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quedemots - 01.06.2012 | 3 réactions | #link | rss
Les derniers tests cliniques pour la commercialisation d'un vaccin contre le paludisme auront lieu dans sept pays africains à partir de janvier, a-t-on appris mercredi auprès des responsables du laboratoire GlaxoSmithKline et d'une ONG en charge de ce programme.

"C'est le vaccin le plus avancé et le seul qui aujourd'hui ait démontré une efficacité contre la maladie chez les enfants et les nourrissons en Afrique", a déclaré à l'AFP Joe Cohen, qui travaille depuis 1987 sur ce vaccin au sein du laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK).

Selon des études conduites au Mozambique sur des enfants de moins de cinq ans, le vaccin, appelé RTS,S, a une efficacité de 30 à 35% contre les formes bénignes de la maladie et 50% contre les formes sévères sur une période de trois ans environ.

"Avec 30 à 35% d'efficacité, cela va éviter 100 millions de cas de maladies par an (...) et suggère qu'on pourrait sauver plusieurs milliers de vie", a souligné M. Cohen, rappelant que le paludisme tuait chaque année près d'un million d'enfants.

Au Mozambique, le vaccin a également permis de réduire le nombre d'hospitalisations, précise Christian Loucq, directeur de l'ONG Malaria Vaccine Initiative (MVI) qui finance via la Fondation Bill et Melinda Gates une partie de ce programme.

Ce test aura lieu dans 11 sites cliniques au Kenya, Malawi, Mozambique, Gabon, Ghana, Burkina Faso et Tanzanie. L'essai, qui implique 16.000 enfants et associe des scientifiques africains, devrait débuter dans certains pays en janvier 2009, a précisé M. Loucq.

"C'est un vaccin qui a été conçu pour activer le système humanitaire de telle manière (...) qu'il permet de détruire le parasite très tôt quand il est dans le sang ou le foie, avant qu'il n'atteigne les globules rouges", a expliqué M. Cohen.

Cette phase III, la dernière avant une demande d'homologation auprès des autorités, permettra la commercialisation du vaccin, probablement en 2012 si les tests sont concluants.

Le coût du vaccin est estimé à quelque 500 millions de dollars (392 millions d'euros), selon MM. Cohen et Loucq.

Texte de :AFP

novembre 2008
quedemots - 22.02.2010 | 0 réactions | #link | rss
Un nouveau vaccin expérimental contre le paludisme s'est révélé sans risque et efficace pour protéger des enfants dans un petit essai clinique conduit au Mali, selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.

Une équipe internationale de médecins a testé le vaccin avec des enfants choisis au hasard, âgés de un à six ans, dans une zone rurale du pays.
Certains de ces enfants ont eu une ou trois doses du vaccin, alors que d'autres ont été seulement vaccinés avec un vaccin antirabique.

La triple dose de vaccin antipaludique s'est avérée sans danger, bien tolérée et a provoqué une très forte réponse immunitaire qui a duré au moins un an, selon cet essai clinique dirigé par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université du Maryland (est des Etats-Unis).

Y ont notamment participé des médecins de l'Université de Bamako au Mali, le laboratoire britannique GlaxoSmithKline Biologicals (GSK), les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) et l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

S'appuyant sur le succès apparent du vaccin lors de ce premier essai clinique (phase 1), la même équipe internationale et des chercheurs européens ont décidé de le tester sur un groupe élargi de 400 enfants maliens.

Le vaccin est basé sur une seule souche du parasite plasmodium, responsable de la forme la plus fréquente et la plus mortelle du paludisme. Le parasite est transmis par la piqûre de moustiques anophèles qui en sont porteurs.

Le vaccin appelé FMP2.1/AS02A, développé dans le cadre d'une collaboration entre l'Institut de recherche de l'armée américaine Walter Reed et GSK, cible le paludisme au moment où le parasite entre dans le sang de la victime et commence à se multiplier, précise l'étude parue dans la version en ligne de PLoS ONE, la revue de la Public Library of Science.

"Les résultats de cet essai clinique pourraient signifier que nous avons peut-être réussi à produire un vaccin qui, pour la première fois, reproduit l'immunité naturelle contre le parasite", relève le Dr Christopher Plowe, professeur de médecine à l'Université du Maryland et principal auteur de cette étude clinique.

"Développer naturellement une telle immunité prend normalement de nombreuses années d'exposition au paludisme", ajoute-t-il.

Pour le moment le candidat vaccin antipaludique le plus avancé au monde est le RTS, S dont un essai clinique de phase 3 est mené depuis mai 2009 sur 11 sites dans sept pays africains (Gabon, Mozambique, Tanzanie, Ghana, Kenya, Malawi et Burkina) et portant sur 16.000 enfants et nouveau-nés.

Les résultats définitifs pourraient être connus en 2013, ouvrant la voie en cas de succès au premier vaccin antipaludique efficace à au moins 50% et dont l'effet dure plus d'une année.

Le paludisme tue plus d'un million de personnes par an dans le monde, surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en grande majorité en Afrique subsaharienne où un enfant meurt toutes les 30 secondes de la maladie.

Texte de : AFP f
évrier 2010
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