Je m’explique. Pendant mes vacances à la montagne, j’ai fait quelques jours de ski. Si vous ne deviez pas connaître le ski, c’est un sport de glisse qui se pratique avec des patins longs et étroits (ce qui explique mon titre plutôt compliqué mais pour le coup compréhensible par tout le monde), donc qui se pratique sur de la neige en général (mais sur l’eau aussi, sur le sable, sur de la barbapapa mais dans ce cas il faut bien farter). De préférence en descente mais en fait à la montée ça va aussi. Enfin un moment quoi.

Alors que ça faisait des années que je ne pratiquais plus que du snowboard (pardon de la planche à neige) je voulais faire à nouveau ce sport afin d’être un montagnard complet sachant évoluer sur toutes sortes de supports différents (comme la planche à neige, la luge, le caquelon à fondue, le télémark, le sac poubelle et le bilboquet).

Donc comme je ne possède plus ce matériel spécifique depuis au moins la fin de mon adolescence (et ça commence à remonter loin tout ça) je suis parti un matin chez un loueur de lattes (et non pas un cueilleur de dattes, ni un tueur de blattes).

La première chose qu’ils vous font essayer ce sont les chaussures. Il faut savoir que cela s’apparente plus ou moins à un engin de torture ultra-évolué (et fortement coloré selon les modèles). En plastique tellement dur que dans 20'000 ans c’est la seule chose qui ne sera pas encore biodégradé de notre époque et que les futurs paléontologues retrouvons en se demandant que diantre faisaient-ils avec ces chaussures ? De la tecktonik ? Bref. Je m’empare prestement de la chaussure  (la gauche, toujours la gauche d’abord) afin de la tester, enfile mon pied à l’intérieur (en grimaçant évidemment) plus ou moins facilement et me coince immédiatement le doigt sur le premier loquet que je manipule. Là je ne grimace plus mais je hurle. Et comme il n’y avait quasiment que des Hollandais dans le magasin, mes paroles proférées à ce moment là n’ont choqué qu’un minimum de personnes je pense, heureusement.

J’en porte encore les séquelles, l’intérieur de mon index est encore violet un peu. Ce sport est définitivement dangereux. Très dangereux.

Sinon tout c’est bien passé. Je ne suis tombé qu’une fois (pratiquement à l’arrêt pour que la honte soit tout bien sur moi, tout partout et collante) et comme le vélo cela ne s’oublie pas (tu parles ouais !). Par contre durant la 1ère piste vous avez un style qui fait que tout le monde vous montre du doigt en se moquant (sauf les Hollandais. Encore que).