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quedemots - 28.01.2010 | 0 réactions | #link | rss
L'exercice d'un culte non musulman en Algérie est soumis à une autorisation préfectorale préalable et ses adeptes doivent se constituer en association pour le pratiquer, selon un décret exécutif publié lundi au journal officiel.

Le décret a été pris en application d'une loi de mars 2006, qui interdit l'exercice d'un culte non musulman "en dehors des édifices prévus à cet effet" et "subordonne l'affectation des édifices pour l'exercice (d'un tel) culte à l'obtention d'une autorisation préalable".

Ces textes visent en premier lieu les évangélistes, dont le prosélytisme, notamment en Kabylie et dans le Sud (Sahara), est régulièrement dénoncé par la presse et dans les mosquées.

Le décret qualifie toute manifestation religieuse de non-musulmans de "rassemblement momentané de personnes, organisé dans des édifices accessibles au public par des associations à caractère religieux".

Le texte exclut tout "rassemblement" religieux spontané en dehors des édifices religieux, notamment à l'occasion de mariages ou de baptêmes, une pratique très prisée par les évangélistes.

Ces "rassemblements" de non musulmans doivent obtenir une autorisation préfectorale préalable, cinq jours au moins avant leur tenue.

Le préfet peut toutefois les interdire s'ils "constituent un danger pour la sauvegarde de l'ordre public", ou imposer leur transfert dans un autre lieu que celui initialement prévu par les organisateurs.

La demande de rassemblement doit être faite au nom de trois personnes au moins et déposée par un représentant "dûment mandaté" de l'association religieuse. Les organisateurs doivent indiquer "les moyens prévus pour son déroulement depuis son début jusqu'à la dispersion des participants".

L'islam est religion d'Etat en Algérie. La quasi-totalité des 33 millions d'Algériens sont d'obédience sunnite et de rite malékite, l'une des quatre principales écoles d'exégèse musulmane.

La loi de mars 2006 prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros environ) contre toute personne qui "incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion".

Elle prévoit aussi de lourdes sanctions contre toute personne qui "fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane".

Cette loi a pour objectif principal "l'interdiction du prosélytisme et des campagnes clandestines d'évangélisation", avait indiqué lors de présentation le responsable de la communication du ministère des Affaires religieuses, Abdellah Temine.

La communauté catholique, "très largement constituée d'étrangers, est la principale minorité religieuse en Algérie", selon ce ministère. Elle compte actuellement moins de 11.000 personnes, contre plusieurs centaines de milliers avant l'indépendance en 1962. Elle dispose de quelque 110 prêtres et de 170 religieuses, répartis en une centaine d'endroits du territoire algérien.

La radio publique Alger-Chaîne III (francophone) diffuse depuis l'indépendance en 1962, les principales messes chrétiennes comme Noël, Pentecôte, l'Assomption et l'Ascension.

Trois églises chrétiennes: catholique, protestante et anglicane sont représentées officiellement en Algérie.

Texte de: AFP

04.06.07
quedemots - 03.06.2008 | 0 réactions | #link | rss
Des milliers de chrétiens vivant au Qatar ont assisté samedi à une messe, donnée dans leur première église ouverte la veille dans ce pays du Golfe où les ressortissants occidentaux ont été cependant appelés à la prudence après des menaces de groupes islamistes.

Un émissaire du Vatican, le cardinal Ivan Dias, a dirigé la messe, qui a réuni quelque 15.000 fidèles sur le site de l'église catholique Notre Dame du Rosaire à Doha, remerciant "Dieu et le Qatar pour ce grand cadeau".

Inaugurée officiellement vendredi soir en présence d'un membre du gouvernement qatari, juste à temps pour Pâques, le 23 mars, Notre Dame du Rosaire est la première de cinq églises dont la construction est prévue au Qatar.

Les fidèles ont commencé à affluer, en voiture ou à pied, tôt le matin à l'église, qui peut accueillir 5.000 personnes. Faute de place à l'intérieur, des milliers d'entre eux ont dû suivre la messe sur des écrans géants, installés dans la cour de l'église, surmontée d'une coupole mais sans aucun signe apparent d'une croix ou d'une cloche.

Des dizaines de policiers déployés autour du site ont contrôlé de près tous ceux qui se rendaient à l'église, et des femmes policières ont fouillé les sacs à main des femmes.

Des ambassades occidentales à Doha, notamment de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, ont appelé leurs ressortissants à la prudence après des menaces de groupes islamistes coïncidant avec l'ouverture de l'église.

L'ambassade de Grande-Bretagne a indiqué que des islamistes extrémistes avaient signalé sur leurs sites internet l'ouverture de l'édifice.

"Les autorités (...) ont pris les mesures de sécurité appropriées", a indiqué le site internet de l'ambassade qui demande à ses ressortissants d'être "très vigilants, notamment dans les lieux publics, et d'éviter de se mêler à des rassemblements".

L'ambassade des Etats-Unis a lancé dès jeudi un appel à ses ressortissants, les invitant sur son site internet à la prudence, soulignant que des "extrémistes pourraient s'attaquer à des intérêts occidentaux au Qatar et à la nouvelle église".

Bien qu'il adhère au wahhabisme, une doctrine rigoriste de l'islam en vigueur surtout dans le royaume saoudien voisin, le Qatar, petit pays musulman de la péninsule arabique, s'est ouvert durant la dernière décennie aux autres confessions.

"L'église enverra un message positif au monde", a déclaré le vice-Premier ministre qatari Abdallah Ben Hamad Al-Attiyah, à l'inauguration de l'édifice.

Texte de : AFP

mars 2008
quedemots - 11.04.2008 | 0 réactions | #link | rss
Egypte: Des coptes convertis à l'islam autorisés à revenir au christianisme

Le Haut tribunal administratif égyptien a autorisé samedi 12 coptes (chrétiens d'Egypte) convertis à l'islam à revenir officiellement à leur foi d'origine, dans un verdict qualifié d'"historique" par leur avocat, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la défense.

La cour a accepté que les plaignants puissent être présentés comme "chrétiens" sur leur pièce d'identité, et non plus comme "musulmans", comme c'était le cas à la suite de leur conversion à l'islam.

La carte d'identité devra toutefois spécifier que ces personnes ont "temporairement adopté l'islam" pour éviter, selon la cour, "toute manipulation ou dissimulation des conséquences juridiques ou sociales créées lors de cette conversion", comme les mariages ou les naissances.

L'énoncé du verdict devrait être publié dans les prochaines heures ou prochains jours, a indiqué une source judiciaire.

Le verdict a été accueilli par les applaudissements des plaignants et de leurs avocats ainsi que d'un nombre de coptes présents à l'audience qui se sont écriés: "Vive la justice".

"C'est un verdict historique, une victoire de la liberté de la foi en Egypte, l'application de l'article 46 de la Constitution qui garantit la liberté de la foi de tous les citoyens", a déclaré à l'AFP l'avocat Ramses al-Naggar.

En avril, en première instance, une cour avait rejeté la demande de ces coptes convertis. Elle avait estimé que cela équivalait à de l'apostasie selon la charia (loi islamique) et constituait une "manipulation de l'islam et des musulmans".

Les plaignants avaient fait appel mais le gouvernement avait tenté d'empêcher que celui-ci soit examiné, selon l'avocat des 12 coptes.

"Cette décision crée un précédent et s'appliquera à tous les cas semblables en Egypte", qui seraient au nombre de 460, selon Me Naggar.

"C'est un regain d'identité, un retour à la vie", a déclaré Yasser Helmi, l'un des plaignants bénéficiant du verdict samedi.

"Je ne pouvais obtenir de carte d'identité et ma vie s'était arrêtée", a ajouté cet homme de 27 ans.

"Durant mon adolescence, mon père s'était converti à l'islam. Il avait changé ma religion sur les documents officiels à mon insu et à l'insu de ma mère", a-t-il précisé.

En Egypte, où la religion est mentionnée sur les documents officiels, les chrétiens se convertissant à l'islam le font souvent pour contourner les règles très strictes de l'Eglise copte concernant le divorce ou pour épouser une personne de confession musulmane.

Les coptes représentent 6 à 10% des 76 millions d'Egyptiens et constituent la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient.

Texte de : AFP

février 2008
quedemots - 11.09.2007 | 0 réactions | #link | rss
Entré en fonction au début de l'année, le directeur de la Fondation culturelle islamique de Genève, Fathy Neamatoullah, jette l'éponge. Il a démissionné, a-t-on indiqué à la mosquée de Genève, confirmant une information parue sur le site internet de la "Tribune de Genève".

Aucun détail n'a été donné sur les raisons de ce départ. Fathy Neamatoullah s'était fait remarquer à son arrivée à Genève en licenciant brutalement fin mars quatre responsables de la Fondation culturelle islamique.

L'ex-directeur a aussi été mis en cause par une Suissesse convertie à l'islam. Lors d'une conférence de presse, celle-ci a affirmé avoir été mariée de force à M. Neamatoullah et avoir été obligée de fuir le domicile conjugal après des menaces de son mari.

"Aujourd'hui, c'est la gabegie", a fait savoir une source bien informée. Selon elle, il existe des tensions entre la direction de la Fondation, les imams et le consulat d'Arabie Saoudite.

Texte de : ats

août 2007
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