ptite impro sur Dieu... sans prétention de philosophe.


Qui est Dieu?

J'aimerai le connaître ce type, à force d'en entendre parler, je suis sur que c'est un mec très sympa. Le seul problême c'est qu'il a tendance à la paresse. Il a tellement du bosser lors de la création qu'il s'en est trouvé epuisé. Il se dit, maintenant que j'ai bien bossé, le reste c'est à eux de s'en occuper, ils peuvent détruire la planète, se foutrent sur la gueule, se massacrer, mourir jeune d'une mort violente etc... ce n'est plus son affaire, il fait pas le service après vente. Certains hommes pieux nous disent: Dieu souffre lui aussi quand la mort nous touche. Oui je veux bien... Mais pourquoi ne fait t'il rien s'il tient les commandes?? Toutes ces intérrogations nous viennent du fait que l'on humanise Dieu. Il serait un surhomme, un justicier, il aurait le pouvoir d'agir sur nos vies, il dicterait notre morale, Si l'on pense Dieu de cette façon, on ne peut être que déçu. Les hommes recherchent Dieu, ils se l'imaginent, le personnifient, car tout le monde a besoin d'un père, savoir qui il est, sans quoi l'humanité serait orpheline et souffrirait d'un problème d'identité. Les hommes font de grandes choses au nom de Dieu, tant de merveilles architecturales en son nom ont été bâties durant les siècles. Les hommes vénerent Dieu en le figeant dans la pierre et le trahissent en s'autodétruisant, souvent même au nom d'une religion, qui n'est plus une expression spirituelle mais une façon de s'identifier, en s'opposant à l'autre, tout comme le nationalisme. Le sentiment d'appartenance, voilà ce qui caractérise l'homme, ce qui peut l'amener à commettre des atrocités. Celà est la conséquence du même problème, le déficit d'identité de l'homme. Croire en un Dieu, et s'unir... voilà comment on se rassure. Mais Dieu et la religion... Trop ont tendance à confondre les deux. L'institution, ses dogmes, ses hiérarchies et ses relations de pouvoir qui sont propres à l'homme peuvent être et doivent être dissocié d'une autre forme de foix, qui n'est pas forcément celle de la raison. Si l'homme croit en Dieu, il est certain que c'est par peur de l'inconnu, par espérance aussi, par amour surtout... Si les hommes croient en un être supérieur, c'est qu'ils voudraient que celui-ci leur rendent un jour les être chers. Le silence de la mort, l'impression de vide que laisse un décès génère cet espoir. L'homme a créé Dieu à son image et nombreux sont ceux qui aimeraient que Dieu pardonne, qu'il soit miséricorde et qu'ils nous fassent retrouver nos proches. Dieu est amour... Mais pour certains Dieu avant tout représente la puissance, il est le pouvoir suprême, il domine et impose la soumission totale. Dieu est pouvoir... Dieu n'est finalement que ce qu'en fait l'homme, il est cette force, cette peur de la mort, cet inconnu qui nous force à nous connaître d'avantage, à dépasser nos limites et à vouloir s'extraire de notre condition de mortel.
L'homme athé n'existe pas. Si il doute, si il ne sait pas, c'est qu'il croit. Il y a quelque chose qui le dépasse, jamais il ne saura de quand date le début du monde, jamais il ne saura quelles sont les limites de l'univers. Le plus grand savant, jamais, ne répondra à ces questions. Cet inconnu, ce mystère qui plane sur notre existence et le but de notre séjour sur la terre c'est celà Dieu. Dieu est la reconnaissance de nos limites, notre modestie. Si l'on conçoit Dieu de cette manière là, on se rend compte qu'on est tous face à ce grand mystère, quelque soit notre religion ou notre communauté d'appartenance. La se trouve l'origine de la sagesse, de la compassion, et de l'amour universel. Il ne faut pas respecter un Dieu ou un quelconque pouvoir, celà amenera toujours à la division. L'homme libre se doit d'être solidaire face à son destin commun car il est la preuve de notre égalité et l'origine du respect mutuel, celui de respecter la vie.