaque semaine pendant 15 ans.

Le fouet est une punition courante dans le royaume ultra-conservateur. Il est administré à intervalles pour éviter que le prisonnier ne meure des suites de ses blessures.

Amnesty International a indiqué avoir depuis longtemps des doutes sur le système judiciaire saoudien, l'impartialité des juges et le secret des procès.

"Les juges saoudiens ne paraissent pas comme complètement indépendants et semblent être sous l'influence de nombreux responsables", a déclaré à l'AFP Nicole Choueiry, porte-parole de l'organisation de défense des droits de l'homme à Londres.

"Il y a probablement beaucoup de condamnations au fouet dont on n'a jamais entendu parler", a-t-elle dit.

Texte de : AFP
Titre de: Quedemots
octobre 2008
FutureBlogs - v.0.8.6beta - Ce site est hébergé par http://monblog.ch