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quedemots - 06.08.2009 | 0 réactions | #link | rss
Des traces de pesticides ont été décelées dans les urines de femmes enceintes, dans certains cas longtemps après leur exposition, selon une étude publiée mardi par l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, l'InVS cite une étude menée par une équipe de l'Inserm de Rennes à partir d'un échantillon de plus de 500 femmes en début de grossesse observée en Bretagne entre 2002 et 2006.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux herbicides de la famille des triazines et aux insecticides organophosphorés, "potentiellement toxiques pour la reproduction et le neurodéveloppement".

L'atrazine et la simazine, de la classe des triazines, sont des herbicides interdits en France depuis fin 2003, mais "leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore très présents dans l'environnement", notent les chercheurs. Dans le monde, l'atrazine est "un des herbicides les plus utilisés", et des effets toxiques voire mortels sur l'embryon animal ont été rapportés, suite à une exposition prénatale.

Quant aux insecticides organophosphorés, d'usage agricole et non agricole, des effets neurotoxiques ont été observés pour des niveaux d'exposition modérés, voire faibles.

Selon les résultats de l'étude, des traces d'exposition à l'atrazine et à la simazine sont observées chez une minorité des femmes, mais chez une bonne partie d'entre elles pour certains métabolites. Les traces des insecticides organophosphorés, et notamment de certains métabolites communs à nombre d'entre eux, sont plus fréquentes et de niveaux plus élevés.

Selon les chercheurs, les taux de pesticides mesurés chez des femmes résidant en Bretagne restent inférieurs à ceux mesurés aux Pays-Bas et surtout aux Etats-Unis, particulièrement en Californie.

Texte de : AFP
juin 2009
quedemots - 23.04.2008 | 0 réactions | #link | rss
Une équipe de chercheurs zurichois a étudié pour la première fois les effets à long terme de la consommation d'alcool durant la grossesse. Certains effets sur l'enfant disparaissent après un certain temps, mais les plus graves persistent.

Les déformations du crâne et du visage des bébés dont les mères ont consommé beaucoup d'alcool se rétablissent d'elles-mêmes. Mais ces enfants restent petits et les organes génitaux des garçons n'atteignent pas une taille normale. Les filles prennent elles de plus en plus de poids.

Le développement intellectuel et psychique des enfants peut également être fortement perturbé, ont indiqué les auteurs de l'étude. Chez les patients observés, les chercheurs ont constaté des taux élevés d'handicaps psychiques, de troubles de l'attention et d'hyperactivité.

Les chercheurs Hans-Christoph Steinhausen, professeur de psychiatrie enfantine à l'Université de Zurich, et Hans-Ludwig Spohr, professeur et pédiatre à Berlin, ont suivi des victimes durant 20 ans. Selon eux, leur étude est la première à considérer une période aussi longue. Ils recommandent aux femmes enceintes de ne pas boire plus d'un verre d'alcool par jour.

Dans une seconde étude sur les effets des drogues dures, l'équipe de M. Steinhausen a montré que les enfants en âge scolaire ont une intelligence inférieure à la moyenne. Plus une mère a consommé de l'héroïne ou de la méthadone durant la grossesse, moins l'enfant dispose d'intelligence pratique.

Texte de ats

23.04.07
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